{"id":1446,"date":"2026-06-14T06:26:49","date_gmt":"2026-06-14T04:26:49","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/lequilibre-pro-se-cache-t-il-dans-lennui-choisi\/"},"modified":"2026-06-14T06:26:49","modified_gmt":"2026-06-14T04:26:49","slug":"lequilibre-pro-se-cache-t-il-dans-lennui-choisi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/lequilibre-pro-se-cache-t-il-dans-lennui-choisi\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9quilibre pro se cache-t-il dans l\u2019ennui choisi ?"},"content":{"rendered":"<p>Et si votre meilleur alli\u00e9 pour <strong>retrouver l\u2019\u00e9quilibre pro<\/strong> tenait en quelques minutes de vide assum\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 tout le reste vous r\u00e9clame encore une r\u00e9ponse, un clic ou une d\u00e9cision ?<\/p>\n<p>Je vous pose la question, parce que beaucoup de salari\u00e9.e.s cherchent \u00e0 <strong>g\u00e9rer le stress au travail<\/strong> avec des pauses toujours plus remplies, alors que l\u2019esprit, lui, r\u00e9clame surtout de l\u2019air. Faut-il vraiment ajouter une activit\u00e9 de plus \u00e0 un agenda d\u00e9j\u00e0 serr\u00e9, ou laisser entrer un peu d\u2019<strong>ennui choisi<\/strong> pour rel\u00e2cher la pression, apaiser la <strong>charge mentale<\/strong> et retrouver un peu de clart\u00e9 ?<\/p>\n<p>Dans cet article, je vous montre pourquoi ce temps de silence volontaire intrigue autant qu\u2019il aide, comment il agit sur le corps et l\u2019attention, et surtout comment l\u2019int\u00e9grer tr\u00e8s simplement dans votre journ\u00e9e pour soutenir la <strong>r\u00e9cup\u00e9ration mentale<\/strong>, la <strong>pr\u00e9vention burn-out<\/strong> et une <strong>confiance en soi au travail<\/strong> plus stable.<\/p>\n<p>Vous allez voir que l\u2019ennui, bien cadr\u00e9, a parfois plus d\u2019\u00e9l\u00e9gance qu\u2019une pause surcharg\u00e9e de bonnes intentions. Entrons dans le concret et regardons ce que ce petit vide peut changer, au bureau comme entre deux journ\u00e9es qui s\u2019encha\u00eenent.<\/p>\n<h2>L\u2019ennui choisi : une piste plus subtile que la simple pause pour retrouver de l\u2019\u00e9quilibre<\/h2>\n<p>Quand la journ\u00e9e s\u2019ach\u00e8ve et que tout le monde veut encore quelque chose, beaucoup de salari\u00e9.e.s rentrent avec une fatigue qui ne ressemble pas seulement \u00e0 un besoin de repos. Le corps est l\u00e0, mais l\u2019esprit reste en poste. On pense encore au mail non envoy\u00e9, \u00e0 la r\u00e9union de trop, \u00e0 la phrase qu\u2019il aurait fallu formuler autrement. Pour <strong>g\u00e9rer le stress au travail<\/strong> et retrouver un peu d\u2019\u00e9quilibre pro, ce n\u2019est pas toujours une activit\u00e9 r\u00e9paratrice en plus qui aide. C\u2019est parfois l\u2019inverse : un bref moment sans stimulation, choisi volontairement.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e surprend, parce que l\u2019ennui \u00e9voque d\u2019ordinaire le vide ou la perte de temps. Pourtant, un <strong>temps d\u2019ennui volontaire<\/strong> n\u2019a rien d\u2019un abandon. C\u2019est une micro-pratique de r\u00e9cup\u00e9ration nerveuse. On retire du bruit pour laisser redescendre la pression int\u00e9rieure. Le mental ralentit, le corps rel\u00e2che sa garde, la charge mentale cesse quelques instants de tout tenir en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>L\u2019ennui choisi ne promet pas de tout r\u00e9gler. Il offre quelque chose de plus modeste et souvent plus utile : un retour d\u2019espace.<\/p>\n<h2>Pourquoi les solutions classiques de d\u00e9compression laissent parfois la batterie encore vide<\/h2>\n<p>Beaucoup de personnes essaient d\u00e9j\u00e0 de r\u00e9cup\u00e9rer. Une s\u00e9rie, un podcast, un repas, une sieste, une discussion, un d\u00e9filement rapide sur le t\u00e9l\u00e9phone. Ces solutions peuvent soulager sur le moment. Elles ont leur place. Mais elles ne reposent pas toutes le syst\u00e8me nerveux de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/p>\n<p>Le point commun de nombreuses pauses modernes, c\u2019est qu\u2019elles remplacent une sollicitation par une autre. Le corps s\u2019arr\u00eate, mais l\u2019attention continue d\u2019\u00eatre capt\u00e9e. On ne se d\u00e9tend pas toujours : on se distrait, on s\u2019occupe, on anesth\u00e9sie un peu.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le repos passif<\/strong> fait baisser l\u2019effort physique, mais si l\u2019esprit continue de ruminer, la r\u00e9cup\u00e9ration reste incompl\u00e8te.<\/li>\n<li><strong>Le divertissement<\/strong> coupe du travail, mais garde souvent le cerveau en activit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>L\u2019\u00e9cran<\/strong> donne l\u2019impression de rel\u00e2chement tout en maintenant une vigilance \u00e9lev\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>La sieste<\/strong> peut \u00eatre tr\u00e8s efficace, mais elle n\u2019est ni toujours possible ni toujours suffisante.<\/li>\n<li><strong>La respiration guid\u00e9e ou la m\u00e9ditation courte<\/strong> aident parfois, mais elles demandent un minimum d\u2019attention quand on en a d\u00e9j\u00e0 peu.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La diff\u00e9rence entre une pause, une distraction et l\u2019ennui volontaire est simple : la premi\u00e8re coupe, la seconde occupe, la troisi\u00e8me d\u00e9sature. Or, quand le stress au travail monte, le cerveau n\u2019a pas toujours besoin d\u2019\u00eatre occup\u00e9 autrement. Il a besoin de retomber d\u2019un cran.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une fin de r\u00e9union tendue, une avalanche d\u2019emails, une baisse d\u2019attention en milieu d\u2019apr\u00e8s-midi ou un \u00e9change difficile, beaucoup de salari\u00e9.e.s rentrent avec le corps fatigu\u00e9, mais aussi avec une attention encore \u00e9clat\u00e9e. Le cerveau continue de trier, pr\u00e9voir, corriger, retenir. On croit s\u2019\u00eatre repos\u00e9 parce qu\u2019on a chang\u00e9 d\u2019activit\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, on a seulement chang\u00e9 de charge.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que l\u2019ennui volontaire devient int\u00e9ressant : il laisse le cerveau dans un espace moins occup\u00e9, donc plus propice \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration.<\/p>\n<h2>Ce que l\u2019ennui volontaire change dans le corps, l\u2019esprit et la charge mentale<\/h2>\n<p>Le premier effet se voit dans le corps. Quand rien n\u2019exige votre attention imm\u00e9diate, la respiration devient souvent plus basse et plus r\u00e9guli\u00e8re. Les \u00e9paules redescendent. La m\u00e2choire se desserre. Le ventre se rel\u00e2che un peu. Ces signes sont discrets, mais ils indiquent que l\u2019organisme sort d\u2019un \u00e9tat de vigilance continue.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me effet touche l\u2019esprit. L\u2019ennui choisi laisse remonter des signaux que le bruit du quotidien couvre d\u2019habitude : une tension dans le dos, une sensation de saturation, une envie de silence, un besoin de boire, un trop-plein de sollicitations. Cette prise de contact avec les signaux du corps aide \u00e0 rep\u00e9rer plus t\u00f4t les d\u00e9buts d\u2019\u00e9puisement. Ce n\u2019est pas une solution miracle contre le burn-out, mais c\u2019est un levier simple de <strong>pr\u00e9vention burn-out<\/strong> et de r\u00e9cup\u00e9ration mentale.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me effet concerne la charge mentale. Quand aucun contenu ne vient remplir l\u2019espace, le cerveau cesse de passer d\u2019une t\u00e2che mentale \u00e0 l\u2019autre. Il ne cherche plus \u00e0 tout traiter au m\u00eame moment. Cette baisse d\u2019agitation int\u00e9rieure lib\u00e8re une forme de lucidit\u00e9. On se sent parfois moins \u201cplein\u201d de pens\u00e9es, mais plus capable de hi\u00e9rarchiser ce qui compte vraiment.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi l\u00e0 que la <strong>confiance en soi au travail<\/strong> peut revenir par petites touches. Quand l\u2019esprit se calme, on hi\u00e9rarchise mieux, on r\u00e9pond moins sous pression, on se sent plus stable. La confiance ne vient pas d\u2019un effort de volont\u00e9, mais d\u2019un syst\u00e8me nerveux qui redescend.<\/p>\n<p>On le rep\u00e8re souvent tr\u00e8s concr\u00e8tement : la respiration s\u2019apaise, le regard se fixe moins, les pens\u00e9es deviennent moins urgentes, l\u2019attention cesse de courir partout. Le corps n\u2019est pas \u201cr\u00e9par\u00e9\u201d en dix minutes, mais il cesse au moins d\u2019\u00eatre sans arr\u00eat en alerte.<\/p>\n<h2>Comment pratiquer un ennui utile au quotidien, m\u00eame avec un agenda charg\u00e9<\/h2>\n<p>L\u2019ennui utile n\u2019a rien d\u2019un rituel compliqu\u00e9. Il peut se pratiquer en tr\u00e8s peu de temps, \u00e0 condition de poser un cadre clair. L\u2019objectif n\u2019est pas de \u201cfaire le vide\u201d, mais de laisser tomber la sollicitation pendant quelques minutes.<\/p>\n<h3>Un mini-protocole simple<\/h3>\n<p><strong>1. Choisir le bon moment<\/strong> Les meilleurs moments sont souvent les transitions : apr\u00e8s une r\u00e9union, entre deux appels, \u00e0 la sortie d\u2019un mail tendu, avant de reprendre la voiture, en rentrant au vestiaire, ou juste avant de rentrer chez soi. Dans une <strong>organisation semaine travail<\/strong> d\u00e9j\u00e0 charg\u00e9e, il est plus r\u00e9aliste de pr\u00e9voir 2 \u00e0 3 micro-moments que d\u2019attendre un long cr\u00e9neau libre.<\/p>\n<p><strong>2. R\u00e9duire les stimulations<\/strong> Posez le t\u00e9l\u00e9phone hors de port\u00e9e. \u00c9vitez de lancer une vid\u00e9o, une musique ou une t\u00e2che utile \u201cpendant qu\u2019il reste deux minutes\u201d. L\u2019ennui choisi commence quand on cesse de remplir l\u2019espace.<\/p>\n<p><strong>3. Laisser venir ce qui vient<\/strong> Restez assis, debout ou en marche lente. Regardez un point fixe, un mur, la fen\u00eatre, ou laissez vos yeux se poser sans chercher. Portez attention \u00e0 la respiration, aux appuis des pieds, au poids du corps, aux bruits de fond.<\/p>\n<h3>Trois dur\u00e9es faciles \u00e0 tester<\/h3>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Dur\u00e9e<\/th>\n<th>Quand l\u2019utiliser<\/th>\n<th>Objectif<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>2 minutes<\/td>\n<td>Entre deux t\u00e2ches, avant de r\u00e9pondre \u00e0 un message important<\/td>\n<td>Faire retomber la tension imm\u00e9diate<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>5 minutes<\/td>\n<td>Apr\u00e8s un pic d\u2019effort, \u00e0 la pause ou en fin de matin\u00e9e<\/td>\n<td>D\u00e9saturer l\u2019attention<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>10 minutes<\/td>\n<td>En fin de journ\u00e9e ou avant de rentrer chez soi<\/td>\n<td>Relancer la r\u00e9cup\u00e9ration mentale<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3>Ce qu\u2019il vaut mieux \u00e9viter<\/h3>\n<ul>\n<li>v\u00e9rifier ses messages ;<\/li>\n<li>scroller \u201cjuste un instant\u201d ;<\/li>\n<li>chercher une performance de relaxation ;<\/li>\n<li>remplir le silence avec une t\u00e2che utile ;<\/li>\n<li>vouloir optimiser le moment comme on optimise un agenda.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le principe est simple : moins vous ajoutez, plus le syst\u00e8me nerveux peut redescendre.<\/p>\n<p>Pour que cette pratique tienne dans la dur\u00e9e, mieux vaut l\u2019associer \u00e0 des rep\u00e8res fixes : une micro-pause au milieu de la matin\u00e9e, un sas apr\u00e8s le d\u00e9jeuner, un temps de transition apr\u00e8s une r\u00e9union dense, une minute de silence avant de quitter le bureau ou le chantier. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas d\u2019ajouter une t\u00e2che de plus, mais de prot\u00e9ger quelques passages cl\u00e9s de la semaine. C\u2019est souvent l\u00e0 que la fatigue mentale au travail s\u2019accumule le plus vite.<\/p>\n<p>Les signes utiles sont souvent modestes : vous respirez un peu plus bas, votre agitation int\u00e9rieure baisse, vous avez moins envie de v\u00e9rifier quelque chose, votre attention se repose au lieu de courir, vous reprenez ensuite avec un peu plus de clart\u00e9. Si rien ne change tout de suite, ce n\u2019est pas un \u00e9chec. Parfois, le corps met quelques minutes \u00e0 quitter son mode d\u2019alerte. L\u2019important est la r\u00e9gularit\u00e9, pas la perfection.<\/p>\n<h2>Les situations du travail o\u00f9 ce silence int\u00e9rieur devient un vrai soutien<\/h2>\n<p>L\u2019ennui choisi est particuli\u00e8rement utile dans les moments de transition, l\u00e0 o\u00f9 la pression se loge sans toujours se voir.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une r\u00e9union tendue, il aide \u00e0 faire retomber l\u2019adr\u00e9naline avant de passer \u00e0 autre chose. Deux ou trois minutes sans \u00e9cran ni parole suffisent souvent \u00e0 sortir d\u2019un \u00e9tat de r\u00e9activit\u00e9 imm\u00e9diate.<\/p>\n<p>Entre deux clients, entre deux appels ou entre deux dossiers, il offre un sas. On ne repart pas directement dans la demande suivante avec le mental encore accroch\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente. Ce petit temps vide \u00e9vite l\u2019effet d\u2019accumulation.<\/p>\n<p>Il peut aussi soutenir des m\u00e9tiers tr\u00e8s expos\u00e9s \u00e0 la stimulation continue : aide-soignant.e, h\u00f4te.sse d\u2019accueil, salari\u00e9.e en caisse, employ\u00e9.e de rayon, agent.e d\u2019entretien, conducteur.rice, personnel administratif, soignant.e, ou toute personne qui encha\u00eene les interactions sans vrai temps mort. Dans ces contextes, un simple moment de silence int\u00e9rieur peut faire baisser la pression plus s\u00fbrement qu\u2019un divertissement rapide.<\/p>\n<p>Quelques situations tr\u00e8s concr\u00e8tes montrent bien son int\u00e9r\u00eat :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Open space<\/strong> : s\u2019\u00e9loigner du clavier deux minutes, sans ouvrir un nouvel onglet, pour faire baisser la saturation cognitive.<\/li>\n<li><strong>T\u00e9l\u00e9travail<\/strong> : fermer l\u2019ordinateur avant la prochaine visioconf\u00e9rence et rester quelques instants sans \u00e9cran.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9tiers de contact client<\/strong> : respirer et attendre avant de r\u00e9pondre, afin d\u2019\u00e9viter les paroles trop vives.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9tiers physiques<\/strong> : s\u2019asseoir ou s\u2019appuyer un instant entre deux s\u00e9quences d\u2019effort pour laisser le corps r\u00e9cup\u00e9rer.<\/li>\n<li><strong>Management<\/strong> : prendre un temps vide avant une conversation d\u00e9licate pour clarifier sa posture.<\/li>\n<li><strong>Conduite ou d\u00e9placements<\/strong> : couper la radio, retirer les \u00e9couteurs, laisser le trajet servir de transition.<\/li>\n<li><strong>Sant\u00e9 et accueil<\/strong> : apr\u00e8s une interaction charg\u00e9e \u00e9motionnellement, s\u2019accorder un sas avant le dossier suivant.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans une relation tendue, cette pratique change souvent le temps de r\u00e9ponse : on parle plus calmement, on d\u00e9borde moins, on garde une distance \u00e9motionnelle plus juste. Elle peut aussi servir avant une conversation d\u00e9licate, pour \u00e9viter de r\u00e9pondre sous pression ou de lancer l\u2019\u00e9change avec trop de charge accumul\u00e9e.<\/p>\n<p>Ce silence int\u00e9rieur aide aussi quand les soir\u00e9es sont lourdes. Un mental qui n\u2019a jamais de vraie pause peut continuer \u00e0 tourner au moment du coucher. Glisser quelques minutes d\u2019ennui choisi dans la journ\u00e9e peut r\u00e9duire cette agitation et soutenir une r\u00e9cup\u00e9ration plus profonde ensuite.<\/p>\n<h2>Quand cette pratique ne suffit pas<\/h2>\n<p>L\u2019ennui choisi est un outil de r\u00e9cup\u00e9ration, pas un traitement de fond. Il devient insuffisant si certains signaux persistent :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00e9puisement qui ne diminue pas malgr\u00e9 le repos ;<\/li>\n<li>anxi\u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e ou mont\u00e9e de panique ;<\/li>\n<li>conflits r\u00e9p\u00e9t\u00e9s au travail ;<\/li>\n<li>sensation de perte de sens durable ;<\/li>\n<li>envie de fuir chaque matin ;<\/li>\n<li>impression que la situation ab\u00eeme la sant\u00e9 ;<\/li>\n<li>question de <strong>changer de travail<\/strong> qui revient sans cesse.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans ces cas, la micro-pause reste utile, mais elle ne remplace ni un ajustement d\u2019organisation, ni un \u00e9change avec un professionnel, ni parfois une r\u00e9\u00e9valuation plus large de son poste.<\/p>\n<h2>Commencer aujourd\u2019hui : une mani\u00e8re simple de s\u2019offrir dix minutes d\u2019ennui choisi<\/h2>\n<p>Pour commencer, inutile de viser grand. Choisissez un moment pr\u00e9cis dans la journ\u00e9e, de pr\u00e9f\u00e9rence une transition d\u00e9j\u00e0 existante. Coupez les notifications. Posez le t\u00e9l\u00e9phone. Puis tenez dix minutes sans objectif autre que de laisser le mental se poser.<\/p>\n<p>Si dix minutes semblent trop longues, commencez par cinq. Si cinq paraissent encore trop, testez deux minutes. Le bon format est celui que votre corps peut r\u00e9ellement accueillir aujourd\u2019hui. Une fr\u00e9quence de <strong>1 \u00e0 2 fois par jour<\/strong>, ou au moins \u00e0 chaque transition marqu\u00e9e, suffit d\u00e9j\u00e0 souvent \u00e0 faire une diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>Pendant ce temps, vous pouvez : &#8211; regarder par la fen\u00eatre ; &#8211; \u00e9couter les bruits de fond ; &#8211; sentir l\u2019air sur vos mains ; &#8211; suivre votre respiration sans la modifier ; &#8211; rester simplement assis.e sans rien produire.<\/p>\n<p>Et vous pouvez aussi observer ce qui change : une respiration plus tranquille, une t\u00eate moins encombr\u00e9e, un peu moins d\u2019urgence dans les gestes. C\u2019est souvent discret, mais r\u00e9el.<\/p>\n<p>L\u2019ennui choisi n\u2019est pas du temps perdu. C\u2019est une micro-pratique de r\u00e9cup\u00e9ration qui redonne de l\u2019espace au mental, all\u00e8ge la charge mentale au travail et aide \u00e0 mieux voir ce dont on a r\u00e9ellement besoin pour tenir.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Si vous sentez la t\u00eate pleine, le corps encore tendu et l\u2019attention dispers\u00e9e en fin de journ\u00e9e, ce ressenti a toute sa l\u00e9gitimit\u00e9. L\u2019ennui choisi apporte justement une r\u00e9ponse simple \u00e0 cette saturation : quelques minutes de silence volontaire pour faire redescendre la pression, all\u00e9ger la charge mentale et redonner au mental l\u2019espace dont il a besoin pour respirer. \u00c0 force de micro-pauses sobres et assum\u00e9es, l\u2019esprit retrouve du calme, le corps rel\u00e2che sa garde et le quotidien professionnel devient plus respirable.<\/p>\n<p>Le vrai b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019ennui choisi, c\u2019est qu\u2019il redonne de la place \u00e0 votre \u00e9nergie, \u00e0 votre clart\u00e9 et \u00e0 votre stabilit\u00e9 int\u00e9rieure, au moment pr\u00e9cis o\u00f9 votre journ\u00e9e vous en demande le plus.<\/p>\n<p>Choisissez d\u00e8s aujourd\u2019hui un premier sas de 2 \u00e0 5 minutes dans votre journ\u00e9e, coupez les sollicitations et laissez simplement votre attention se reposer. Puis recommencez demain, \u00e0 votre rythme, pour installer un vrai r\u00e9flexe de r\u00e9cup\u00e9ration.<\/p>\n<p>Parfois, avancer avec force commence exactement l\u00e0 o\u00f9 vous acceptez de laisser un peu de vide entrer dans votre journ\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et si votre meilleur alli\u00e9 pour retrouver l\u2019\u00e9quilibre pro tenait en quelques minutes de vide assum\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 tout le reste vous r\u00e9clame encore une r\u00e9ponse, un clic ou une d\u00e9cision ? Je vous pose la question, parce que beaucoup de salari\u00e9.e.s cherchent \u00e0 g\u00e9rer le stress au travail avec des pauses toujours plus remplies, &#8230; <a href=\"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/lequilibre-pro-se-cache-t-il-dans-lennui-choisi\/\" title=\"L\u2019\u00e9quilibre pro se cache-t-il dans l\u2019ennui choisi ?\" class=\"read-more\"  aria-label=\"En savoir plus sur L\u2019\u00e9quilibre pro se cache-t-il dans l\u2019ennui choisi ?\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1447,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-1446","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-equilibre-pro"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1446","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1446"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1446\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1447"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1446"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1446"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1446"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}