{"id":1808,"date":"2026-09-12T11:34:33","date_gmt":"2026-09-12T09:34:33","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=1808"},"modified":"2026-09-12T11:34:33","modified_gmt":"2026-09-12T09:34:33","slug":"la-semaine-davant-les-vacances-lacceleration-qui-annule-le-repos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/la-semaine-davant-les-vacances-lacceleration-qui-annule-le-repos\/","title":{"rendered":"La semaine d&rsquo;avant les vacances : l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration qui annule le repos"},"content":{"rendered":"<p>La semaine qui pr\u00e9c\u00e8de vos vacances peut ressembler \u00e0 une course folle o\u00f9 tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re au moment pr\u00e9cis o\u00f9 vous voudriez souffler.<\/p>\n<p>Pourquoi votre agenda se remplit-il soudainement, pourquoi les petites demandes prennent-elles toute la place, et pourquoi la fatigue semble-t-elle grimper juste avant le d\u00e9part ? Comment garder une <strong>organisation semaine travail<\/strong> claire quand les urgences se bousculent, quand la <strong>charge mentale avant vacances<\/strong> s\u2019invite au dernier moment, et quand la pression des autres brouille vos rep\u00e8res ?<\/p>\n<p>Je vais vous montrer comment comprendre cette mont\u00e9e en vitesse, rep\u00e9rer les r\u00e9flexes qui alimentent la surcharge, puis construire un tri simple pour pr\u00e9server votre \u00e9nergie, pr\u00e9parer une vraie passation et garder une <strong>confiance en soi au travail<\/strong> jusqu\u2019au dernier jour.<\/p>\n<p>Entrons dans le vif du sujet avec les m\u00e9canismes qui font d\u00e9railler cette p\u00e9riode, puis voyons comment retrouver une cadence utile, l\u00e9g\u00e8re et franchement plus respirable.<\/p>\n<h3>Pourquoi la semaine d\u2019avant les vacances s\u2019emballe si vite<\/h3>\n<p>La semaine d\u2019avant les vacances devrait all\u00e9ger l\u2019esprit. En pratique, elle acc\u00e9l\u00e8re souvent jusqu\u2019\u00e0 vider le repos \u00e0 venir. Les dossiers se multiplient, les demandes remontent, les urgences se croisent, et l\u2019agenda se remplit comme une jauge qui grimpe trop vite. Au bureau comme sur le terrain, cette p\u00e9riode concentre une pression particuli\u00e8re : finir ce qui compte, transmettre les consignes et absorber les impr\u00e9vus de derni\u00e8re minute.<\/p>\n<p>Cette intensit\u00e9 ne vient pas seulement de la charge r\u00e9elle. Elle vient aussi du besoin de \u201cbien partir\u201d. On veut laisser quelque chose de propre, de net, d\u2019irr\u00e9prochable. Alors on serre le rythme, on augmente la vigilance, on ajoute un dernier effort par prudence \u2014 parfois par culpabilit\u00e9 aussi, comme si partir signifiait abandonner.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que l\u2019organisation semaine travail devient d\u00e9cisive. Votre \u00e9nergie n\u2019est pas illimit\u00e9e ni interchangeable. Quand trop de micro-demandes arrivent en m\u00eame temps, quand on dit oui \u00e0 tout ce qui semble rapide, quand on empile les petites cl\u00f4tures \u201ctant qu\u2019\u00e0 faire\u201d, on finit par traiter chaque sujet comme urgent. R\u00e9sultat : plus de dispersion, moins de discernement, et une charge mentale avant vacances qui monte avant m\u00eame le d\u00e9part.<\/p>\n<p>Un exemple tr\u00e8s concret : une secr\u00e9taire en fin de semaine avant cong\u00e9s peut avoir encore dix choses en t\u00eate au lieu de trois. Il y a les mails en attente, les consignes de reprise \u00e0 \u00e9crire, un dossier \u00e0 transmettre, un appel \u00e0 passer, un tableau \u00e0 finaliser \u201cvite fait\u201d. Pris s\u00e9par\u00e9ment, rien de dramatique. Ensemble, cela cr\u00e9e un brouillard mental reconnaissable : le corps est d\u00e9j\u00e0 au bord du d\u00e9part, mais la t\u00eate reste accroch\u00e9e \u00e0 tout ce qui doit encore tenir.<\/p>\n<p>La semaine s\u2019emballe aussi quand l\u2019environnement ajoute de la pression. Une demande tardive d\u2019un manager, une relance d\u2019un coll\u00e8gue, un client impatient, une \u00e9quipe en sous-effectif : la fronti\u00e8re entre urgence r\u00e9elle et urgence ressentie devient floue. On ne veut pas d\u00e9cevoir, on veut rester fiable, on veut \u00e9viter les tensions. Dans les relations difficiles au travail, cette difficult\u00e9 \u00e0 poser des limites peut faire grimper la pr\u00e9cipitation beaucoup plus vite que le volume de t\u00e2ches lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Le vrai enjeu, \u00e0 ce stade, n\u2019est pas de faire plus. C\u2019est de voir plus clair : comprendre pourquoi la semaine s\u2019emballe, \u00e9viter les pi\u00e8ges classiques, puis garder une m\u00e9thode simple jusqu\u2019au dernier jour.<\/p>\n<h3>Les r\u00e9flexes classiques qui acc\u00e9l\u00e8rent encore le rythme<\/h3>\n<p>Quand la pression monte, certains r\u00e9flexes semblent rassurants. Ils donnent l\u2019impression de ma\u00eetriser la situation. En r\u00e9alit\u00e9, ils acc\u00e9l\u00e8rent souvent la machine.<\/p>\n<p><strong>1. Vouloir tout finir<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est le r\u00e9flexe le plus fr\u00e9quent. On se dit que les vacances seront plus reposantes si rien ne tra\u00eene. L\u2019intention est bonne. Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019on m\u00e9lange alors trois choses diff\u00e9rentes : ce qui est vraiment bloquant, ce qui serait utile mais peut attendre, et ce qui rel\u00e8ve surtout du confort ou du perfectionnisme.<\/p>\n<p>La journ\u00e9e se transforme alors en course contre la montre. On passe d\u2019un sujet \u00e0 l\u2019autre, on ferme des dossiers \u00e0 toute vitesse, et on termine souvent avec la sensation d\u2019avoir beaucoup travaill\u00e9 sans avoir vraiment d\u00e9cid\u00e9. Le cerveau aime l\u2019illusion du \u201ctout boucl\u00e9\u201d. Le corps, lui, paie la tension.<\/p>\n<p>La contre-mesure, c\u2019est de d\u00e9cider vite : est-ce une urgence r\u00e9elle, un effort utile, ou une envie de faire impeccable ? Si la r\u00e9ponse n\u2019apporte pas de valeur concr\u00e8te \u00e0 la reprise, le sujet peut attendre.<\/p>\n<p><strong>2. Dire oui trop vite<\/strong><\/p>\n<p>Un coll\u00e8gue demande un coup de main. Un client r\u00e9clame un retour. Un responsable ajoute une petite t\u00e2che \u201crapide\u201d. Pris isol\u00e9ment, chaque ajout semble minime. Mais en fin de semaine, ces petits oui s\u2019additionnent vite.<\/p>\n<p>Dans un magasin, cela peut \u00eatre la r\u00e9serve \u00e0 r\u00e9organiser \u201cpendant qu\u2019on y est\u201d, le rayon \u00e0 v\u00e9rifier une derni\u00e8re fois, puis la commande urgente \u00e0 traiter avant de partir. Dans un bureau, cela ressemble \u00e0 la r\u00e9ponse \u00e0 envoyer, au document \u00e0 relire, puis \u00e0 la correction de derni\u00e8re minute qu\u2019on vous confie \u201csi vous avez un moment\u201d. Et ce moment n\u2019existe plus. La journ\u00e9e se fragmente, la disponibilit\u00e9 s\u2019\u00e9rode, et l\u2019on finit par travailler en apn\u00e9e.<\/p>\n<p>Ici, la bonne r\u00e9ponse n\u2019est pas forc\u00e9ment un non sec. Elle peut \u00eatre un cadrage simple : \u201cJe peux le regarder, mais pas avant demain matin\u201d, \u201cJe le prends si on d\u00e9cale autre chose\u201d, \u201cJe le note pour apr\u00e8s mon d\u00e9part\u201d. Vous gardez votre confiance en soi au travail en posant un d\u00e9lai clair au lieu de dire oui trop vite.<\/p>\n<p><strong>3. Compenser la fatigue par plus d\u2019effort<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est le r\u00e9flexe le plus pi\u00e9geux. On sent la lassitude, alors on pousse un peu plus fort. On se dit que cela passera apr\u00e8s les vacances, qu\u2019il faut tenir encore deux jours. Mais compenser la fatigue par l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration revient souvent \u00e0 puiser dans la r\u00e9serve au lieu de la pr\u00e9server.<\/p>\n<p>Dans un service de soins, par exemple, une aide-soignante peut vouloir terminer les transmissions, soutenir une coll\u00e8gue d\u00e9bord\u00e9e, r\u00e9pondre aux familles et pr\u00e9parer la suite avec la m\u00eame intensit\u00e9. La d\u00e9marche est professionnelle, mais l\u2019effet est lourd : la semaine devient dense, puis le d\u00e9part arrive avec la t\u00eate encore pleine et le corps d\u00e9j\u00e0 us\u00e9. Dans un poste commercial, cela peut ressembler \u00e0 la volont\u00e9 de traiter tous les appels, toutes les relances et tous les devis avant de quitter le bureau, alors qu\u2019un tri suffirait.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9flexes ont un point commun : ils donnent de la satisfaction \u00e0 court terme, mais ils co\u00fbtent cher \u00e0 la sortie. Ils rassurent sur le moment, puis ils grignotent le repos.<\/p>\n<h3>Revenir \u00e0 l\u2019essentiel : ce qui m\u00e9rite vraiment votre \u00e9nergie<\/h3>\n<p>La bonne question change tout : qu\u2019est-ce qui m\u00e9rite vraiment votre \u00e9nergie avant le d\u00e9part ?<\/p>\n<p>Pour y r\u00e9pondre, vous pouvez utiliser un tri en trois zones tr\u00e8s simple.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Urgent et bloquant<\/strong> : ce qui conditionne r\u00e9ellement la suite, la reprise ou le fonctionnement d\u2019une autre personne.<\/li>\n<li><strong>Utile mais reportable<\/strong> : ce qui serait bien fait maintenant, sans cr\u00e9er de risque majeur si cela attend.<\/li>\n<li><strong>Confort ou perfectionnisme<\/strong> : ce qui donne le sentiment d\u2019\u00eatre impeccable, mais n\u2019apporte pas de b\u00e9n\u00e9fice concret \u00e0 court terme.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette distinction aide \u00e0 sortir du flou. La semaine d\u2019avant les vacances n\u2019est pas le moment de \u201csubir tout ce qui bouge\u201d. C\u2019est le moment de s\u00e9curiser, transmettre et simplifier.<\/p>\n<p>Une m\u00e9thode encore plus concr\u00e8te consiste \u00e0 limiter vos priorit\u00e9s \u00e0 <strong>trois maximum<\/strong>. Pas cinq. Pas huit. Trois. Si vous \u00eates en bureau, cela peut \u00eatre : finir le dossier bloquant, pr\u00e9parer la passation, envoyer le message de fermeture. Si vous \u00eates sur le terrain, cela peut devenir : traiter les urgences client, laisser les consignes utiles, v\u00e9rifier le mat\u00e9riel ou les stocks n\u00e9cessaires \u00e0 la reprise. Si vous managez une \u00e9quipe, cela peut vouloir dire : clarifier les responsabilit\u00e9s, alerter sur les points sensibles, et d\u00e9cider ce qui reste en attente.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e cl\u00e9 est simple : plus la sortie approche, plus le tri compte que la quantit\u00e9 d\u2019efforts. Cinq actions bien choisies valent mieux que quinze micro-t\u00e2ches trait\u00e9es dans la pr\u00e9cipitation. Dans une organisation semaine travail bien pens\u00e9e, on ne cherche pas \u00e0 tout boucler ; on cherche \u00e0 fermer les bons sujets.<\/p>\n<p>Posez-vous donc cette question tr\u00e8s concr\u00e8te : si je ne pouvais transmettre que trois choses avant de partir, lesquelles compteraient vraiment ? Cette question coupe \u00e0 travers le bruit. Elle \u00e9vite de confondre s\u00e9rieux et surcharge. Elle redonne de la place \u00e0 ce qui soutient r\u00e9ellement la suite.<\/p>\n<h3>Pr\u00e9parer un vrai sas de transition avant le d\u00e9part<\/h3>\n<p>Le sas de transition est souvent le passage le plus utile de la semaine. Il fait la diff\u00e9rence entre un d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9 et une sortie propre. Entre les deux, il faut un petit espace de fermeture.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, ce sas commence avant le dernier jour. L\u2019objectif n\u2019est pas de tout finir, mais de laisser une situation lisible. Pour cela, notez ce qui reste ouvert, ce qui a \u00e9t\u00e9 transmis, ce qui attendra la reprise et ce qui m\u00e9rite une relance pr\u00e9cise \u00e0 votre retour. Ce geste simple all\u00e8ge imm\u00e9diatement la charge mentale. Le cerveau aime savoir o\u00f9 sont les choses.<\/p>\n<p>Vous pouvez ensuite organiser une <strong>fermeture de semaine<\/strong> en quatre gestes rep\u00e8res :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Noter<\/strong> : \u00e9crire les priorit\u00e9s de reprise, les points de vigilance et les t\u00e2ches qui ne doivent pas se perdre.<\/li>\n<li><strong>Transmettre<\/strong> : pr\u00e9venir les personnes concern\u00e9es, clarifier ce qui est fait et ce qui ne l\u2019est pas.<\/li>\n<li><strong>Fermer<\/strong> : ranger le poste, v\u00e9rifier ce qui doit l\u2019\u00eatre, puis marquer une vraie fin au lieu de partir dans le flottement.<\/li>\n<li><strong>Pr\u00e9parer la reprise<\/strong> : laisser un support clair pour le retour, afin de ne pas recommencer dans le brouillard.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ce protocole prend peu de temps, mais il change la texture du d\u00e9part. On ne quitte plus le travail dans l\u2019urgence. On le ferme nettement.<\/p>\n<p>Un message court suffit souvent \u00e0 faire baisser la tension : &gt; \u201cJe pars vendredi. Le dossier X est avanc\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tape 2. J\u2019ai not\u00e9 les points restants et la reprise se fera sur la base du document partag\u00e9. Si un point bloque avant mon retour, merci de me l\u2019indiquer d\u2019ici jeudi midi.\u201d<\/p>\n<p>Ce type de passation \u00e9vite les \u00e9changes flous et les sollicitations de derni\u00e8re minute. Il aide aussi \u00e0 g\u00e9rer les relations difficiles au travail, quand certains attendent une disponibilit\u00e9 totale jusqu\u2019au dernier moment. Poser un cadre clair, c\u2019est prot\u00e9ger sa concentration sans cr\u00e9er de tension inutile.<\/p>\n<p>Prenons un autre exemple. Une coordinatrice d\u2019\u00e9quipe termine sa semaine avant cong\u00e9s. Si elle laisse des consignes dans sa t\u00eate, des documents dispers\u00e9s et des \u201con verra \u00e0 la reprise\u201d, les vacances restent partiellement occup\u00e9es par le travail. Si, au contraire, elle consacre quinze minutes \u00e0 noter les points ouverts, \u00e0 transmettre les priorit\u00e9s et \u00e0 ranger ce qui doit l\u2019\u00eatre, elle cr\u00e9e une vraie coupure. Le repos peut alors commencer sans arri\u00e8re-pens\u00e9e.<\/p>\n<p>Ce sas est pr\u00e9cieux parce qu\u2019il prot\u00e8ge la qualit\u00e9 des vacances. Quand le d\u00e9part se fait dans le brouillard, le corps reste en alerte. Quand il s\u2019appuie sur une fermeture nette, on peut couper mentalement du travail et r\u00e9duire l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 du retour.<\/p>\n<h3>Tenir l\u2019\u00e9lan sans s\u2019\u00e9puiser : la juste cadence jusqu\u2019au dernier jour<\/h3>\n<p>L\u2019enjeu n\u2019est donc pas de ralentir brutalement. Il s\u2019agit de tenir une cadence juste : assez d\u2019\u00e9lan pour avancer, assez de retenue pour ne pas se vider.<\/p>\n<p>Pour y parvenir, gardez vos priorit\u00e9s visibles. Regroupez les t\u00e2ches proches au lieu de sautiller d\u2019un sujet \u00e0 l\u2019autre. R\u00e9servez des plages courtes pour les r\u00e9ponses, les cl\u00f4tures et les ajustements. Et surtout, acceptez que tout ne m\u00e9rite pas le m\u00eame niveau d\u2019\u00e9nergie.<\/p>\n<p>Quelques rep\u00e8res tr\u00e8s simples peuvent aider : &#8211; traiter d\u2019abord ce qui s\u00e9curise la continuit\u00e9 ; &#8211; refuser les ajouts qui rel\u00e8vent surtout de l\u2019habitude ; &#8211; remettre \u00e0 plus tard ce qui n\u2019a pas d\u2019effet r\u00e9el avant le d\u00e9part ; &#8211; prendre de vraies micro-pauses, m\u00eame br\u00e8ves : boire, marcher, respirer, lever les yeux.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi vous appuyer sur une m\u00e9thode rapide en cinq minutes : &#8211; lister tout ce qui tourne en t\u00eate ; &#8211; entourer les trois \u00e9l\u00e9ments vraiment utiles ; &#8211; barrer ce qui rel\u00e8ve du perfectionnisme ; &#8211; \u00e9crire ce qui doit \u00eatre transmis ; &#8211; d\u00e9cider ce qui attendra sans culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Ces gestes paraissent modestes. Ils stabilisent pourtant la journ\u00e9e. Ils \u00e9vitent cette impression de tenir en force jusqu\u2019au vendredi soir, puis de s\u2019\u00e9crouler d\u2019un coup.<\/p>\n<p>La mani\u00e8re de parler aux autres compte aussi. Un \u201cje vous l\u2019envoie avant mon d\u00e9part\u201d ou un \u201cje m\u2019en occupe demain matin\u201d pose un cadre clair. Vous restez fiable sans vous laisser aspirer par l\u2019imm\u00e9diatet\u00e9 de tout le monde. C\u2019est souvent l\u00e0 que se joue la diff\u00e9rence entre \u00eatre disponible et \u00eatre enti\u00e8rement absorb\u00e9.<\/p>\n<p>Il y a aussi une dimension psychologique importante : partir sans tout finir peut r\u00e9veiller la culpabilit\u00e9. On a parfois l\u2019impression de laisser du travail derri\u00e8re soi alors qu\u2019on devrait tout r\u00e9gler. Pourtant, la confiance en soi au travail consiste aussi \u00e0 savoir hi\u00e9rarchiser, assumer un sujet en attente et tenir son cadre sans se justifier en permanence.<\/p>\n<p>Quand la surcharge avant vacances revient chaque ann\u00e9e avec la m\u00eame intensit\u00e9, c\u2019est un signal \u00e0 prendre au s\u00e9rieux. Si le surmenage avant les vacances devient syst\u00e9matique, si la peur de partir prend le dessus, si les limites pos\u00e9es ne sont jamais respect\u00e9es, il faut regarder de plus pr\u00e8s l\u2019organisation, le poste, le collectif, voire le style de management. Parfois, ce n\u2019est pas seulement la semaine qui est mal calibr\u00e9e ; c\u2019est le fonctionnement global qui \u00e9puise. Dans certains cas, r\u00e9am\u00e9nager ses m\u00e9thodes suffit. Dans d\u2019autres, la r\u00e9p\u00e9tition du probl\u00e8me invite \u00e0 envisager un changement de travail.<\/p>\n<p>Le point cl\u00e9, au fond, est celui-ci : pr\u00e9parer ses vacances, ce n\u2019est pas ajouter de la tension \u00e0 la tension. C\u2019est organiser une sortie propre, fluide et tenable. Vous offrez \u00e0 votre syst\u00e8me nerveux un message coh\u00e9rent : le travail a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 avec s\u00e9rieux, les limites ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es, et le repos peut commencer.<\/p>\n<p>Partir fatigu\u00e9 n\u2019est pas le but. Partir clair l\u2019est.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Quand la semaine d\u2019avant les vacances s\u2019emballe, le vrai sujet devient vite la clart\u00e9. Vous avez vu comment les urgences apparentes, les petits oui donn\u00e9s trop vite et la fatigue compens\u00e9e \u00e0 coup d\u2019efforts cr\u00e9ent une mont\u00e9e en tension qui grignote le repos \u00e0 venir. En triant vos priorit\u00e9s, en limitant vos axes d\u2019action et en pr\u00e9parant un sas de transition simple, vous redonnez de l\u2019air \u00e0 vos journ\u00e9es et de la nettet\u00e9 \u00e0 votre d\u00e9part.<\/p>\n<p>Le b\u00e9n\u00e9fice essentiel, c\u2019est de partir avec l\u2019esprit plus l\u00e9ger et une \u00e9nergie mieux gard\u00e9e. Quand vous choisissez l\u2019essentiel, quand vous cadrez vos \u00e9changes et quand vous organisez une vraie fermeture de semaine, vous prot\u00e9gez \u00e0 la fois votre calme, votre efficacit\u00e9 et la qualit\u00e9 de vos vacances.<\/p>\n<p>D\u00e8s votre prochaine fin de semaine avant cong\u00e9s, prenez quelques minutes pour lister vos trois priorit\u00e9s, clarifier ce qui part en transmission et fixer un cadre lisible pour la reprise. Ce petit tri change tout : il transforme la pr\u00e9cipitation en ma\u00eetrise et la tension en souffle.<\/p>\n<p>Vous n\u2019avez pas \u00e0 m\u00e9riter le repos \u00e0 coups d\u2019\u00e9puisement. Vous pouvez le pr\u00e9parer avec lucidit\u00e9, y entrer avec fiert\u00e9 et entendre, enfin, cette sensation rare et pr\u00e9cieuse : tout est \u00e0 sa place, vous aussi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La semaine qui pr\u00e9c\u00e8de vos vacances peut ressembler \u00e0 une course folle o\u00f9 tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re au moment pr\u00e9cis o\u00f9 vous voudriez souffler. Pourquoi votre agenda se remplit-il soudainement, pourquoi les petites demandes prennent-elles toute la place, et pourquoi la fatigue semble-t-elle grimper juste avant le d\u00e9part ? Comment garder une organisation semaine travail claire quand &#8230; <a href=\"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/la-semaine-davant-les-vacances-lacceleration-qui-annule-le-repos\/\" title=\"La semaine d&rsquo;avant les vacances : l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration qui annule le repos\" class=\"read-more\"  aria-label=\"En savoir plus sur La semaine d&rsquo;avant les vacances : l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration qui annule le repos\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2149,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-1808","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-equilibre-pro"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1808","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1808"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1808\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2148,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1808\/revisions\/2148"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2149"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1808"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1808"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1808"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}