{"id":1474,"date":"2026-06-21T07:03:07","date_gmt":"2026-06-21T05:03:07","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/et-si-la-vraie-motivation-quotidienne-venait-de-notre-capacite-a-apprivoiser-linconfort\/"},"modified":"2026-06-21T07:03:07","modified_gmt":"2026-06-21T05:03:07","slug":"et-si-la-vraie-motivation-quotidienne-venait-de-notre-capacite-a-apprivoiser-linconfort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/et-si-la-vraie-motivation-quotidienne-venait-de-notre-capacite-a-apprivoiser-linconfort\/","title":{"rendered":"Et si la vraie motivation quotidienne venait de notre capacit\u00e9 \u00e0 apprivoiser l\u2019inconfort ?"},"content":{"rendered":"<p>Votre journ\u00e9e d\u00e9marre souvent avec une bonne intention, puis un mail sec, une urgence de derni\u00e8re minute ou une remarque de travers suffit \u00e0 faire d\u00e9railler l\u2019\u00e9lan. Moi, j\u2019y vois le vrai sujet : la <strong>motivation quotidienne<\/strong> tient souvent moins au confort qu\u2019\u00e0 notre fa\u00e7on d\u2019<strong>apprivoiser l\u2019inconfort<\/strong>.<\/p>\n<p>Beaucoup de personnes cherchent encore le bon r\u00e9flexe pour garder de l\u2019\u00e9nergie au travail, alors que la difficult\u00e9 vient souvent d\u2019ailleurs : surcharge, flou, tensions relationnelles, fatigue mentale ou pression constante. Vous pouvez avoir de l\u2019envie, et vous retrouver quand m\u00eame bloqu\u00e9 d\u00e8s que le quotidien se corse. La vraie question devient alors : comment rester solide quand le cadre bouge, quand la pression monte et quand le corps envoie d\u00e9j\u00e0 ses signaux d\u2019alerte ?<\/p>\n<p>Dans cet article, je vous montre comment transformer l\u2019<strong>inconfort au travail<\/strong> en rep\u00e8re utile pour retrouver de l\u2019\u00e9lan, clarifier ce qui coince, poser des limites simples et garder un cap m\u00eame quand la journ\u00e9e joue les trouble-f\u00eate. Nous verrons aussi comment distinguer une tension passag\u00e8re d\u2019un cadre de travail qui m\u00e9rite un vrai ajustement.<\/p>\n<p>Pour avancer, je vous propose de partir des questions que vous vous posez probablement d\u00e9j\u00e0 : &#8211; Pourquoi la motivation classique s\u2019essouffle-t-elle si vite d\u00e8s que la journ\u00e9e se complique ? &#8211; Comment l\u2019<strong>inconfort<\/strong> peut-il devenir un signal utile au lieu d\u2019un frein ? &#8211; Que r\u00e9v\u00e8le une tension r\u00e9p\u00e9t\u00e9e sur vos limites, vos besoins et votre marge de progression ? &#8211; Quelle m\u00e9thode simple permet de reprendre la main en pleine journ\u00e9e ? &#8211; Comment rester solide au travail tout en gardant de la souplesse et de l\u2019humain ?<\/p>\n<p>Vous allez voir : en lisant mieux les frictions du quotidien, vous pouvez retrouver un <strong>cadre de travail soutenable<\/strong>, une <strong>motivation durable<\/strong> et une mani\u00e8re plus fine d\u2019agir quand tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re.<\/p>\n<h2>Pourquoi la motivation classique s\u2019essouffle vite : quand le confort devient un pi\u00e8ge<\/h2>\n<p>\u00c0 7 h 45, vous regardez votre t\u00e9l\u00e9phone, trois messages urgents s\u2019affichent, et votre motivation du matin a d\u00e9j\u00e0 recul\u00e9. Rien d\u2019exceptionnel : une r\u00e9union d\u00e9cal\u00e9e, un client impatient, un coll\u00e8gue \u00e0 remplacer, puis cette impression de devoir tenir sans marge. Dans ces moments-l\u00e0, la vraie question n\u2019est pas \u201ccomment se booster ?\u201d, mais \u201cpourquoi l\u2019\u00e9lan tient-il si mal d\u00e8s que la journ\u00e9e se complique ?\u201d.<\/p>\n<p>Les signes sont concrets : fatigue mentale d\u00e8s le matin, irritabilit\u00e9, perte de concentration, procrastination sur les t\u00e2ches difficiles, tension avant une r\u00e9union ou une conversation avec un sup\u00e9rieur. Quand ces sympt\u00f4mes du stress au travail s\u2019installent, ce n\u2019est pas toujours un manque de volont\u00e9. C\u2019est souvent un cadre devenu trop tendu, trop flou ou trop charg\u00e9 pour rester soutenable.<\/p>\n<p>La motivation classique aime les conditions favorables. Elle se nourrit d\u2019un cadre clair, d\u2019une visibilit\u00e9 rassurante et d\u2019une sensation de ma\u00eetrise. Tant que tout reste fluide, elle semble efficace. Mais au premier frottement \u2014 consigne floue, tension hi\u00e9rarchique, impr\u00e9vu client, fatigue accumul\u00e9e \u2014 elle se fragilise.<\/p>\n<p>Le pi\u00e8ge, c\u2019est d\u2019attendre le bon \u00e9tat int\u00e9rieur pour agir. Dans le travail r\u00e9el, il n\u2019arrive pas toujours. Il y a les urgences, les interruptions, les d\u00e9lais, les d\u00e9saccords, les outils qui manquent, les demandes contradictoires. Le confort ne dispara\u00eet pas seulement quand la charge augmente ; il dispara\u00eet aussi quand le r\u00e9el devient impr\u00e9visible.<\/p>\n<p>Une motivation durable repose moins sur l\u2019aisance que sur la capacit\u00e9 \u00e0 traverser l\u2019inconfort sans perdre son axe. Le confort n\u2019est pas l\u2019objectif. L\u2019objectif, c\u2019est un cadre de travail soutenable, dans lequel vous pouvez tenir, apprendre, r\u00e9cup\u00e9rer et garder confiance au travail.<\/p>\n<h2>Apprivoiser l\u2019inconfort : la vraie m\u00e9canique qui remet l\u2019\u00e9lan au travail<\/h2>\n<p>Apprivoiser l\u2019inconfort, ce n\u2019est pas \u201ctenir bon\u201d en serrant les dents. C\u2019est reconna\u00eetre ce qui se passe, sans dramatiser ni fuir, puis transformer la tension en donn\u00e9e exploitable. En pratique, vous cessez de traiter l\u2019inconfort comme un d\u00e9faut de fonctionnement. Vous l\u2019utilisez comme un signal.<\/p>\n<p>La diff\u00e9rence est importante. Quand une situation d\u00e9range, trois r\u00e9actions reviennent souvent : ruminer, se d\u00e9fendre, ou se retirer mentalement. Apprivoiser l\u2019inconfort au travail consiste \u00e0 interrompre ce r\u00e9flexe et \u00e0 revenir vers une question plus utile : \u201cQu\u2019est-ce que cette g\u00eane m\u2019indique, et quelle action concr\u00e8te est possible maintenant ?\u201d<\/p>\n<p>Prenons un cas courant. Vous travaillez en restauration, le service est en retard, une table s\u2019impatiente, et un coll\u00e8gue vous parle s\u00e8chement parce qu\u2019il est d\u00e9bord\u00e9. Si vous cherchez seulement \u00e0 \u201crester positif\u201d, vous risquez de vous couper du r\u00e9el. Si, au contraire, vous identifiez l\u2019inconfort, vous gagnez en pr\u00e9cision : la pression vient du rythme, du manque de coordination, du manque d\u2019espace pour respirer. Vous pouvez alors demander un relais, annoncer un d\u00e9lai r\u00e9aliste, prioriser une t\u00e2che, \u00e9viter de surinterpr\u00e9ter le ton de l\u2019autre.<\/p>\n<p>M\u00eame logique face \u00e0 un sup\u00e9rieur pressant. Un manager vous coupe la parole en r\u00e9union et exige une r\u00e9ponse imm\u00e9diate ? L\u2019inconfort signale peut-\u00eatre un besoin de cadre, pas seulement un malaise personnel. Une phrase simple peut d\u00e9samorcer sans vous soumettre : <strong>\u201cJe peux vous r\u00e9pondre pr\u00e9cis\u00e9ment si on fixe d\u2019abord la priorit\u00e9 et le d\u00e9lai attendu.\u201d<\/strong> Vous restez ferme, sans entrer dans l\u2019affrontement.<\/p>\n<p>L\u2019inconfort n\u2019a pas pour fonction de vous fragiliser. Il signale une zone de friction entre vos ressources et les exigences du moment. Bien lu, il r\u00e9veille la comp\u00e9tence au lieu d\u2019\u00e9teindre l\u2019envie.<\/p>\n<h2>Ce que l\u2019inconfort r\u00e9v\u00e8le sur vos limites, vos besoins et votre marge de progression<\/h2>\n<p>L\u2019inconfort agit comme un r\u00e9v\u00e9lateur. Encore faut-il savoir ce qu\u2019il r\u00e9v\u00e8le en premier, et quoi en faire.<\/p>\n<p><strong>D\u2019abord, il signale une limite.<\/strong> Une remarque s\u00e8che d\u2019un manager peut montrer que la pression relationnelle devient trop forte. Une succession d\u2019urgences peut indiquer que votre organisation ne tient plus. Une erreur r\u00e9p\u00e9t\u00e9e peut r\u00e9v\u00e9ler un manque de clart\u00e9 dans les consignes. L\u2019enjeu n\u2019est pas de vous juger, mais d\u2019identifier o\u00f9 \u00e7a coince r\u00e9ellement.<\/p>\n<p><strong>Ensuite, il pointe un besoin.<\/strong> Besoin de cadre, de repos, de reconnaissance, de clart\u00e9, d\u2019aide, de temps. Beaucoup de salari\u00e9s ressentent une tension diffuse sans parvenir \u00e0 la nommer. Pourtant, d\u00e8s que le besoin est explicite, la r\u00e9ponse devient plus simple. Une assistante d\u2019accueil qui comprend qu\u2019elle ne manque pas de \u201cmotivation\u201d mais de consignes stables n\u2019essaiera plus de compenser au hasard : elle demandera un mode de fonctionnement clair.<\/p>\n<p><strong>Enfin, il montre une marge de progression.<\/strong> L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a pique, il y a parfois une comp\u00e9tence \u00e0 renforcer : poser une limite, reformuler, supporter un d\u00e9lai, demander de l\u2019aide sans se justifier, garder son calme face \u00e0 un interlocuteur agressif. Ce n\u2019est pas une faiblesse. C\u2019est un axe de progr\u00e8s concret.<\/p>\n<p>Pour lire ce signal sans vous perdre, observez trois points simples :<\/p>\n<p>1. <strong>Charge de travail excessive<\/strong> : si tout devient urgent, vous n\u2019avez peut-\u00eatre pas un probl\u00e8me de motivation, mais un probl\u00e8me d\u2019arbitrage. <strong>R\u00e9ponse possible :<\/strong> demander ce qui passe en premier, et ce qui peut attendre.<\/p>\n<p>2. <strong>Flou des priorit\u00e9s<\/strong> : si vous passez votre temps \u00e0 deviner ce qu\u2019on attend de vous, la charge mentale augmente inutilement. <strong>R\u00e9ponse possible :<\/strong> clarifier, reformuler, puis r\u00e9organiser votre semaine autour des vraies priorit\u00e9s.<\/p>\n<p>3. <strong>Difficult\u00e9 \u00e0 dire non<\/strong> : si vous acceptez tout, l\u2019inconfort finit par se transformer en surcharge chronique. <strong>R\u00e9ponse possible :<\/strong> poser une limite simple, demander du soutien, ou n\u00e9gocier un d\u00e9lai.<\/p>\n<p>L\u2019ordre utile est toujours le m\u00eame : <strong>signal \u2192 lecture \u2192 action<\/strong>. Si vous sautez directement \u00e0 l\u2019action, vous traitez le sympt\u00f4me. Si vous restez bloqu\u00e9 dans l\u2019analyse, vous alimentez la tension. En revanche, si vous lisez correctement l\u2019inconfort, vous r\u00e9cup\u00e9rez une information de travail imm\u00e9diatement exploitable.<\/p>\n<h2>La technique concr\u00e8te pour transformer une situation p\u00e9nible en levier d\u2019action<\/h2>\n<p>La m\u00e9thode la plus utile doit fonctionner en pleine journ\u00e9e, dans un couloir, en fin de service, entre deux appels, ou juste avant d\u2019entrer en r\u00e9union. Elle tient en quatre \u00e9tapes courtes : <strong>nommer, cadrer, choisir, agir<\/strong>.<\/p>\n<p>\u00c0 utiliser d\u00e8s qu\u2019une tension monte, quand vous sentez que vous allez r\u00e9agir trop vite, vous fermer, ou vous disperser.<\/p>\n<p>### 1. Nommer Mettez un mot simple sur ce que vous ressentez : agacement, stress, peur de mal faire, lassitude, surcharge. <strong>B\u00e9n\u00e9fice :<\/strong> ce qui est nomm\u00e9 devient moins diffus, donc plus facile \u00e0 traiter.<\/p>\n<p>### 2. Cadrer Demandez-vous : \u201cQuel est le vrai sujet ici ?\u201d Est-ce un probl\u00e8me de temps, de respect, de priorit\u00e9, de clart\u00e9, de coordination ? <strong>B\u00e9n\u00e9fice :<\/strong> vous \u00e9vitez de r\u00e9pondre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque, surtout quand l\u2019\u00e9motion brouille tout.<\/p>\n<p>### 3. Choisir S\u00e9lectionnez une micro-action utile : demander une pr\u00e9cision, reformuler une consigne, annoncer votre limite, demander un relais, proposer un ordre de priorit\u00e9. <strong>B\u00e9n\u00e9fice :<\/strong> vous reprenez du pouvoir sans entrer dans le rapport de force.<\/p>\n<p>### 4. Agir Exprimez-vous avec une posture simple et stable. Une phrase claire suffit souvent : &#8211; \u201cJ\u2019ai deux priorit\u00e9s en cours, laquelle passe en premier ?\u201d &#8211; \u201cJe veux \u00eatre s\u00fbr de bien faire : pouvez-vous reformuler ?\u201d &#8211; \u201cJe peux prendre cette t\u00e2che, mais pas avant d\u2019avoir termin\u00e9 l\u2019autre.\u201d <strong>B\u00e9n\u00e9fice :<\/strong> la tension baisse parce que la situation devient lisible.<\/p>\n<p>La m\u00eame logique vaut en r\u00e9union ou face \u00e0 un mail agressif. Si un message vous semble sec, vous pouvez r\u00e9pondre sans vous justifier \u00e0 l\u2019exc\u00e8s : <strong>\u201cJe vous confirme la r\u00e9ception. Pour avancer efficacement, pouvez-vous pr\u00e9ciser le point prioritaire ?\u201d<\/strong> Vous coupez l\u2019escalade et vous ramenez l\u2019\u00e9change sur le travail.<\/p>\n<p>La micro-variante est simple : &#8211; <strong>si le probl\u00e8me est humain<\/strong>, cadrer sur la relation ; &#8211; <strong>si le probl\u00e8me est organisationnel<\/strong>, cadrer sur la priorit\u00e9.<\/p>\n<p>Quand le probl\u00e8me revient chaque semaine, il ne suffit plus de \u201ctenir\u201d. Il faut regarder le rythme de travail : o\u00f9 la charge se r\u00e9p\u00e8te, o\u00f9 les marges de r\u00e9cup\u00e9ration disparaissent, o\u00f9 la coordination manque. \u00c0 ce moment-l\u00e0, le sujet n\u2019est plus seulement individuel ; il devient aussi organisationnel.<\/p>\n<p>Prenons un exemple fil\u00e9. Vous \u00eates en atelier, une pi\u00e8ce manque, le responsable presse pour tenir le d\u00e9lai, et un coll\u00e8gue s\u2019agace. Vous nommez : \u201cJe suis sous pression.\u201d Vous cadrez : \u201cLe vrai probl\u00e8me, c\u2019est le d\u00e9lai et l\u2019attente de la pi\u00e8ce.\u201d Vous choisissez : \u201cJe vais pr\u00e9venir tout de suite du blocage et demander l\u2019ordre de priorit\u00e9.\u201d Vous agissez : \u201cOn a un retard \u00e0 cause de la pi\u00e8ce manquante. Je peux avancer sur la pr\u00e9paration, mais j\u2019ai besoin de savoir si on s\u00e9curise d\u2019abord cette commande ou si on bascule sur une autre.\u201d<\/p>\n<p>R\u00e9sultat : vous ne subissez plus seulement la tension. Vous la transformez en s\u00e9quence de d\u00e9cision.<\/p>\n<h2>Comment rester solide sans vous durcir : l\u2019armure juste face aux tensions du quotidien<\/h2>\n<p>Rester solide au travail ne veut pas dire devenir froid, sec ou invuln\u00e9rable. Trop de personnes confondent protection et fermeture. Elles finissent soit satur\u00e9es par les \u00e9motions des autres, soit enferm\u00e9es dans une attitude de d\u00e9fense permanente.<\/p>\n<p>L\u2019armure juste prot\u00e8ge sans couper. Elle laisse passer l\u2019information utile, mais pas l\u2019attaque gratuite, ni l\u2019agitation qui vide. C\u2019est une tenue int\u00e9rieure, pas une carapace.<\/p>\n<p>Pour y parvenir, trois rep\u00e8res comptent.<\/p>\n<p><strong>1. S\u00e9parer ce qui vous appartient de ce qui rel\u00e8ve de l\u2019autre.<\/strong> Un ton brusque, une demande agressive ou une remarque injuste parlent souvent aussi de la fatigue, de la pression ou du style relationnel de votre interlocuteur. Le reconna\u00eetre ne veut pas dire excuser. Cela vous \u00e9vite d\u2019absorber tout le climat.<\/p>\n<p><strong>2. Garder une phrase d\u2019appui.<\/strong> \u201cJe prends l\u2019information\u201d, \u201cJe v\u00e9rifie\u201d, \u201cJe reviens vers vous\u201d, \u201cJe veux \u00eatre s\u00fbr de faire juste\u201d. Ces phrases vous donnent un point fixe quand l\u2019\u00e9change devient instable.<\/p>\n<p><strong>3. Pr\u00e9voir une r\u00e9cup\u00e9ration br\u00e8ve apr\u00e8s la tension.<\/strong> Deux minutes \u00e0 l\u2019\u00e9cart, un verre d\u2019eau, une respiration lente, une note prise \u00e0 chaud, une marche courte entre deux rendez-vous : ces gestes ne r\u00e8glent pas tout, mais ils emp\u00eachent l\u2019accumulation. C\u2019est souvent ce qui permet de rester fiable sans s\u2019endurcir.<\/p>\n<p>La solidit\u00e9 \u00e9motionnelle ne consiste pas \u00e0 ne rien sentir. Elle consiste \u00e0 ne pas laisser chaque friction d\u00e9cider \u00e0 votre place. Vous restez touch\u00e9, mais pas envahi. Vous restez concern\u00e9, mais pas captif.<\/p>\n<p>Il faut toutefois distinguer l\u2019inconfort utile de la surcharge chronique. La m\u00e9thode aide si la tension est ponctuelle, si le cadre peut \u00eatre clarifi\u00e9, si la relation peut s\u2019ajuster, si vous retrouvez ensuite un rythme soutenable. Elle ne suffit plus si le malaise se r\u00e9p\u00e8te sans correction, si la charge reste objectivement excessive, si les limites ne sont jamais respect\u00e9es, ou si vous vous sentez vid\u00e9 presque tous les jours.<\/p>\n<p>Dans ce cas, le bon r\u00e9flexe n\u2019est pas de vous durcir encore. C\u2019est d\u2019ouvrir un vrai arbitrage : en parler \u00e0 un manager, \u00e0 un RH, \u00e0 un repr\u00e9sentant, ou \u00e0 un proche de confiance pour prendre du recul. Parfois, le sujet rel\u00e8ve d\u2019un ajustement de poste, d\u2019une r\u00e9organisation de la semaine, d\u2019une demande d\u2019aide formelle. Parfois, il faut aussi envisager de changer de travail si l\u2019environnement reste d\u00e9l\u00e9t\u00e8re malgr\u00e9 les alertes.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Si vous vous \u00eates reconnu dans ces lignes, c\u2019est sans doute parce que vous avez d\u00e9j\u00e0 senti ce moment o\u00f9 la motivation flanche d\u00e8s que la pression monte. Cela ne dit rien d\u2019un manque de valeur, ni d\u2019un manque de volont\u00e9. Cela raconte surtout un quotidien qui demande plus de lucidit\u00e9, plus de cadre et plus de finesse dans la mani\u00e8re d\u2019avancer. Quand vous apprenez \u00e0 lire l\u2019inconfort, \u00e0 nommer ce qu\u2019il d\u00e9clenche, puis \u00e0 choisir une action simple et juste, vous retrouvez une forme de puissance tr\u00e8s concr\u00e8te : celle de rester solide, de mieux vous prot\u00e9ger et de reprendre la main sur votre journ\u00e9e.<\/p>\n<p>La vraie motivation tient souvent \u00e0 votre capacit\u00e9 \u00e0 transformer la tension en information utile, puis en geste clair. C\u2019est l\u00e0 que l\u2019\u00e9lan revient, parce que vous cessez de subir le flou et que vous recommencez \u00e0 agir avec justesse.<\/p>\n<p>D\u00e8s demain, face \u00e0 une tension qui monte, prenez quelques secondes pour nommer ce que vous ressentez, identifier le vrai sujet, puis poser une phrase ou une action qui remet du cadre. Commencez petit, mais commencez tout de suite.<\/p>\n<p>Apprivoiser l\u2019inconfort, c\u2019est choisir une force plus adulte, plus stable et plus vivante. C\u2019est avancer avec du c\u0153ur, du discernement et une \u00e9nergie qui tient, m\u00eame quand la journ\u00e9e se cabre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Votre journ\u00e9e d\u00e9marre souvent avec une bonne intention, puis un mail sec, une urgence de derni\u00e8re minute ou une remarque de travers suffit \u00e0 faire d\u00e9railler l\u2019\u00e9lan. Moi, j\u2019y vois le vrai sujet : la motivation quotidienne tient souvent moins au confort qu\u2019\u00e0 notre fa\u00e7on d\u2019apprivoiser l\u2019inconfort. Beaucoup de personnes cherchent encore le bon r\u00e9flexe &#8230; <a href=\"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/et-si-la-vraie-motivation-quotidienne-venait-de-notre-capacite-a-apprivoiser-linconfort\/\" title=\"Et si la vraie motivation quotidienne venait de notre capacit\u00e9 \u00e0 apprivoiser l\u2019inconfort ?\" class=\"read-more\"  aria-label=\"En savoir plus sur Et si la vraie motivation quotidienne venait de notre capacit\u00e9 \u00e0 apprivoiser l\u2019inconfort ?\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":1475,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"class_list":["post-1474","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-motivation-quotidienne"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1474","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1474"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1474\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1475"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1474"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1474"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1474"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}