{"id":361,"date":"2026-07-01T08:04:44","date_gmt":"2026-07-01T06:04:44","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=361"},"modified":"2026-07-01T08:04:44","modified_gmt":"2026-07-01T06:04:44","slug":"le-moment-precis-ou-il-faut-sarreter-et-que-tout-le-monde-rate","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/le-moment-precis-ou-il-faut-sarreter-et-que-tout-le-monde-rate\/","title":{"rendered":"Le moment pr\u00e9cis o\u00f9 il faut s&rsquo;arr\u00eater (et que tout le monde rate)"},"content":{"rendered":"<p>Il existe un instant o\u00f9 continuer co\u00fbte plus cher que s\u2019arr\u00eater, et c\u2019est souvent celui que vous laissez filer.<\/p>\n<p>Je vois souvent la m\u00eame sc\u00e8ne : vous sentez la fatigue monter, votre attention se brouille, votre corps se tend, puis vous forcez encore un peu, comme si le bon r\u00e9flexe \u00e9tait de tenir jusqu\u2019au bout. R\u00e9sultat : <strong>stress au travail<\/strong>, <strong>charge mentale<\/strong>, <strong>fatigue au travail<\/strong> et tensions qui s\u2019installent en silence.<\/p>\n<p>Dans cet article, je vous montre comment rep\u00e9rer le vrai <strong>signal de trop-plein<\/strong>, reconna\u00eetre les signes discrets du corps et de l\u2019esprit, puis choisir le moment pr\u00e9cis o\u00f9 une pause devient plus utile qu\u2019un effort suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Vous verrez aussi comment cr\u00e9er un rituel d\u2019arr\u00eat simple, quand reprendre avec plus de clart\u00e9, et comment prot\u00e9ger votre \u00e9nergie avant que la journ\u00e9e vous mange tout cru.<\/p>\n<h2>Le bon angle pour arr\u00eater au bon moment : comprendre le signal de trop-plein<\/h2>\n<p>On s\u2019arr\u00eate rarement au bon moment. Le plus souvent, on attend trop : le mail de trop, le geste de trop, la remarque de trop, l\u2019effort de trop. Puis le corps coupe lui-m\u00eame, en mode brouillard, crispation ou \u00e9nervement. Pour <strong>g\u00e9rer le stress au travail<\/strong>, l\u2019enjeu n\u2019est pas seulement de tenir la journ\u00e9e : il faut apprendre \u00e0 rep\u00e9rer le seuil o\u00f9 l\u2019inconfort devient de la <strong>charge mentale<\/strong> en trop, puis un vrai signal \u00e0 \u00e9couter. S\u2019arr\u00eater t\u00f4t aide \u00e0 <strong>pr\u00e9venir le burn-out<\/strong>, mais aussi \u00e0 tenir la semaine sans s\u2019user \u00e0 chaque fin de journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Le bon moment arrive souvent avant la panne. Le corps, l\u2019attention et l\u2019humeur envoient des signaux discrets bien avant la casse. Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019on les banalise : \u201c\u00e7a va passer\u201d, \u201cje termine juste \u00e7a\u201d, \u201cje ferai une pause apr\u00e8s\u201d. Entre une fatigue normale et une saturation, la diff\u00e9rence tient souvent \u00e0 peu de chose : dans la fatigue, on ralentit ; dans la saturation, on se force pour des choses simples, et tout co\u00fbte plus cher.<\/p>\n<p>Le bon rep\u00e8re, c\u2019est la qualit\u00e9 de votre pr\u00e9sence. Quand vous commencez \u00e0 relire trois fois le m\u00eame message, \u00e0 oublier un geste simple ou \u00e0 sentir monter une tension int\u00e9rieure alors que la t\u00e2che reste banale, votre syst\u00e8me demande une pause. Plus vous l\u2019entendez t\u00f4t, plus vous prot\u00e9gez votre \u00e9nergie, votre concentration et votre r\u00e9cup\u00e9ration.<\/p>\n<h2>Les signes discrets qui montrent que votre batterie arrive au rouge<\/h2>\n<p>Les signes du trop-plein ne font pas toujours de bruit. Ils arrivent en douceur, comme une fuite lente. Pour les lire, il est utile de les classer en trois familles : mental, corps, relationnel.<\/p>\n<p>Sur le plan mental, la fatigue au travail prend souvent la forme d\u2019une difficult\u00e9 \u00e0 choisir, d\u2019un manque de recul, d\u2019une impression de flotter ou d\u2019une irritabilit\u00e9 inhabituelle. Vous commencez une t\u00e2che et votre pens\u00e9e part ailleurs. Vous relisez la m\u00eame phrase. Vous entendez une consigne et elle glisse. Vous oubliez ce que vous veniez de faire, vous perdez le fil d\u2019une discussion, vous sautez une \u00e9tape. Ce n\u2019est pas seulement de la distraction : c\u2019est souvent le signe que la charge devient trop haute.<\/p>\n<p><strong>Ce que je ressens<\/strong> : je n\u2019avance plus comme d\u2019habitude, je me m\u00e9lange, je m\u2019agace vite. <strong>Ce que cela veut dire<\/strong> : l\u2019attention fatigue, la charge mentale d\u00e9borde, le cerveau filtre moins bien. <strong>Ce que je peux faire<\/strong> : ralentir, noter la prochaine action, faire une micro-pause, reprendre une seule chose \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>Sur le plan physique, le corps parle aussi. Respiration plus haute, m\u00e2choire serr\u00e9e, trap\u00e8zes durs, ventre nou\u00e9, petits maux de t\u00eate r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, jambes lourdes en fin de journ\u00e9e : ce sont des marqueurs fr\u00e9quents de saturation. On peut y ajouter les yeux qui piquent, la sensation d\u2019\u00eatre \u201cen apn\u00e9e\u201d, le dos qui se verrouille, l\u2019envie de s\u2019affaisser sur sa chaise. Ils n\u2019annoncent pas forc\u00e9ment un arr\u00eat imm\u00e9diat, mais ils disent clairement que le syst\u00e8me est en train de forcer.<\/p>\n<p><strong>Ce que je ressens<\/strong> : le corps se tend, j\u2019ai chaud ou je me vide, je tiens en crispant. <strong>Ce que cela veut dire<\/strong> : le stress s\u2019installe dans le corps, la r\u00e9cup\u00e9ration manque. <strong>Ce que je peux faire<\/strong> : desserrer la m\u00e2choire, bouger les \u00e9paules, boire de l\u2019eau, m\u2019\u00e9loigner 30 secondes de l\u2019\u00e9cran ou du poste.<\/p>\n<p>Sur le plan relationnel, le ton change. Vous r\u00e9pondez plus vite, vous supportez moins le bruit, vous avez moins envie d\u2019\u00e9changer, ou au contraire vous vous accrochez \u00e0 une petite tension comme si tout prenait trop de place. C\u2019est particuli\u00e8rement visible dans les <strong>relations difficiles au travail<\/strong> : un coll\u00e8gue qui vous interrompt, un client impatient, un manager qui relance, et votre ton devient plus sec que pr\u00e9vu. Parfois, ce n\u2019est pas ce que l\u2019autre dit qui pose probl\u00e8me, c\u2019est votre seuil de tol\u00e9rance qui a d\u00e9j\u00e0 baiss\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Ce que je ressens<\/strong> : je supporte moins les interruptions, j\u2019ai la r\u00e9partie trop courte, je m\u2019\u00e9nerve int\u00e9rieurement. <strong>Ce que cela veut dire<\/strong> : la saturation touche aussi la r\u00e9gulation \u00e9motionnelle. <strong>Ce que je peux faire<\/strong> : me donner un sas avant de r\u00e9pondre, respirer, reporter une discussion si possible, \u00e9viter de r\u00e9agir \u00e0 chaud.<\/p>\n<p>Quand deux ou trois de ces signaux apparaissent ensemble, il ne s\u2019agit plus d\u2019un simple inconfort mais d\u2019un vrai seuil d\u2019arr\u00eat. Si cela se r\u00e9p\u00e8te souvent, il faut aussi regarder l\u2019organisation de la semaine de travail : trop peu de respirations planifi\u00e9es, trop de t\u00e2ches encha\u00een\u00e9es, trop de journ\u00e9es sans vraie r\u00e9cup\u00e9ration.<\/p>\n<p>Prenons une sc\u00e8ne pr\u00e9cise. Vous \u00eates en rayon, au milieu d\u2019un passage plus charg\u00e9 que pr\u00e9vu. Vous scannez les produits, un client vous demande un renseignement, puis vous reposez un article au mauvais endroit sans vous en rendre compte. Vous le reprenez. Une seconde plus tard, vous h\u00e9sitez sur une consigne pourtant connue. Vous sentez alors cette petite crispation monter dans la nuque, comme si votre attention accrochait. C\u2019est souvent l\u00e0 que le corps dit : stop, maintenant une pause sera plus rentable que de continuer en force.<\/p>\n<h2>Le moment pr\u00e9cis o\u00f9 la pause devient plus efficace que l\u2019effort<\/h2>\n<p>Voici l\u2019id\u00e9e la plus utile : le bon moment pour faire une pause arrive souvent quand tout semble encore \u201cg\u00e9rable\u201d. Beaucoup attendent le mur. Or une pause prise au bon moment recharge davantage qu\u2019un effort prolong\u00e9 \u00e0 vide.<\/p>\n<p>Le point de bascule peut se r\u00e9sumer avec trois questions tr\u00e8s simples :<\/p>\n<ul>\n<li>Est-ce que je me force pour une t\u00e2che normalement facile ?<\/li>\n<li>Est-ce que je multiplie les erreurs, les oublis ou les retours en arri\u00e8re ?<\/li>\n<li>Est-ce que mon ton, ma respiration ou mon corps se tendent ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Si la r\u00e9ponse est oui \u00e0 au moins deux questions, le seuil est probablement d\u00e9j\u00e0 atteint.<\/p>\n<p>Le rep\u00e8re le plus fiable est simple : la t\u00e2che reste facile sur le papier, mais elle co\u00fbte soudain trop cher. Vous devez vous reprendre pour une action \u00e9l\u00e9mentaire. Vous relisez, vous retapez, vous revenez en arri\u00e8re. Votre pr\u00e9cision baisse. Votre attention devient plus ch\u00e8re \u00e0 mobiliser que d\u2019habitude. \u00c0 partir de l\u00e0, la pause est souvent plus rentable que la poursuite.<\/p>\n<p>Une vraie pause efficace n\u2019a rien d\u2019un abandon. Elle agit comme un appui bref pour faire retomber la pression. Et elle n\u2019exige pas toujours de quitter son poste. Une <strong>micro-pause<\/strong> de 30 \u00e0 90 secondes suffit souvent \u00e0 casser l\u2019\u00e9lan de saturation : poser les deux pieds au sol, rel\u00e2cher les \u00e9paules, souffler plus longuement que vous n\u2019inspirez, regarder au loin, avaler une gorg\u00e9e d\u2019eau, faire quelques pas.<\/p>\n<p>Dans les m\u00e9tiers physiques, ce basculement arrive t\u00f4t quand les gestes deviennent moins pr\u00e9cis. Dans les m\u00e9tiers relationnels, il arrive quand la patience se r\u00e9tr\u00e9cit. Dans les m\u00e9tiers de bureau, il se voit quand on clique, relit ou corrige sans avancer. Dans tous les cas, continuer co\u00fbte plus que s\u2019arr\u00eater bri\u00e8vement. Mieux vaut une courte coupure qu\u2019une demi-heure \u00e0 s\u2019acharner en perdant en qualit\u00e9.<\/p>\n<h2>Ce que vous gagnez quand vous vous arr\u00eatez avant la casse<\/h2>\n<p>S\u2019arr\u00eater avant la casse change plus de choses qu\u2019on l\u2019imagine. Vous gagnez d\u2019abord en lucidit\u00e9. Quand le syst\u00e8me redescend, les id\u00e9es se rangent, les priorit\u00e9s redeviennent visibles et les gestes gagnent en pr\u00e9cision. Une t\u00e2che qui paraissait lourde retrouve une taille plus humaine. Vous voyez mieux ce qui est urgent, ce qui peut attendre, et ce qui n\u2019a pas besoin de vous dans l\u2019instant.<\/p>\n<p>Vous gagnez aussi en \u00e9nergie r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e. M\u00eame courte, une pause bien plac\u00e9e \u00e9vite la longue descente de fin de journ\u00e9e, celle o\u00f9 tout devient plus lent, plus p\u00e9nible, plus sensible. Le repos n\u2019est pas seulement un confort : c\u2019est une mani\u00e8re de ne pas gaspiller ce qu\u2019il vous reste.<\/p>\n<p>Il y a ensuite un b\u00e9n\u00e9fice tr\u00e8s concret sur le travail lui-m\u00eame : moins d\u2019erreurs, moins d\u2019agacement, moins de tensions avec les autres. Quand vous coupez plus t\u00f4t, vous envoyez moins de messages \u00e0 moiti\u00e9 lus, vous oubliez moins de gestes, vous supportez mieux l\u2019impr\u00e9vu. Vous \u00e9vitez aussi cette phrase de trop, ce ton un peu sec, cette r\u00e9action qui ab\u00eeme une relation d\u00e9j\u00e0 fragile avec un coll\u00e8gue, un client ou un manager.<\/p>\n<p>Exemple simple : apr\u00e8s une micro-pause, vous relisez une consigne et vous rep\u00e9rez une erreur d\u2019adresse avant l\u2019envoi. Ou bien, au lieu de r\u00e9pondre s\u00e8chement \u00e0 un client press\u00e9, vous prenez trois souffles et votre voix reste calme. La pause ne vous rend pas seulement plus performant.e : elle prot\u00e8ge aussi vos relations.<\/p>\n<p>Enfin, vous r\u00e9apprenez \u00e0 \u00e9couter votre rythme. Cela construit une pr\u00e9vention du burn-out tr\u00e8s concr\u00e8te. Vous cessez de n\u00e9gocier avec la fatigue comme si elle \u00e9tait un d\u00e9tail. Vous commencez \u00e0 la traiter comme une information utile, ce qui change la fa\u00e7on de tenir dans la dur\u00e9e. \u00c0 force, cela nourrit aussi la <strong>confiance en soi au travail<\/strong> : vous savez que vous pouvez vous r\u00e9guler avant de d\u00e9border.<\/p>\n<h2>Comment vous cr\u00e9er un rituel d\u2019arr\u00eat simple, au travail comme \u00e0 la maison<\/h2>\n<p>Un rituel d\u2019arr\u00eat simple vaut mieux qu\u2019une grande d\u00e9cision difficile \u00e0 tenir. L\u2019id\u00e9e consiste \u00e0 vous offrir un petit sas, toujours au m\u00eame moment ou au m\u00eame signal. Le cerveau adore les rep\u00e8res stables : ils demandent moins d\u2019effort et deviennent vite automatiques.<\/p>\n<p>Le protocole le plus simple tient en trois \u00e9tapes.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Stop physique<\/strong> : posez ce que vous avez en main, baissez les \u00e9paules, ancrez les pieds au sol.<\/li>\n<li><strong>Rel\u00e2chement corporel<\/strong> : desserrez la m\u00e2choire, allongez la nuque, laissez tomber les mains.<\/li>\n<li><strong>R\u00e9cup\u00e9ration br\u00e8ve<\/strong> : soufflez plus longuement que vous n\u2019inspirez, buvez quelques gorg\u00e9es d\u2019eau ou regardez un point au loin pendant quelques secondes.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ce rituel prend moins d\u2019une minute et peut d\u00e9j\u00e0 faire redescendre la pression. Il est d\u2019autant plus efficace qu\u2019il reste le m\u00eame.<\/p>\n<p>Au travail, adaptez-le au contexte : entre deux clients, apr\u00e8s un appel, avant de lancer une nouvelle t\u00e2che, au retour d\u2019une r\u00e9union. En <strong>open space<\/strong>, la version discr\u00e8te marche bien : se lever, aller chercher de l\u2019eau, regarder ailleurs, faire quelques rotations d\u2019\u00e9paules. Dans un <strong>magasin<\/strong>, vous pouvez utiliser le passage entre deux interactions. Dans la <strong>relation client<\/strong>, la micro-pause peut se glisser avant de r\u00e9pondre ou en passant le relais. \u00c0 la maison, le rituel peut se glisser apr\u00e8s les courses, avant de pr\u00e9parer le repas, au moment de ranger le sac, ou juste en rentrant. M\u00eame en voiture entre deux rendez-vous, quelques souffles immobiles avant de repartir peuvent faire la diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi lui associer un mot rep\u00e8re, comme \u201cpause\u201d, \u201csouffle\u201d ou \u201creset\u201d. Ce mot sert de balise int\u00e9rieure : il vous rappelle que vous n\u2019avez pas \u00e0 attendre le rouge vif pour agir. Et surtout, faites-le d\u00e8s les premiers signaux, pas uniquement en fin de journ\u00e9e. La pause au travail est plus utile quand elle arrive t\u00f4t que quand elle sert seulement \u00e0 r\u00e9parer une saturation d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019arr\u00eat pr\u00e9coce n\u2019est pas une faiblesse. C\u2019est une mani\u00e8re de prot\u00e9ger votre capacit\u00e9 \u00e0 tenir sans vous \u00e9puiser, et de mieux organiser votre semaine de travail en laissant de vraies respirations entre les pics.<\/p>\n<h2>Reprendre ensuite avec plus de clart\u00e9, d\u2019\u00e9nergie et de souffle<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s une pause bien plac\u00e9e, la reprise change de texture. Vous revenez avec plus de nettet\u00e9 dans la t\u00eate, plus de souplesse dans le corps et plus d\u2019air dans la poitrine. La m\u00eame t\u00e2che para\u00eet moins agressive, parce que vous la reprenez depuis un endroit plus stable.<\/p>\n<p>Pour relancer le mouvement, reprenez par l\u2019action la plus simple. Un courrier \u00e0 terminer, une \u00e9tag\u00e8re \u00e0 ranger, une consigne \u00e0 v\u00e9rifier, un appel \u00e0 passer. Le red\u00e9marrage gagne en efficacit\u00e9 quand il commence petit. Ensuite, le reste suit plus facilement.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi reprendre en mode progressif : faire un premier geste, v\u00e9rifier votre niveau d\u2019\u00e9nergie, puis seulement augmenter le rythme. Cette reprise en douceur \u00e9vite de retomber imm\u00e9diatement dans la surcharge. Elle permet aussi de voir si la pause a vraiment suffi ou si vous avez besoin d\u2019un autre arr\u00eat court plus tard.<\/p>\n<p>Ce qui compte ici, c\u2019est le contraste : avant la pause, tout colle ; apr\u00e8s, la journ\u00e9e retrouve des bords. Ce retour de contours aide \u00e9norm\u00e9ment dans la gestion du stress au quotidien. Vous ne subissez plus la vague en continu. Vous r\u00e9introduisez des s\u00e9quences respirables dans un ensemble qui, sinon, vous avale.<\/p>\n<p>Avec le temps, ce r\u00e9flexe devient une vraie comp\u00e9tence. Vous rep\u00e9rez mieux les signes de stress, vous respectez davantage votre rythme et vous gardez plus de marge pour les moments qui comptent vraiment. S\u2019arr\u00eater au bon moment, ce n\u2019est pas perdre du temps : c\u2019est souvent ce qui permet de travailler mieux, plus longtemps, et avec moins de casse.<\/p>\n<p>Et si, malgr\u00e9 les pauses, les m\u00eames signaux reviennent tous les jours, il faut alors regarder au-del\u00e0 du simple rythme : l\u2019organisation, la charge, les relations difficiles au travail, parfois m\u00eame la question de <strong>changer de travail<\/strong>. Quand le corps alerte sans cesse, il ne demande pas seulement un arr\u00eat ; il demande peut-\u00eatre un ajustement plus profond.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Quand le corps commence \u00e0 serrer la m\u00e2choire, \u00e0 brouiller l\u2019attention ou \u00e0 rendre chaque geste plus lourd, il vous parle d\u00e9j\u00e0. Tout l\u2019enjeu consiste \u00e0 entendre ce signal avant que la journ\u00e9e d\u00e9borde, afin de pr\u00e9server votre \u00e9nergie, votre clart\u00e9 et votre calme dans les moments qui comptent.<\/p>\n<p>Le vrai tournant arrive souvent au moment o\u00f9 la t\u00e2che semble encore simple, mais demande d\u00e9j\u00e0 trop d\u2019effort. \u00c0 cet instant, une pause courte, plac\u00e9e au bon endroit, vous rend du souffle, de la pr\u00e9cision et une meilleure pr\u00e9sence, au travail comme \u00e0 la maison.<\/p>\n<p>D\u00e8s le prochain signe de tension, accordez-vous un arr\u00eat bref, rel\u00e2chez le corps, respirez plus longtemps et reprenez par une seule action simple. Faites-en un r\u00e9flexe, puis observez comme votre journ\u00e9e retrouve de l\u2019espace.<\/p>\n<p>Vous n\u2019avez pas \u00e0 attendre l\u2019\u00e9puisement pour vous respecter : votre lucidit\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 une force, et le bon moment pour agir commence d\u00e8s que vous l\u2019entendez.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il existe un instant o\u00f9 continuer co\u00fbte plus cher que s\u2019arr\u00eater, et c\u2019est souvent celui que vous laissez filer. 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