{"id":114,"date":"2026-06-18T00:58:39","date_gmt":"2026-06-17T22:58:39","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=114"},"modified":"2026-06-18T00:58:39","modified_gmt":"2026-06-17T22:58:39","slug":"le-perfectionnisme-au-travail-quand-votre-force-devient-votre-poison","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/le-perfectionnisme-au-travail-quand-votre-force-devient-votre-poison\/","title":{"rendered":"Le perfectionnisme au travail : quand votre force devient votre poison"},"content":{"rendered":"<p>Le perfectionnisme au travail commence souvent comme une belle qualit\u00e9 : vous voulez bien faire, vous voulez soigner, vous voulez livrer proprement. Puis, un matin, <strong>l&rsquo;exigence professionnelle<\/strong> prend toute la place et votre \u00e9nergie file dans les retouches, les doutes et les v\u00e9rifications \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition.<\/p>\n<p>Je vois souvent la m\u00eame question revenir : \u00e0 quel moment <strong>le perfectionnisme au travail<\/strong> aide vraiment, et \u00e0 quel moment il vous vole votre temps, votre concentration et votre tranquillit\u00e9 ? Vous vous demandez peut-\u00eatre aussi pourquoi une t\u00e2che simple devient si longue, pourquoi le moindre d\u00e9tail vous accroche l\u2019esprit, ou encore comment garder un vrai niveau de qualit\u00e9 sans finir rinc\u00e9 en fin de journ\u00e9e. Voici les questions qui reviennent le plus souvent : &#8211; Pourquoi <strong>le perfectionnisme au travail<\/strong> me fait-il perdre autant de temps ? &#8211; Comment distinguer <strong>l\u2019exigence utile<\/strong> du sur-contr\u00f4le ? &#8211; Pourquoi ai-je l\u2019impression de tout v\u00e9rifier, m\u00eame quand le travail est d\u00e9j\u00e0 solide ? &#8211; Comment rester rigoureux\u00b7se sans \u00e9puiser ma charge mentale ? &#8211; Quels rep\u00e8res concrets m\u2019aident \u00e0 viser juste au lieu de viser parfait ?<\/p>\n<p>Dans cet article, je vous montre comment reconna\u00eetre les signaux du <strong>perfectionnisme au travail<\/strong>, comprendre son impact sur votre <strong>sant\u00e9 mentale<\/strong> et votre efficacit\u00e9, puis installer des rep\u00e8res simples pour garder une vraie qualit\u00e9 de travail tout en retrouvant du souffle.<\/p>\n<p>Nous allons voir ensemble o\u00f9 commence le pi\u00e8ge, ce qui le rend si co\u00fbteux au quotidien, et surtout comment reprendre la main avec des ajustements concrets, utiles et faciles \u00e0 appliquer d\u00e8s cette semaine.<\/p>\n<h3>Quand le perfectionnisme devient un atout qui co\u00fbte trop cher<\/h3>\n<p>Le perfectionnisme au travail attire souvent les compliments. Vous rendez des dossiers propres, vous v\u00e9rifiez les d\u00e9tails, vous soignez la qualit\u00e9. Sur le papier, tout semble solide. Dans la vraie vie, ce r\u00e9flexe devient un pi\u00e8ge quand chaque t\u00e2che demande trop de temps, trop d\u2019\u00e9nergie et trop d\u2019attention mentale.<\/p>\n<p>Le vrai danger n\u2019est pas le souci du travail bien fait. C\u2019est la place qu\u2019il prend. Quand l\u2019exigence devient automatique, chaque geste r\u00e9clame une retouche, chaque d\u00e9cision un second regard, chaque journ\u00e9e laisse une tension r\u00e9siduelle. Vous avancez, mais avec le frein \u00e0 main serr\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que le perfectionnisme au travail co\u00fbte cher. Il grignote la concentration, allonge les journ\u00e9es, nourrit la charge mentale et vide la r\u00e9serve d\u2019\u00e9nergie. Beaucoup finissent par croire que cette pression int\u00e9rieure fait partie du s\u00e9rieux. En r\u00e9alit\u00e9, elle ressemble surtout \u00e0 un moteur qui tourne trop haut en permanence.<\/p>\n<p>La fronti\u00e8re est simple : l\u2019exigence utile soutient la qualit\u00e9, la peur de l\u2019erreur pousse \u00e0 contr\u00f4ler, et le sur-contr\u00f4le finit par enfermer. Le perfectionnisme sain aide \u00e0 faire bien. Le perfectionnisme qui d\u00e9rape pousse \u00e0 faire toujours plus, m\u00eame quand le r\u00e9sultat n\u2019y gagne presque rien.<\/p>\n<p>Prenons deux situations concr\u00e8tes. Une aide-soignante refait son chariot une troisi\u00e8me fois pour qu\u2019il soit \u201cvraiment\u201d en ordre, alors que le service a d\u00e9j\u00e0 ce qu\u2019il faut. Une secr\u00e9taire relit dix fois un mail simple et retarde l\u2019envoi alors que le message \u00e9tait clair depuis la premi\u00e8re version. Le r\u00e9sultat reste bon. Le prix, lui, devient lourd. Et cela arrive dans tous les m\u00e9tiers : bureau, commerce, sant\u00e9, h\u00f4tellerie, restauration, logistique, management.<\/p>\n<h3>Les signaux du quotidien qui montrent que votre exigence a pris toute la place<\/h3>\n<p>Le perfectionnisme se rep\u00e8re rarement en un seul grand sympt\u00f4me. Il s\u2019installe dans les d\u00e9tails du quotidien.<\/p>\n<ul>\n<li>Vous recommencez souvent une t\u00e2che alors qu\u2019elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 correcte.<\/li>\n<li>Vous relisez, ajustez, corrigez, puis corrigez encore.<\/li>\n<li>Vous avez du mal \u00e0 d\u00e9l\u00e9guer, parce que \u201cles autres ne feront pas comme il faut\u201d.<\/li>\n<li>Vous repoussez une t\u00e2che par peur de mal faire.<\/li>\n<li>Vous anticipez sans cesse les remarques d\u2019un coll\u00e8gue, d\u2019un manager ou d\u2019un client.<\/li>\n<li>Vous n\u2019arrivez pas \u00e0 rendre un travail \u201csuffisant\u201d tant qu\u2019il ne vous semble pas impeccable.<\/li>\n<li>Vous ruminez apr\u00e8s le travail : \u201cJ\u2019aurais d\u00fb faire autrement\u201d, \u201cj\u2019ai oubli\u00e9 un d\u00e9tail\u201d.<\/li>\n<li>Vous gardez beaucoup de choses en t\u00eate, comme si votre cerveau devenait un bureau de contr\u00f4le permanent.<\/li>\n<li>Vous vous agacez quand les autres font diff\u00e9remment, m\u00eame si le r\u00e9sultat reste acceptable.<\/li>\n<li>Vous rentrez chez vous avec l\u2019impression d\u2019avoir trop donn\u00e9, m\u00eame quand la journ\u00e9e s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e normalement.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce qui fatigue le plus, ce n\u2019est pas seulement la charge de travail. C\u2019est l\u2019hypervigilance. Votre esprit reste en alerte, comme une maison o\u00f9 toutes les lumi\u00e8res resteraient allum\u00e9es toute la nuit. \u00c0 la longue, le corps suit : \u00e9paules mont\u00e9es, respiration plus courte, t\u00eate satur\u00e9e, sommeil plus l\u00e9ger.<\/p>\n<p>Quand cela dure, les cons\u00e9quences deviennent visibles : tensions musculaires, maux de t\u00eate, irritabilit\u00e9, fatigue persistante, difficult\u00e9 \u00e0 d\u00e9crocher le soir, sommeil moins r\u00e9parateur, perte de confiance en soi au travail. Parfois, la fatigue est plus diffuse : vous tenez, mais vous sentez aussi que vous vous usez.<\/p>\n<p>Autre signal tr\u00e8s parlant : vous avez du mal \u00e0 profiter d\u2019un r\u00e9sultat abouti. M\u00eame quand tout est propre, vous ne voyez plus que ce qui pourrait \u00eatre mieux. Le perfectionnisme n\u2019exige pas seulement davantage ; il emp\u00eache aussi de reconna\u00eetre ce qui est d\u00e9j\u00e0 fait.<\/p>\n<p>Il peut enfin tendre les relations avec coll\u00e8gues ou managers. Quand votre exigence devient rigide, vous pouvez appara\u00eetre comme contr\u00f4lant\u00b7e, difficile \u00e0 satisfaire, ou peu \u00e0 l\u2019aise avec des fa\u00e7ons de faire diff\u00e9rentes. Vous corrigez plus que vous ne partagez, vous v\u00e9rifiez plus que vous ne faites confiance. \u00c0 terme, cela p\u00e8se sur la coop\u00e9ration.<\/p>\n<h4>Exigence saine ou perfectionnisme ?<\/h4>\n<p>Pour savoir si votre niveau d\u2019exigence reste utile ou devient co\u00fbteux, regardez trois crit\u00e8res simples :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Utile<\/strong> : la correction am\u00e9liore vraiment le r\u00e9sultat.<\/li>\n<li><strong>Co\u00fbteux<\/strong> : la correction rassure, mais apporte peu.<\/li>\n<li><strong>Bloquant<\/strong> : la correction retarde, \u00e9puise ou emp\u00eache de finir.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Exemple : relire un compte-rendu pour enlever une faute importante, c\u2019est utile. Le relire six fois pour traquer chaque virgule, c\u2019est co\u00fbteux. Le repousser parce qu\u2019il n\u2019est jamais assez bien, c\u2019est bloquant.<\/p>\n<p>Si vos r\u00e9ponses basculent vers le co\u00fbteux ou le bloquant, vous n\u2019\u00eates plus dans l\u2019exigence saine. Vous \u00eates probablement dans un syst\u00e8me de contr\u00f4le qui vous \u00e9puise.<\/p>\n<h3>Pourquoi viser juste, et non parfait, change votre \u00e9nergie au travail<\/h3>\n<p>Le point de bascule tient \u00e0 une id\u00e9e simple : viser juste donne souvent un meilleur travail que viser parfait.<\/p>\n<p>Pourquoi ? Parce que viser juste remet l\u2019\u00e9nergie au bon endroit. Vous concentrez vos efforts sur ce qui compte vraiment : la qualit\u00e9 utile, le r\u00e9sultat attendu, le geste pr\u00e9cis qui fait la diff\u00e9rence. Vous \u00e9vitez de disperser votre attention dans des retouches qui rassurent sur le moment, mais n\u2019am\u00e9liorent presque rien.<\/p>\n<p>Dans un poste de terrain, tout ne m\u00e9rite pas le m\u00eame niveau de finition. Un planning de r\u00e9partition, un accueil client, un appel \u00e0 transmettre, un stock \u00e0 v\u00e9rifier, un nettoyage de fin de poste : chaque t\u00e2che demande de la rigueur, mais pas la m\u00eame intensit\u00e9. Viser juste, c\u2019est doser.<\/p>\n<p>Le perfectionnisme cherche \u00e0 \u00e9liminer toute marge d\u2019erreur. La fiabilit\u00e9, elle, cherche \u00e0 produire un r\u00e9sultat solide malgr\u00e9 les contraintes r\u00e9elles. Cette diff\u00e9rence compte beaucoup : le premier enferme dans le contr\u00f4le, la seconde donne de la tenue, de la souplesse et une meilleure marge de man\u0153uvre.<\/p>\n<p>Autre effet tr\u00e8s concret : vous gagnez du souffle mental. Vous retrouvez de la place pour penser, prioriser, respirer entre deux t\u00e2ches. Votre journ\u00e9e cesse d\u2019\u00eatre une suite de micro-ajustements. Elle redevient une suite d\u2019actions utiles.<\/p>\n<p>L\u2019organisation de la semaine change aussi la donne. Si vous gardez la m\u00eame intensit\u00e9 partout, votre \u00e9nergie se dilue. En revanche, si vous r\u00e9servez vos meilleurs cr\u00e9neaux aux t\u00e2ches critiques, si vous bloquez des moments de relecture et si vous acceptez des limites claires pour le reste, vous travaillez avec rigueur sans vous \u00e9puiser.<\/p>\n<p>Et il faut le dire franchement : parfois, le probl\u00e8me ne vient pas seulement de vous. Certains postes, certaines \u00e9quipes ou certains managers entretiennent la culture du \u201ctoujours plus\u201d, du contr\u00f4le permanent ou des standards irr\u00e9alistes. Dans ce cas, votre exigence personnelle se heurte \u00e0 un environnement qui la nourrit au lieu de l\u2019assouplir.<\/p>\n<h3>R\u00e9ussir mieux avec des rep\u00e8res simples : la m\u00e9thode concr\u00e8te pour garder la qualit\u00e9 sans vous \u00e9puiser<\/h3>\n<p>Pour mieux vivre le perfectionnisme au travail, la cl\u00e9 tient rarement dans une grande r\u00e9volution. Elle tient dans des rep\u00e8res simples, appliqu\u00e9s avec r\u00e9gularit\u00e9. Voici une m\u00e9thode concr\u00e8te en trois temps.<\/p>\n<h4>1. D\u00e9finissez le \u201cniveau suffisant\u201d avant de commencer<\/h4>\n<p>Avant une t\u00e2che, posez-vous une question tr\u00e8s pratique : qu\u2019est-ce qui fait qu\u2019un travail est propre, utile et termin\u00e9 ?<\/p>\n<p>Pour un mail interne, le niveau suffisant peut \u00eatre : un objet clair, trois id\u00e9es nettes et une demande visible. Pour un dossier : les informations cl\u00e9s exactes, les pi\u00e8ces jointes pr\u00e9sentes et une mise en forme lisible. Pour une transmission : que le prochain interlocuteur sache quoi faire. Pour un accueil ou un \u00e9change client : \u00eatre clair\u00b7e, poli\u00b7e et efficace. Pour un stock : v\u00e9rifier les quantit\u00e9s critiques, pas tout recompter trois fois.<\/p>\n<p>Rep\u00e8re utile : fixez un temps maximum d\u00e8s le d\u00e9part. Dix, quinze ou vingt minutes selon la t\u00e2che. Pas pour b\u00e2cler, mais pour emp\u00eacher la t\u00e2che de s\u2019\u00e9tirer sous l\u2019effet du doute.<\/p>\n<h4>2. S\u00e9parez la qualit\u00e9 du sur-contr\u00f4le<\/h4>\n<p>La qualit\u00e9 sert le travail. Le sur-contr\u00f4le sert l\u2019angoisse. La diff\u00e9rence se voit quand vous continuez \u00e0 retoucher alors que l\u2019essentiel est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0.<\/p>\n<p>Un bon rep\u00e8re consiste \u00e0 fixer un moment de validation. Une fois ce moment atteint, vous cl\u00f4turez la t\u00e2che. Cette petite fronti\u00e8re agit comme une porte qui se ferme : le travail sort de votre t\u00eate, et votre \u00e9nergie circule vers la suite.<\/p>\n<p>Gardez ces phrases en t\u00eate : &#8211; <strong>Suffisant ne veut pas dire b\u00e2cl\u00e9.<\/strong> &#8211; <strong>Je corrige ce qui change vraiment le r\u00e9sultat.<\/strong> &#8211; <strong>Je n\u2019ai pas besoin de tout contr\u00f4ler pour \u00eatre s\u00e9rieux\u00b7se.<\/strong><\/p>\n<p>Quand l\u2019envie de retoucher revient, posez une question simple : est-ce que cette correction change vraiment le r\u00e9sultat, ou seulement mon niveau de confort ? Si elle ne change presque rien, c\u2019est probablement du sur-contr\u00f4le.<\/p>\n<h4>3. R\u00e9servez votre vigilance aux points sensibles<\/h4>\n<p>Tout ne m\u00e9rite pas le m\u00eame niveau d\u2019attention. Choisissez vos points critiques : s\u00e9curit\u00e9, hygi\u00e8ne, transmission d\u2019information, relation \u00e0 la client\u00e8le, conformit\u00e9 d\u2019un document. L\u00e0, votre exigence garde toute sa place. Le reste peut rester simple, propre et fluide.<\/p>\n<p>Cette hi\u00e9rarchie soulage \u00e9norm\u00e9ment. Vous cessez de traiter chaque d\u00e9tail comme une alarme. Votre cerveau comprend enfin o\u00f9 il doit monter en pr\u00e9cision, et o\u00f9 il peut rel\u00e2cher la pression.<\/p>\n<h3>Des routines de terrain pour rel\u00e2cher la pression sans perdre votre s\u00e9rieux<\/h3>\n<p>Le perfectionnisme s\u2019apaise mieux avec des gestes de terrain qu\u2019avec de grandes r\u00e9solutions. Les routines du quotidien aident votre syst\u00e8me \u00e0 redescendre d\u2019un cran.<\/p>\n<p>Commencez par une routine de d\u00e9part. Avant de lancer votre poste, prenez trente secondes pour regarder votre espace, votre premi\u00e8re t\u00e2che et votre point d\u2019appui de la matin\u00e9e. Ce mini-rituel agit comme un sas. Il vous \u00e9vite d\u2019entrer dans la journ\u00e9e en mode dispersion.<\/p>\n<p>Puis utilisez une routine entre deux s\u00e9quences. Apr\u00e8s une t\u00e2che exigeante, redressez-vous, buvez quelques gorg\u00e9es d\u2019eau, respirez plus lentement et nommez la suite. Ce passage marque une fronti\u00e8re nette. Il emp\u00eache la pression de s\u2019accrocher d\u2019une mission \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une interaction difficile avec un coll\u00e8gue, un manager, un client ou un usager, gardez une routine tr\u00e8s courte pour d\u00e9charger la tension : trois respirations plus lentes, une note rapide de ce qui s\u2019est pass\u00e9, puis une seule question utile : quelle est la prochaine action ? Ce recentrage aide \u00e0 g\u00e9rer les relations difficiles au travail sans ruminer pendant des heures.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi travailler votre communication sans vous surjustifier : &#8211; annoncer un d\u00e9lai plut\u00f4t que promettre trop ; &#8211; demander un retour cibl\u00e9 au lieu de tout rouvrir ; &#8211; accepter qu\u2019un autre fasse diff\u00e9remment si le r\u00e9sultat reste bon ; &#8211; poser une limite polie \u00e0 une demande suppl\u00e9mentaire : \u201cJe peux le faire, mais pas avant tel moment.\u201d<\/p>\n<p>Enfin, terminez avec une routine de fermeture. Notez trois \u00e9l\u00e9ments : ce qui est fait, ce qui attend demain et ce qui m\u00e9rite votre \u00e9nergie au prochain cr\u00e9neau. Ce tri mental aide \u00e9norm\u00e9ment quand le perfectionnisme au travail vous pousse \u00e0 tout garder ouvert dans la t\u00eate.<\/p>\n<h3>Votre plan de reprise d\u00e8s cette semaine : trois ajustements pour retrouver du souffle et de la clart\u00e9<\/h3>\n<p>Pour reprendre la main rapidement, choisissez trois ajustements tr\u00e8s concrets d\u00e8s cette semaine.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Choisissez une t\u00e2che par jour avec un niveau suffisant d\u00e9fini \u00e0 l\u2019avance.<\/strong> Avant de commencer, \u00e9crivez ce qui fera un r\u00e9sultat propre et termin\u00e9. Ce cadrage r\u00e9duit les retouches inutiles.<\/li>\n<\/ol>\n<ol>\n<li><strong>Bloquez un temps de validation.<\/strong> Quand ce cr\u00e9neau arrive, vous envoyez, vous rangez ou vous cl\u00f4turez. Ce geste entra\u00eene votre esprit \u00e0 reconna\u00eetre la fin d\u2019un effort.<\/li>\n<\/ol>\n<ol>\n<li><strong>Installez un rituel de sortie de poste.<\/strong> Trois minutes pour ranger vos id\u00e9es, pr\u00e9parer la suite et poser votre journ\u00e9e. Ce temps de transition prot\u00e8ge votre \u00e9nergie et facilite le repos.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ajoutez ensuite un mini-plan d\u2019auto-observation sur une semaine : &#8211; rep\u00e9rez une situation o\u00f9 vous avez r\u00e9ussi \u00e0 vous arr\u00eater ; &#8211; rep\u00e9rez une situation o\u00f9 vous avez trop retouch\u00e9 ; &#8211; rep\u00e9rez une situation o\u00f9 vous avez bien prioris\u00e9.<\/p>\n<p>Ce suivi simple montre vite o\u00f9 le perfectionnisme vous aide encore, et o\u00f9 il vous co\u00fbte trop cher.<\/p>\n<p>Si malgr\u00e9 ces ajustements vous sentez que l\u2019environnement entretient l\u2019hypercontr\u00f4le, la pression permanente, le manque d\u2019autonomie ou des attentes impossibles, la question d\u2019un changement de poste ou de travail peut devenir l\u00e9gitime. Ce n\u2019est pas un aveu d\u2019\u00e9chec. C\u2019est parfois la mani\u00e8re la plus saine de prot\u00e9ger votre sant\u00e9 mentale, votre sommeil, votre confiance et votre capacit\u00e9 \u00e0 durer.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Vous avez peut-\u00eatre reconnu ce moment pr\u00e9cis o\u00f9 le souci du d\u00e9tail devient lourd \u00e0 porter, o\u00f9 la vigilance prend toute la place et o\u00f9 la journ\u00e9e se termine avec le sentiment d\u2019avoir trop donn\u00e9. L\u2019id\u00e9e centrale de cet article est simple : votre exigence reste une force quand elle sert la qualit\u00e9, elle devient un poison quand elle engloutit votre temps, votre \u00e9nergie et votre s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<p>Le vrai tournant, c\u2019est de viser juste. En posant un niveau suffisant avant d\u2019agir, en r\u00e9servant votre attention aux points sensibles et en gardant des routines de cl\u00f4ture, vous retrouvez une qualit\u00e9 solide, une charge mentale plus l\u00e9g\u00e8re et une fa\u00e7on de travailler qui tient dans la dur\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u00e8s cette semaine, choisissez une t\u00e2che par jour, d\u00e9finissez son niveau suffisant, fixez votre moment de validation et offrez-vous un vrai rituel de sortie de poste. Ce sont de petits gestes, mais ils changent profond\u00e9ment votre rapport au travail et \u00e0 vous-m\u00eame.<\/p>\n<p>Vous n\u2019avez pas \u00e0 choisir entre s\u00e9rieux et souffle : vous pouvez garder votre exigence, retrouver de la clart\u00e9 et avancer avec une qualit\u00e9 qui vous \u00e9l\u00e8ve au lieu de vous user.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le perfectionnisme au travail commence souvent comme une belle qualit\u00e9 : vous voulez bien faire, vous voulez soigner, vous voulez livrer proprement. Puis, un matin, l&rsquo;exigence professionnelle prend toute la place et votre \u00e9nergie file dans les retouches, les doutes et les v\u00e9rifications \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition. Je vois souvent la m\u00eame question revenir : \u00e0 quel &#8230; <a href=\"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/le-perfectionnisme-au-travail-quand-votre-force-devient-votre-poison\/\" title=\"Le perfectionnisme au travail : quand votre force devient votre poison\" class=\"read-more\"  aria-label=\"En savoir plus sur Le perfectionnisme au travail : quand votre force devient votre poison\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":1463,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-114","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-confiance-estime-de-soi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=114"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1462,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114\/revisions\/1462"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1463"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=114"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=114"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=114"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}