{"id":379,"date":"2026-05-20T07:03:24","date_gmt":"2026-05-20T05:03:24","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=379"},"modified":"2026-05-20T07:03:24","modified_gmt":"2026-05-20T05:03:24","slug":"comment-transformer-le-trajet-domicile-travail-en-moment-precieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/comment-transformer-le-trajet-domicile-travail-en-moment-precieux\/","title":{"rendered":"Comment transformer le trajet domicile-travail en moment pr\u00e9cieux"},"content":{"rendered":"<p>Chaque matin, votre trajet domicile-travail peut vous voler de l\u2019\u00e9nergie\u2026 ou vous offrir un vrai sas pour respirer, vous recentrer et entrer dans la journ\u00e9e avec plus d\u2019\u00e9lan.<\/p>\n<p>Je vois souvent les m\u00eames questions revenir autour du <strong>trajet domicile-travail<\/strong> : &#8211; Comment \u00e9viter que le trajet me vide avant m\u00eame d\u2019arriver ? &#8211; Comment transformer ce temps de transport en <strong>moment pr\u00e9cieux<\/strong> ? &#8211; Quels gestes simples aident \u00e0 mieux g\u00e9rer le <strong>stress au travail<\/strong> d\u00e8s le matin ? &#8211; Comment faire du trajet un alli\u00e9 pour all\u00e9ger la <strong>charge mentale<\/strong> ? &#8211; Comment rentrer chez soi avec davantage de calme et de clart\u00e9 ?<\/p>\n<p>Je vous montre comment redonner une forme \u00e0 votre <strong>trajet domicile-travail<\/strong> pour en faire un temps utile, apaisant et parfois m\u00eame r\u00e9jouissant, avec des rituels simples, des rep\u00e8res concrets et quelques id\u00e9es faciles \u00e0 adopter d\u00e8s demain.<\/p>\n<p>Nous allons voir comment sortir du mode automatique, installer un rituel de d\u00e9part, utiliser le trajet pour vous recentrer et terminer la journ\u00e9e avec une sensation plus douce. Bref, je vous propose de transformer ce temps ordinaire en appui discret pour votre semaine.<\/p>\n<h2>Pourquoi le trajet domicile-travail m\u00e9rite d\u2019\u00eatre v\u00e9cu comme une parenth\u00e8se pr\u00e9cieuse<\/h2>\n<p>Le matin, vous fermez la porte, vous ajustez votre sac, vous rejoignez la rue, le quai, la voiture ou le trottoir. Rien de spectaculaire. Pourtant, c\u2019est souvent l\u00e0 que la journ\u00e9e bascule. Le <strong>trajet domicile-travail<\/strong> n\u2019est pas seulement un d\u00e9placement : c\u2019est un <strong>temps de transition<\/strong>, un sas entre vie personnelle et travail. On peut le laisser se vider\u2026 ou le reconqu\u00e9rir. Et si ce moment devenait une parenth\u00e8se utile pour mieux g\u00e9rer le stress au travail, all\u00e9ger la charge mentale et pr\u00e9parer une semaine plus fluide ?<\/p>\n<p>Cette id\u00e9e m\u00e9rite d\u2019\u00eatre prise au s\u00e9rieux, parce que le trajet a une fonction tr\u00e8s concr\u00e8te : il pr\u00e9pare, il relie, il d\u00e9pose. Il peut vous aider \u00e0 entrer dans votre journ\u00e9e avec plus de stabilit\u00e9, puis \u00e0 en sortir sans tout ramener \u00e0 la maison. Autrement dit, il peut prot\u00e9ger votre \u00e9nergie au lieu de la dissoudre.<\/p>\n<p>Le vrai sujet n\u2019est donc pas de \u201cfaire plus\u201d pendant le trajet, mais de lui redonner une forme. Quand il devient un temps habit\u00e9, il agit comme un appui discret pour mieux vivre sa semaine, avec plus de clart\u00e9 et moins de dispersion.<\/p>\n<h2>Les limites du mode automatique et ce qu\u2019il \u00e9puise en vous<\/h2>\n<p>Le mode automatique donne l\u2019impression de gagner du temps. En r\u00e9alit\u00e9, il en co\u00fbte beaucoup. Vous partez d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9\u00b7e, vous arrivez encore encombr\u00e9\u00b7e, et entre les deux votre attention se fragmente. Le corps se d\u00e9place, mais l\u2019esprit reste en service continu.<\/p>\n<p>Selon le mode de transport, ce pilote automatique prend des formes diff\u00e9rentes. En voiture, il se traduit par les embouteillages v\u00e9cus en tension, la radio allum\u00e9e pour combler le vide, les sc\u00e9narios sur la journ\u00e9e \u00e0 venir. En m\u00e9tro ou en bus, il devient une succession de notifications, de pens\u00e9es en boucle, de remarques anticip\u00e9es. \u00c0 pied ou \u00e0 v\u00e9lo, il peut se glisser dans une marche rapide et serr\u00e9e, o\u00f9 l\u2019on ne voit plus rien parce qu\u2019on pense d\u00e9j\u00e0 au reste.<\/p>\n<p>\u00c0 force, cela produit trois effets tr\u00e8s concrets :<\/p>\n<ul>\n<li>une surcharge mentale, car la journ\u00e9e commence sans vraie coupure ;<\/li>\n<li>une fatigue d\u00e9cisionnelle, parce que vous devez d\u00e9j\u00e0 choisir, trier, r\u00e9pondre, sans r\u00e9pit ;<\/li>\n<li>une irritabilit\u00e9 d\u2019arriv\u00e9e, parce que vous franchissez la porte d\u00e9j\u00e0 tendu\u00b7e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il y a aussi quelque chose de plus silencieux : l\u2019impression de subir ses journ\u00e9es. Quand le trajet n\u2019a pas de forme, il ajoute du flou \u00e0 un quotidien d\u00e9j\u00e0 charg\u00e9. Vous ne savez plus tr\u00e8s bien o\u00f9 commence votre vie personnelle, o\u00f9 finit le travail, et votre syst\u00e8me int\u00e9rieur finit par tourner en continu, comme un moteur qu\u2019on n\u2019\u00e9teint jamais vraiment.<\/p>\n<p>Cette fatigue est encore plus forte quand vous anticipez des relations difficiles au travail : un \u00e9change tendu, une remarque s\u00e8che, un conflit latent, une personne impr\u00e9visible. Le trajet devient alors un terrain de rumination, o\u00f9 l\u2019on rejoue ce qui a \u00e9t\u00e9 dit, ce qui pourrait arriver, ce qu\u2019on aurait d\u00fb r\u00e9pondre. Ce stress anticipatoire \u00e9puise autant que le transport lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Prenons un exemple simple. Vous montez dans le m\u00e9tro ou dans la voiture avec la t\u00eate encore pleine des t\u00e2ches \u00e0 faire. Vous scrollez sans regarder, vous anticipez les remarques, vous rejouez une conversation. \u00c0 l\u2019arriv\u00e9e, vous n\u2019\u00eates pas seulement fatigu\u00e9\u00b7e par le transport : vous \u00eates d\u00e9j\u00e0 us\u00e9\u00b7e par tout ce que vous avez port\u00e9 sans m\u00eame vous en rendre compte. Le trajet n\u2019est alors pas un temps perdu. Il devient un temps mal utilis\u00e9, et la nuance change tout.<\/p>\n<h2>Cr\u00e9er votre rituel de d\u00e9part pour ouvrir la journ\u00e9e avec douceur<\/h2>\n<p>Un rituel de d\u00e9part n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre long pour \u00eatre efficace. Il doit simplement dire \u00e0 votre corps et \u00e0 votre esprit : la journ\u00e9e commence, mais pas n\u2019importe comment.<\/p>\n<h3>Le rituel en 1 minute<\/h3>\n<ul>\n<li>Fermez la porte en conscience.<\/li>\n<li>Posez le t\u00e9l\u00e9phone.<\/li>\n<li>Inspirez profond\u00e9ment trois fois.<\/li>\n<li>Dites une phrase d\u2019orientation : \u00ab Je commence avec stabilit\u00e9. \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>Id\u00e9al si vous \u00eates en retard, avec des enfants \u00e0 accompagner, ou si le d\u00e9part est d\u00e9j\u00e0 chaotique. L\u2019objectif n\u2019est pas la perfection, mais une micro-coupure.<\/p>\n<h3>Le rituel en 3 minutes<\/h3>\n<ul>\n<li>Marquez le passage : sac pos\u00e9, \u00e9paules rel\u00e2ch\u00e9es, regard lev\u00e9.<\/li>\n<li>Choisissez une intention simple pour la journ\u00e9e.<\/li>\n<li>Ajoutez un signal sensoriel : eau, musique, fen\u00eatre entrouverte, silence.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce format fonctionne bien en voiture, \u00e0 pied ou en transports en commun. Il aide \u00e0 pr\u00e9parer mentalement la journ\u00e9e sans la laisser vous envahir.<\/p>\n<h3>Le rituel en 5 minutes<\/h3>\n<ul>\n<li>Prenez deux minutes la veille pour pr\u00e9parer ce qui peut l\u2019\u00eatre : tenue, sac, cl\u00e9s, repas, trajet.<\/li>\n<li>Le matin, \u00e9vitez d\u2019ouvrir vos messages avant de partir.<\/li>\n<li>Associez le d\u00e9part \u00e0 une action stable : marcher d\u2019un bon pas, vous asseoir calmement, respirer avant de d\u00e9marrer.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce petit travail d\u2019anticipation all\u00e8ge l\u2019organisation de la semaine : moins de charge mentale, moins de d\u00e9cisions \u00e0 prendre au r\u00e9veil, moins de dispersion d\u00e8s le seuil franchi.<\/p>\n<p>Mini-exemple pour demain : avant de partir, posez votre sac, inspirez trois fois, dites int\u00e9rieurement une phrase simple, puis d\u00e9marrez sans ouvrir vos messages. Cinq gestes, pas davantage. Mais r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, ils changent la sensation du d\u00e9but de journ\u00e9e.<\/p>\n<h2>Transformer le temps de trajet en espace de recentrage, d\u2019observation et de respiration<\/h2>\n<p>Une fois le d\u00e9part pos\u00e9, le trajet peut devenir un temps de recentrage tr\u00e8s concret. Pas un moment parfait. Un moment utile. Pour cela, tenez-vous \u00e0 trois verbes : observer, respirer, nommer.<\/p>\n<h3>Observer<\/h3>\n<p>Regardez sans commenter. Une fa\u00e7ade, une lumi\u00e8re, les arbres, le mouvement des passants, le bruit r\u00e9gulier des roues. L\u2019observation calme le cerveau parce qu\u2019elle l\u2019arrache \u00e0 l\u2019auto-r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<h3>Respirer<\/h3>\n<p>Prenez ensuite 4 \u00e0 6 respirations lentes, avec une expiration l\u00e9g\u00e8rement plus longue que l\u2019inspiration. Pas besoin de technique compliqu\u00e9e. Si vous \u00eates crisp\u00e9\u00b7e, faites simplement en sorte que l\u2019air sorte plus longtemps qu\u2019il n\u2019entre.<\/p>\n<h3>Nommer<\/h3>\n<p>Puis mettez un mot sur ce qui est l\u00e0. Pas une analyse, un mot juste : &#8211; \u00ab fatigue \u00bb &#8211; \u00ab pression \u00bb &#8211; \u00ab appr\u00e9hension \u00bb &#8211; \u00ab \u00e9lan \u00bb &#8211; \u00ab calme \u00bb &#8211; \u00ab surcharge \u00bb<\/p>\n<p>Nommer, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 clarifier. Et clarifier, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 all\u00e9ger.<\/p>\n<p>Ce recentrage est particuli\u00e8rement pr\u00e9cieux quand vous sentez la r\u00e9union du matin vous serrer la poitrine, quand vous arrivez en ayant d\u00e9j\u00e0 l\u2019impression d\u2019\u00eatre en retard mentalement, ou quand vous rentrez avec la t\u00eate encore en pilote automatique. Dans ces moments-l\u00e0, le trajet peut servir de bord int\u00e9rieur. Il contient, il ordonne, il \u00e9vite que tout d\u00e9borde au mauvais endroit.<\/p>\n<p>Il aide aussi \u00e0 d\u00e9poser ce qui s\u2019est accumul\u00e9 : une tension de r\u00e9union, une remarque difficile, un conflit latent, une avalanche de messages, une consigne floue. En 30 secondes, vous pouvez faire tr\u00e8s simple : inspirez, expirez plus longuement, puis nommez int\u00e9rieurement ce que vous ressentez \u2014 \u00ab agacement \u00bb, \u00ab fatigue \u00bb, \u00ab tristesse \u00bb, \u00ab surcharge \u00bb. Ce geste ne r\u00e9sout pas tout, mais il \u00e9vite de rentrer chez soi avec l\u2019\u00e9motion brute encore coll\u00e9e \u00e0 la peau.<\/p>\n<p>Et si vous arrivez trop charg\u00e9\u00b7e pour parler tout de suite \u00e0 la maison, gardez cette r\u00e8gle douce : ne pas tout d\u00e9verser d\u00e8s la porte franchie. Accordez-vous un sas, m\u00eame bref, avant d\u2019\u00e9changer. Le trajet du soir peut pr\u00e9cis\u00e9ment servir \u00e0 cela : d\u00e9poser avant de retrouver les autres.<\/p>\n<h2>Faire du trajet un alli\u00e9 discret de votre estime de soi professionnelle<\/h2>\n<p>Le trajet domicile-travail ne change pas seulement votre niveau de stress. Il influence aussi votre posture professionnelle. Arriver un peu plus centr\u00e9\u00b7e, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 entrer autrement dans son r\u00f4le. Vous ne vous pr\u00e9sentez plus comme quelqu\u2019un de press\u00e9, dispers\u00e9 ou en r\u00e9action, mais comme quelqu\u2019un qui s\u2019est pr\u00e9par\u00e9 int\u00e9rieurement \u00e0 tenir sa place.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que le trajet devient un alli\u00e9 discret de l\u2019estime de soi professionnelle. Le matin, il peut vous aider \u00e0 vous rappeler une preuve concr\u00e8te de votre valeur. Pas une performance exceptionnelle. Une trace r\u00e9elle. Une qualit\u00e9 tenue. Un geste juste.<\/p>\n<p>Essayez ce micro-exercice de 30 secondes pendant le trajet du matin :<\/p>\n<ol>\n<li>Pensez \u00e0 une chose que vous avez bien faite r\u00e9cemment.<\/li>\n<li>Identifiez la qualit\u00e9 qu\u2019elle r\u00e9v\u00e8le : rigueur, patience, \u00e9coute, fiabilit\u00e9, sens du service, capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9soudre.<\/li>\n<li>Terminez par cette phrase : \u00ab Cette qualit\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 en moi aujourd\u2019hui. \u00bb<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ce geste para\u00eet minuscule. Il d\u00e9place pourtant quelque chose d\u2019essentiel : votre regard ne d\u00e9pend plus uniquement de ce que la journ\u00e9e va valider ou non. Il s\u2019appuie aussi sur ce que vous savez d\u00e9j\u00e0 de vous.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi l\u2019utiliser avant une prise de parole, une r\u00e9union difficile ou une interaction d\u00e9licate. Par exemple : vous relisez une note importante dans le train, vous r\u00e9p\u00e9tez mentalement l\u2019id\u00e9e principale dans la voiture, ou vous marchez en vous rappelant que vous avez d\u00e9j\u00e0 su g\u00e9rer une situation complexe cette semaine. Cette preuve concr\u00e8te de comp\u00e9tence nourrit la confiance en soi au travail : \u00ab J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 tenu ce type de responsabilit\u00e9, je peux entrer dans cet \u00e9change sans me diminuer. \u00bb<\/p>\n<p>Et cela se voit au travail. Une personne qui arrive avec un peu plus d\u2019assise prend mieux la parole, se laisse moins d\u00e9stabiliser par une remarque, garde davantage son axe face aux impr\u00e9vus. L\u2019estime de soi professionnelle n\u2019est pas une abstraction : elle se lit dans la fa\u00e7on d\u2019entrer dans une pi\u00e8ce, de r\u00e9pondre, de poser une limite, d\u2019accepter une t\u00e2che sans se rabaisser. Le trajet peut nourrir cette posture, simplement parce qu\u2019il vous aide \u00e0 ne pas arriver en morceaux.<\/p>\n<h2>Cultiver un retour apais\u00e9 pour d\u00e9poser la journ\u00e9e et retrouver votre lumi\u00e8re int\u00e9rieure<\/h2>\n<p>Le retour demande une attention particuli\u00e8re. Le matin, vous ouvrez. Le soir, vous fermez. Si ce passage n\u2019est pas travaill\u00e9, le travail continue \u00e0 s\u2019inviter chez vous sous forme de ruminations, de tension dans les \u00e9paules, de r\u00e9ponses qu\u2019on aurait voulu donner autrement. Le trajet du soir peut alors devenir un moment de d\u00e9pose, pas une prolongation de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour cela, vous pouvez instaurer un geste de fermeture tr\u00e8s concret. \u00c0 la fin du trajet, ou pendant les derni\u00e8res minutes, posez-vous trois questions simples :<\/p>\n<ul>\n<li>Qu\u2019est-ce qui a \u00e9t\u00e9 lourd aujourd\u2019hui ?<\/li>\n<li>Qu\u2019est-ce qui a \u00e9t\u00e9 utile, m\u00eame discr\u00e8tement ?<\/li>\n<li>Qu\u2019est-ce que je laisse ici ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces questions font le tri sans dramatiser. Elles emp\u00eachent tout de rentrer dans la soir\u00e9e avec vous. Elles vous aident \u00e0 garder ce qui compte, sans emporter le reste.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi utiliser une image tr\u00e8s simple : celle d\u2019un manteau que l\u2019on retire. Le r\u00f4le, la pression, les attentes, la vigilance\u2026 tout cela a parfois besoin d\u2019\u00eatre d\u00e9pos\u00e9 avant d\u2019entrer chez soi. En le faisant consciemment, vous ne fuyez pas la journ\u00e9e ; vous lui donnez une fin. Et cette fin prot\u00e8ge votre r\u00e9cup\u00e9ration \u00e9motionnelle.<\/p>\n<p>Le retour apais\u00e9 devient alors un outil de r\u00e9cup\u00e9ration, mais aussi un signal d\u2019\u00e9coute. Si, malgr\u00e9 ces pauses, vous sentez une fatigue chronique, une anxi\u00e9t\u00e9 avant de partir, une aversion croissante du matin ou la sensation d\u2019\u00eatre vid\u00e9\u00b7e chaque soir, le probl\u00e8me n\u2019est peut-\u00eatre plus seulement le trajet. Il peut r\u00e9v\u00e9ler qu\u2019il faut r\u00e9am\u00e9nager vos conditions de d\u00e9placement, revoir votre organisation, voire envisager de changer de travail. Ce n\u2019est pas un \u00e9chec : c\u2019est une information.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi ainsi que l\u2019on retrouve, petit \u00e0 petit, sa lumi\u00e8re int\u00e9rieure : non pas une version id\u00e9alis\u00e9e de soi, mais une pr\u00e9sence moins encombr\u00e9e, plus disponible pour le repos, la vie personnelle, les gestes ordinaires du soir. Un retour apais\u00e9 ne change pas seulement la fin de journ\u00e9e. Il change la qualit\u00e9 de la nuit qui suit, puis celle du lendemain.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Le trajet domicile-travail peut changer de visage d\u00e8s que vous lui redonnez une intention. Quelques gestes simples suffisent pour cr\u00e9er un d\u00e9part plus doux, retrouver un peu d\u2019espace mental, mieux traverser la pression de la journ\u00e9e et rentrer avec davantage de calme. Ce temps ordinaire devient alors un vrai levier pour votre \u00e9nergie, votre concentration et votre \u00e9quilibre.<\/p>\n<p>Le plus pr\u00e9cieux, au fond, tient dans cette bascule : quand vous habitez votre trajet, vous reprenez la main sur votre rythme int\u00e9rieur et vous entrez dans vos journ\u00e9es avec plus d\u2019axe, plus de pr\u00e9sence et plus de confiance.<\/p>\n<p>D\u00e8s votre prochain d\u00e9part, choisissez un rituel court, observez autour de vous, respirez plus lentement et gardez une phrase d\u2019orientation simple. Puis faites du retour un moment de d\u00e9pose, pour que votre soir\u00e9e retrouve de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.<\/p>\n<p>Ce que vous construisez l\u00e0 compte vraiment : une fa\u00e7on plus juste de commencer, de traverser et de refermer vos journ\u00e9es, avec assez de tenue pour avancer et assez de douceur pour vous respecter.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque matin, votre trajet domicile-travail peut vous voler de l\u2019\u00e9nergie\u2026 ou vous offrir un vrai sas pour respirer, vous recentrer et entrer dans la journ\u00e9e avec plus d\u2019\u00e9lan. 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