{"id":111,"date":"2026-03-20T08:00:27","date_gmt":"2026-03-20T07:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=111"},"modified":"2026-05-17T01:49:03","modified_gmt":"2026-05-16T23:49:03","slug":"la-voix-interieure-qui-vous-critique-a-qui-appartient-elle-vraiment","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/la-voix-interieure-qui-vous-critique-a-qui-appartient-elle-vraiment\/","title":{"rendered":"La voix int\u00e9rieure qui vous critique : \u00e0 qui appartient-elle vraiment ?"},"content":{"rendered":"<p>Cette petite phrase qui vous serre la gorge au mauvais moment adore se faire passer pour la v\u00e9rit\u00e9, alors qu\u2019elle ressemble souvent \u00e0 un vieux m\u00e9gaphone int\u00e9rieur, un peu trop z\u00e9l\u00e9 et franchement mal lun\u00e9.<\/p>\n<p>Vous vous demandez peut-\u00eatre d\u2019o\u00f9 vient cette <strong>voix int\u00e9rieure critique<\/strong>, pourquoi elle surgit d\u00e8s que la fatigue monte, et \u00e0 quel point elle parle avec votre ton, celui des autres, ou celui d\u2019un contexte qui vous met sous pression. Vous vous demandez aussi comment la reconna\u00eetre quand elle sonne comme une alerte de protection, comment la calmer sans vous \u00e9puiser, et comment transformer cette <strong>auto-critique<\/strong> en rep\u00e8re utile au lieu d\u2019en faire un petit tyran du quotidien.<\/p>\n<p>Je vais vous montrer comment identifier l\u2019origine de cette <strong>voix int\u00e9rieure qui vous critique<\/strong>, distinguer votre propre regard de celui h\u00e9rit\u00e9 des autres, puis utiliser des gestes simples pour reprendre la main sur votre <strong>dialogue int\u00e9rieur<\/strong> et retrouver un peu d\u2019air.<\/p>\n<p>Pour y voir clair, je vous propose d\u2019entrer dans le m\u00e9canisme de cette voix, de comprendre pourquoi elle se montre si persuasive, puis de d\u00e9couvrir comment lui r\u00e9pondre avec plus de justesse et moins de combat.<\/p>\n<h2>Pourquoi cette voix critique ressemble souvent \u00e0 une alarme de protection<\/h2>\n<p>Vous terminez votre journ\u00e9e, vous ouvrez un message rest\u00e9 en attente, et la phrase tombe presque aussit\u00f4t : <em>\u00ab Vous auriez d\u00fb r\u00e9pondre plus vite. \u00bb<\/em> Avant m\u00eame d\u2019avoir le temps de souffler, une autre suit : <em>\u00ab Vous allez encore \u00eatre en retard. \u00bb<\/em> Cette voix int\u00e9rieure critique ne parle pas seulement fort. Elle parle comme si quelque chose de grave \u00e9tait en jeu.<\/p>\n<p>C\u2019est ce qui la rend si envahissante : elle ressemble souvent \u00e0 une alarme de protection. Elle dramatise, coupe la nuance et met la pression pour vous \u00e9viter une erreur, un reproche ou un malaise. Son ton est sec. Son intention, elle, est souvent de vous garder en contr\u00f4le.<\/p>\n<p>Elle se d\u00e9clenche d\u2019autant plus vite quand la fatigue monte, quand la semaine s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, quand la charge mentale se m\u00e9lange au stress. Le cerveau cherche alors du simple, du rapide, du tranch\u00e9. Il fabrique des phrases courtes et s\u00e9v\u00e8res : \u00ab Vous n\u2019\u00eates pas \u00e0 la hauteur \u00bb, \u00ab Vous avez encore oubli\u00e9 \u00bb, \u00ab Vous n\u2019allez pas y arriver \u00bb. Le langage pique, mais le fond cherche souvent \u00e0 pr\u00e9venir la chute.<\/p>\n<p>Plus cette voix se fait entendre, plus elle signale souvent un besoin de s\u00e9curit\u00e9, de clart\u00e9 ou de repos. Elle n\u2019est pas toujours un ennemi. Elle est parfois un syst\u00e8me d\u2019alerte trop sensible. Une aide-soignante en fin de service, une employ\u00e9e de bureau apr\u00e8s une matin\u00e9e dense, une personne sous pression dans une journ\u00e9e de rendez-vous serr\u00e9s peuvent tous vivre le m\u00eame m\u00e9canisme. La pens\u00e9e attaque, alors qu\u2019elle essaie de prot\u00e9ger.<\/p>\n<p>Quand vous voyez cela, la question change. Vous passez de \u00ab pourquoi je me parle comme \u00e7a ? \u00bb \u00e0 \u00ab de quoi essaie-t-on de me prot\u00e9ger, l\u00e0, maintenant ? \u00bb. Et d\u00e9j\u00e0, la tension baisse un peu.<\/p>\n<h2>D\u2019o\u00f9 viennent ses phrases : h\u00e9ritages, stress, fatigue et habitudes de pens\u00e9e<\/h2>\n<p>Cette voix critique ne sort pas de nulle part. Elle se construit par couches. D\u2019abord, il y a les h\u00e9ritages : les phrases entendues pendant des ann\u00e9es, les fa\u00e7ons de faire transmises sans discussion. Un parent tr\u00e8s exigeant, un formateur brusque, un environnement qui r\u00e9compense seulement la performance, et la petite musique int\u00e9rieure s\u2019installe. Elle prend l\u2019accent des autres, puis elle finit par sembler \u00eatre la v\u00f4tre.<\/p>\n<p>Ensuite, le stress du quotidien lui donne du carburant. Quand la semaine ressemble \u00e0 un couloir sans pause, l\u2019esprit raccourcit ses raisonnements. Il g\u00e9n\u00e9ralise vite, anticipe le pire et transforme un incident en verdict. Un retard devient un signe. Une erreur devient une preuve. Un silence devient une menace.<\/p>\n<p>La fatigue accentue encore le ph\u00e9nom\u00e8ne. Un esprit repos\u00e9 nuance. Un esprit satur\u00e9 tranche. C\u2019est souvent l\u00e0 que la voix critique devient la plus convaincante, parce qu\u2019elle profite d\u2019un terrain d\u00e9j\u00e0 \u00e9puis\u00e9. Elle ne cr\u00e9e pas toujours le probl\u00e8me : elle l\u2019amplifie.<\/p>\n<p>Enfin, il y a les habitudes de pens\u00e9e. \u00c0 force de repasser par les m\u00eames sc\u00e9narios, le cerveau creuse un chemin tr\u00e8s us\u00e9. Il y retourne tout seul, surtout aux m\u00eames moments : le dimanche soir, au r\u00e9veil avant de partir, apr\u00e8s une interaction tendue, \u00e0 la fin d\u2019une journ\u00e9e trop pleine. Plus la boucle se r\u00e9p\u00e8te, plus elle semble naturelle.<\/p>\n<p>Un rep\u00e8re pratique aide \u00e0 faire le tri entre plusieurs origines possibles :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Critique h\u00e9rit\u00e9e<\/strong> : elle parle avec le ton d\u2019une ancienne autorit\u00e9. Elle r\u00e9p\u00e8te des \u00ab il faut \u00bb, des \u00ab tu devrais \u00bb, des \u00ab ce n\u2019est pas assez \u00bb.<\/li>\n<li><strong>Stress aigu<\/strong> : elle surgit vite, fort, et cherche une solution imm\u00e9diate. Elle dramatise pour vous faire r\u00e9agir.<\/li>\n<li><strong>Automatisme mental<\/strong> : elle revient sans grand motif apparent. Elle tourne en fond, comme une habitude devenue r\u00e9flexe.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Prenons un exemple concret. Vous rentrez d\u2019une journ\u00e9e dense, vous avez oubli\u00e9 un appel, et la phrase arrive aussit\u00f4t : \u00ab Vous g\u00e9rez mal vos priorit\u00e9s. \u00bb Sur le moment, elle para\u00eet cr\u00e9dible. Pourtant, l\u2019\u00e9tat r\u00e9el ressemble souvent davantage \u00e0 un syst\u00e8me satur\u00e9 qu\u2019\u00e0 un manque de valeur. Le contexte p\u00e8se sur la pens\u00e9e, et la pens\u00e9e se transforme en verdict. Voir cela change d\u00e9j\u00e0 la lecture de la situation.<\/p>\n<h2>\u00c0 qui elle appartient vraiment : distinguer votre voix, celle des autres et celle du contexte<\/h2>\n<p>Pour reprendre la main, il faut d\u2019abord remettre chaque phrase \u00e0 sa place. Une voix critique n\u2019a pas toujours une seule origine. Elle m\u00e9lange souvent trois sources : votre voix, celle des autres et celle du contexte. Les distinguer apporte imm\u00e9diatement plus de calme.<\/p>\n<p>Votre voix, la vraie, parle souvent plus bas. Elle observe, ajuste et propose. Elle ressemble moins \u00e0 un juge qu\u2019\u00e0 une coll\u00e8gue fiable. Elle dit : \u00ab Cette t\u00e2che m\u00e9rite un peu d\u2019ordre \u00bb, \u00ab Ce cr\u00e9neau vous demande de l\u2019\u00e9nergie \u00bb, \u00ab Vous aurez besoin d\u2019une pause avant la suite \u00bb. Elle garde le cap sans \u00e9craser.<\/p>\n<p>La voix des autres, elle, revient sous forme d\u2019\u00e9cho. Elle contient des attentes, des jugements, des exigences apprises t\u00f4t. Faire vite, faire bien, ne pas d\u00e9ranger, tenir bon, ne jamais montrer de faiblesse : quand ces consignes se r\u00e9p\u00e8tent, elles deviennent des r\u00e9flexes int\u00e9rieurs. Elles donnent parfois l\u2019impression que la critique vient de vous, alors qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e l\u00e0 depuis longtemps.<\/p>\n<p>Le contexte, enfin, parle aussi. Une fin de mois, un planning serr\u00e9, un trajet long, un repas aval\u00e9 trop vite, une nuit trop courte : tout cela change la couleur mentale de la journ\u00e9e. Une phrase qui para\u00eet \u00e9norme \u00e0 18 h peut devenir beaucoup plus petite apr\u00e8s un peu d\u2019eau, de silence ou de sommeil. Le contexte n\u2019invente pas tout, mais il d\u00e9forme beaucoup.<\/p>\n<h3>Mini-grille de tri en 3 questions<\/h3>\n<p>Quand une phrase vous heurte, posez-vous ces trois questions, sans chercher \u00e0 tout analyser :<\/p>\n<p>1. <strong>Est-ce que cette phrase ressemble au ton de quelqu\u2019un d\u2019autre ?<\/strong> Si oui, il s\u2019agit peut-\u00eatre d\u2019un h\u00e9ritage.<\/p>\n<p>2. <strong>Est-ce que je suis fatigu\u00e9\u00b7e, press\u00e9\u00b7e ou satur\u00e9\u00b7e au moment o\u00f9 elle arrive ?<\/strong> Si oui, le contexte prend sans doute une grande part.<\/p>\n<p>3. <strong>Est-ce qu\u2019elle m\u2019aide \u00e0 agir, ou est-ce qu\u2019elle m\u2019\u00e9crase ?<\/strong> Si elle \u00e9crase, ce n\u2019est probablement pas votre voix la plus juste.<\/p>\n<p>La question utile devient alors simple : \u00ab Cette phrase appartient-elle \u00e0 mon jugement, \u00e0 un h\u00e9ritage, ou \u00e0 un \u00e9tat de surcharge ? \u00bb Ce tri change la texture de l\u2019exp\u00e9rience. Vous cessez de tout prendre pour une v\u00e9rit\u00e9 sur vous. Vous voyez aussi plus vite ce qui rel\u00e8ve du moment.<\/p>\n<h2>Comment lui r\u00e9pondre sans vous \u00e9puiser : un sas de d\u00e9compression en trois gestes<\/h2>\n<p>Quand la voix critique monte, l\u2019objectif n\u2019est pas de la faire taire \u00e0 tout prix. C\u2019est de cr\u00e9er un sas de d\u00e9compression : un passage court entre l\u2019alerte et la r\u00e9action. Trois gestes suffisent.<\/p>\n<h3>1. Nommer la phrase, exactement<\/h3>\n<p>Dites-la int\u00e9rieurement avec pr\u00e9cision : \u00ab Vous avez rat\u00e9 quelque chose \u00bb, \u00ab Vous n\u2019allez pas y arriver \u00bb, \u00ab Vous auriez d\u00fb anticiper \u00bb. La nommer l\u2019emp\u00eache de se confondre avec votre identit\u00e9. Elle devient un message. Et ce qui est un message peut \u00eatre observ\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Effet attendu :<\/strong> la phrase perd un peu de son autorit\u00e9 brute.<\/p>\n<h3>2. Replacer le contexte<\/h3>\n<p>Ajoutez une phrase simple de cadrage : \u00ab Je sors d\u2019une journ\u00e9e dense. \u00bb, \u00ab Je suis en fin de service. \u00bb, \u00ab Mon \u00e9nergie est basse. \u00bb Ce rappel remet de la perspective. Il r\u00e9duit l\u2019impression de catastrophe et ram\u00e8ne le r\u00e9el dans le tableau.<\/p>\n<p><strong>Effet attendu :<\/strong> le syst\u00e8me nerveux redescend d\u2019un cran.<\/p>\n<h3>3. R\u00e9pondre avec une consigne utile<\/h3>\n<p>Terminez par une instruction concr\u00e8te et douce : \u00ab Je fais la prochaine action utile. \u00bb, \u00ab Je range une seule chose. \u00bb, \u00ab Je bois, puis je reprends. \u00bb, \u00ab Je pr\u00e9pare mon sac pour demain. \u00bb La r\u00e9ponse n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre brillante. Elle doit \u00eatre faisable.<\/p>\n<p><strong>Effet attendu :<\/strong> la boucle mentale s\u2019interrompt et le corps revient au pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Ce sas agit comme une porte int\u00e9rieure. La critique arrive, vous l\u2019entendez, puis vous la laissez passer dans un couloir plus calme. Vous n\u2019avez pas besoin de gagner contre elle. Vous avez besoin de ne pas vous laisser aspirer.<\/p>\n<h2>Transformer la critique en rep\u00e8re utile : reprendre la main sur votre dialogue int\u00e9rieur<\/h2>\n<p>Une fois la tension redescendue, la critique peut devenir un signal. Elle indique souvent un besoin pr\u00e9cis derri\u00e8re le bruit : ordre, repos, pr\u00e9paration, limite, reconnaissance. L\u00e0 encore, le changement est important. Vous ne combattez plus la voix. Vous apprenez \u00e0 l\u2019\u00e9couter autrement.<\/p>\n<p>Si elle revient chaque soir avec l\u2019id\u00e9e que tout est \u00ab en vrac \u00bb, elle peut signaler un besoin de cl\u00f4ture. Un mini-rituel de fin de journ\u00e9e aide alors vraiment. Si elle surgit chaque lundi matin, elle peut pointer un besoin de r\u00e9ouverture plus douce de la semaine. Si elle appara\u00eet apr\u00e8s une remarque s\u00e8che d\u2019une coll\u00e8gue, d\u2019un client ou d\u2019un proche, elle peut indiquer qu\u2019une limite a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e.<\/p>\n<p>Quelques cas concrets rendent cela plus visible :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Avant une journ\u00e9e charg\u00e9e<\/strong> : la critique dit souvent \u00ab Vous allez \u00eatre d\u00e9bord\u00e9\u00b7e \u00bb. Le besoin cach\u00e9 peut \u00eatre la pr\u00e9paration.<\/li>\n<li><strong>Apr\u00e8s une journ\u00e9e de travail<\/strong> : elle dit \u00ab Vous n\u2019avez rien fait de bien \u00bb. Le besoin r\u00e9el est parfois le repos, pas l\u2019auto-jugement.<\/li>\n<li><strong>Apr\u00e8s une t\u00e2che inachev\u00e9e<\/strong> : elle insiste sur le manque. Le besoin peut \u00eatre la cl\u00f4ture, m\u00eame partielle.<\/li>\n<li><strong>Apr\u00e8s une tension avec quelqu\u2019un<\/strong> : elle dramatise. Le besoin peut \u00eatre une limite plus nette, ou simplement un temps de recul.<\/li>\n<li><strong>Quand vous vous sentez invisible<\/strong> : elle devient plus dure. Le besoin peut \u00eatre la reconnaissance, y compris celle que vous vous refusez.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le dialogue int\u00e9rieur gagne alors en pr\u00e9cision. Au lieu de dire \u00ab Je suis nul\u00b7le \u00bb, vous pouvez vous dire : \u00ab Mon syst\u00e8me est satur\u00e9. J\u2019ai besoin de simplifier. \u00bb Au lieu de tourner en boucle, vous cherchez le r\u00e9glage. C\u2019est beaucoup plus efficace, et souvent bien plus apaisant.<\/p>\n<p>Un rep\u00e8re simple aide beaucoup : quand la phrase int\u00e9rieure parle en g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s, revenez \u00e0 une action concr\u00e8te. Une g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 \u00e9puise. Une action recentre. La voix critique dit : \u00ab Vous n\u2019y arrivez pas. \u00bb Le rep\u00e8re utile r\u00e9pond : \u00ab Quel est le prochain pas clair ? \u00bb<\/p>\n<h2>Mettre en place une routine simple pour apaiser votre semaine d\u00e8s maintenant<\/h2>\n<p>Pour apaiser votre semaine, vous n\u2019avez pas besoin d\u2019un grand programme. Vous avez besoin d\u2019une routine courte, r\u00e9aliste, r\u00e9p\u00e9table. L\u2019id\u00e9e est de cr\u00e9er trois rendez-vous brefs avec vous-m\u00eame, aux moments o\u00f9 la pression monte le plus souvent.<\/p>\n<h3>Routine de 5 minutes, \u00e0 tester cette semaine<\/h3>\n<p>1. <strong>Lundi matin, avant de partir ou en arrivant<\/strong> Notez une seule priorit\u00e9 r\u00e9aliste. Pas trois. Une. Cela aide votre cerveau \u00e0 quitter le brouillard et r\u00e9duit la tentation de tout porter en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>2. <strong>En milieu de semaine, apr\u00e8s le travail<\/strong> Faites un geste de transition : verre d\u2019eau, respiration lente, chaussures quitt\u00e9es, lumi\u00e8re plus douce. Le corps comprend vite ces rep\u00e8res. Ils disent : la journ\u00e9e se termine, vous pouvez redescendre.<\/p>\n<p>3. <strong>Vendredi ou le soir d\u2019un jour charg\u00e9<\/strong> Posez deux questions simples : \u00ab Qu\u2019est-ce qui m\u2019a co\u00fbt\u00e9 de l\u2019\u00e9nergie ? \u00bb et \u00ab Qu\u2019est-ce qui m\u2019a aid\u00e9 ? \u00bb Ce petit tri nourrit une semaine plus juste, sans vous noyer dans l\u2019analyse.<\/p>\n<p>Cette routine peut tenir partout : dans un appartement bruyant, dans un vestiaire, au bord d\u2019un lit, dans une pause courte. Elle soutient votre fronti\u00e8re entre travail et temps personnel. Elle remet de la continuit\u00e9 l\u00e0 o\u00f9 les journ\u00e9es coupent tout en morceaux.<\/p>\n<p>D\u00e8s aujourd\u2019hui, vous pouvez tester une seule chose : choisir un moment de la semaine o\u00f9 la critique vous attrape souvent, puis appliquer le sas en trois gestes. Nommer. Replacer. R\u00e9pondre. Ce n\u2019est pas spectaculaire. Mais c\u2019est souvent ce qui cr\u00e9e la premi\u00e8re petite victoire : entendre la voix sans lui c\u00e9der tout votre espace.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Au fond, cette voix critique prend souvent l\u2019allure d\u2019une alarme trop vive, nourrie par l\u2019h\u00e9ritage des autres, la fatigue et la pression du moment. D\u00e8s que vous la regardez comme un signal \u00e0 d\u00e9coder plut\u00f4t que comme une v\u00e9rit\u00e9 sur vous, tout change : vous r\u00e9cup\u00e9rez de l\u2019espace, de la nuance et un peu d\u2019air pour respirer.<\/p>\n<p>Votre dialogue int\u00e9rieur peut devenir un alli\u00e9 d\u00e8s lors que vous apprenez \u00e0 distinguer la phrase qui juge du besoin r\u00e9el qui cherche \u00e0 se faire entendre. Nommer, remettre le contexte \u00e0 sa place, puis r\u00e9pondre avec un geste utile : voil\u00e0 une fa\u00e7on simple de reprendre la main avec dignit\u00e9 et douceur.<\/p>\n<p>Cette semaine, choisissez un moment o\u00f9 la critique monte d\u2019habitude, puis appliquez votre sas int\u00e9rieur en trois temps : identifiez la phrase, rappelez le contexte, et offrez-vous une action concr\u00e8te qui vous remet en mouvement. Faites-en un petit rituel, et observez comme votre voix int\u00e9rieure commence \u00e0 changer de camp.<\/p>\n<p>Vous m\u00e9ritez une parole int\u00e9rieure qui vous rel\u00e8ve, qui vous \u00e9claire et qui vous porte plus loin : \u00e0 force de l\u2019entendre et de la guider, vous finirez par retrouver une voix \u00e0 votre hauteur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette petite phrase qui vous serre la gorge au mauvais moment adore se faire passer pour la v\u00e9rit\u00e9, alors qu\u2019elle ressemble souvent \u00e0 un vieux m\u00e9gaphone int\u00e9rieur, un peu trop z\u00e9l\u00e9 et franchement mal lun\u00e9. 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