{"id":382,"date":"2026-06-17T07:03:41","date_gmt":"2026-06-17T05:03:41","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=382"},"modified":"2026-06-17T07:03:41","modified_gmt":"2026-06-17T05:03:41","slug":"la-methode-des-trois-piles-pour-ne-plus-jamais-courir-apres-votre-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/la-methode-des-trois-piles-pour-ne-plus-jamais-courir-apres-votre-travail\/","title":{"rendered":"La m\u00e9thode des trois piles pour ne plus jamais courir apr\u00e8s votre travail"},"content":{"rendered":"<p>Votre journ\u00e9e de travail ressemble parfois \u00e0 un bureau retourn\u00e9 par le vent : tout arrive en m\u00eame temps, tout para\u00eet important, et vous finissez par courir derri\u00e8re vos propres dossiers. J\u2019utilise ici une m\u00e9thode tr\u00e8s simple, la <strong>m\u00e9thode des trois piles<\/strong>, pour remettre un peu d\u2019ordre dans ce joyeux d\u00e9sordre.<\/p>\n<p>Vous vous demandez sans doute comment distinguer <strong>l\u2019urgent<\/strong>, <strong>l\u2019utile<\/strong> et <strong>le vivant<\/strong> sans perdre du temps, comment reprendre la main quand les demandes s\u2019accumulent, et comment garder assez d\u2019\u00e9nergie pour avancer sans vous \u00e9puiser. Vous cherchez aussi une fa\u00e7on concr\u00e8te de r\u00e9duire la <strong>charge mentale au travail<\/strong> et de retrouver une <strong>organisation du travail<\/strong> plus claire.<\/p>\n<p>Dans cet article, je vous montre comment appliquer la <strong>m\u00e9thode des trois piles<\/strong> au quotidien, comment l\u2019utiliser d\u00e8s le matin pour mieux prioriser, et comment en faire un r\u00e9flexe simple qui all\u00e8ge vos journ\u00e9es tout en renfor\u00e7ant votre <strong>confiance au travail<\/strong>.<\/p>\n<p>Vous allez voir que ce tri change beaucoup plus qu\u2019un agenda : il \u00e9claire vos priorit\u00e9s, remet de la respiration dans vos journ\u00e9es et vous aide \u00e0 reprendre une vraie direction. Entrons dans le d\u00e9tail.<\/p>\n<h3>Pourquoi les journ\u00e9es de travail se dispersent si vite, et ce que la m\u00e9thode des trois piles vient remettre en ordre<\/h3>\n<p>Une journ\u00e9e de travail se disperse souvent avant m\u00eame que vous ayez vraiment commenc\u00e9. Un message s\u2019affiche, une demande s\u2019ajoute, un coll\u00e8gue passe la t\u00eate, un dossier change de priorit\u00e9. L\u2019attention se trouve tir\u00e9e dans plusieurs directions, et le probl\u00e8me n\u2019est pas seulement le volume : c\u2019est le m\u00e9lange. Tout prend la couleur de l\u2019urgence, et l\u2019on avance alors en r\u00e9action plut\u00f4t qu\u2019en d\u00e9cision. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une semaine de travail, ce flou nourrit la charge mentale, le stress au travail et cette impression de courir apr\u00e8s son propre bureau.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode des trois piles remet de l\u2019ordre sans promettre une semaine sans impr\u00e9vu. Elle aide \u00e0 d\u00e9cider plus vite, \u00e0 moins subir les interruptions et \u00e0 garder de l\u2019\u00e9nergie pour la suite. Moins de dispersion mentale, moins de culpabilit\u00e9, plus de prise sur le d\u00e9roul\u00e9 concret de la semaine.<\/p>\n<h3>La logique des trois piles : distinguer l\u2019urgent, l\u2019utile et le vivant<\/h3>\n<p>La m\u00e9thode repose sur un tri simple : tout ce qui vous attend est d\u00e9pos\u00e9 dans trois piles distinctes. L\u2019urgent, l\u2019utile, le vivant. Leur int\u00e9r\u00eat n\u2019est pas de tout classer, mais de vous obliger \u00e0 faire une diff\u00e9rence nette entre ce qui presse, ce qui construit, et ce qui vous maintient debout.<\/p>\n<p>La pile de l\u2019urgent contient ce qui demande une r\u00e9ponse rapide, avec un d\u00e9lai court ou une cons\u00e9quence imm\u00e9diate. Exemple : r\u00e9pondre \u00e0 un client avant midi, traiter une alerte, transmettre un document attendu dans la journ\u00e9e. Si une t\u00e2che peut attendre sans casser le fonctionnement, elle n\u2019est pas urgente.<\/p>\n<p>La pile de l\u2019utile regroupe ce qui fait avancer le travail de fa\u00e7on solide, m\u00eame si ce n\u2019est pas \u00e0 traiter tout de suite. Pr\u00e9parer un dossier, classer des pi\u00e8ces, mettre \u00e0 jour un tableau, anticiper une commande, relancer une personne sans enjeu imm\u00e9diat : tout ce qui nourrit le fond du travail, sans r\u00e9clamer la minute suivante, va ici. C\u2019est l\u2019important non urgent.<\/p>\n<p>La pile du vivant est la plus souvent n\u00e9glig\u00e9e, alors qu\u2019elle change tout. Elle accueille les micro-actions qui vous permettent de tenir : boire, respirer, marcher deux minutes, \u00e9tirer les \u00e9paules, ranger le plan de travail, couper les notifications pendant un temps court. Elle ne sert pas \u00e0 \u201cfaire une pause de plus\u201d. Elle sert \u00e0 emp\u00eacher la saturation. Si l\u2019action vous rend plus disponible sans cr\u00e9er de charge suppl\u00e9mentaire, elle appartient au vivant.<\/p>\n<p>Cette troisi\u00e8me pile est le vrai point diff\u00e9renciant de la m\u00e9thode. Sans elle, le tri devient m\u00e9canique. Avec elle, il devient soutenable. Parce qu\u2019une bonne organisation au travail ne repose pas seulement sur des t\u00e2ches trait\u00e9es ; elle repose aussi sur une personne capable de rester pr\u00e9sente.<\/p>\n<h3>Commencer sa journ\u00e9e sans se laisser happer : le rituel simple des trois piles<\/h3>\n<p>Le meilleur moment pour utiliser la m\u00e9thode, c\u2019est le d\u00e9but de journ\u00e9e, avant que le flux ne vous emporte. Cinq \u00e0 sept minutes suffisent. Ouvrez votre agenda, regardez vos contraintes r\u00e9elles, puis listez les 3 \u00e0 5 \u00e9l\u00e9ments du jour. Pas besoin d\u2019un syst\u00e8me sophistiqu\u00e9 : il faut un geste clair.<\/p>\n<p>D\u00e9posez d\u2019abord ce qui presse dans la pile de l\u2019urgent. Ensuite, ce qui fera avancer le travail dans la pile de l\u2019utile. Enfin, choisissez une ou deux actions de la pile du vivant pour tenir la journ\u00e9e sans vous \u00e9teindre trop vite. Terminez par une premi\u00e8re action tr\u00e8s simple \u00e0 lancer dans les dix premi\u00e8res minutes. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas de remplir trois colonnes \u00e0 \u00e9galit\u00e9, mais de voir imm\u00e9diatement ce qui m\u00e9rite votre premier mouvement.<\/p>\n<p>Si vous commencez souvent dans l\u2019urgence, ne cherchez pas \u00e0 tout trier d\u2019un coup. Prenez d\u2019abord la demande la plus pressante, puis demandez-vous seulement si le reste est r\u00e9ellement urgent ou simplement bruyant. Ce petit temps de tri suffit souvent \u00e0 \u00e9viter de se faire happer par les sollicitations les plus visibles.<\/p>\n<p>Imaginez une responsable de r\u00e9ception dans un h\u00f4tel. Elle arrive, ouvre sa bo\u00eete mail et trouve une demande d\u2019annulation, un planning \u00e0 ajuster, un client \u00e0 rappeler et une \u00e9quipe \u00e0 coordonner. Si elle r\u00e9pond \u00e0 tout au m\u00eame niveau, elle se retrouve happ\u00e9e en dix minutes. Avec les trois piles, elle tranche : l\u2019annulation urgente rejoint la premi\u00e8re pile, le planning dans la deuxi\u00e8me, et le fait de boire un caf\u00e9 debout avant d\u2019ouvrir les appels fait partie de la troisi\u00e8me. R\u00e9sultat : elle ne commence pas par subir, elle commence par orienter.<\/p>\n<p>M\u00eame logique pour une infirmi\u00e8re de service, une comptable en cl\u00f4ture, une assistante commerciale ou une cheffe de projet : le rituel du matin ne supprime pas les impr\u00e9vus, mais il \u00e9vite de confondre premier signal et vraie priorit\u00e9.<\/p>\n<h3>Faire circuler son travail au bon endroit, au bon moment, sans s\u2019\u00e9parpiller<\/h3>\n<p>Une fois le tri pos\u00e9, la vraie question devient : comment faire circuler le travail sans retomber dans le chaos ? La r\u00e9ponse tient en un principe simple : chaque pile appelle un traitement diff\u00e9rent, et ce traitement peut se penser sur la journ\u00e9e comme sur la semaine.<\/p>\n<p>Une t\u00e2che urgente m\u00e9rite un cr\u00e9neau court, net, sans dispersion. On la prend, on la traite, on la referme. Une t\u00e2che utile demande un bloc plus stable, quand vous avez un peu d\u2019attention disponible. Il vaut mieux lui r\u00e9server un vrai temps que d\u2019essayer de l\u2019absorber entre deux interruptions. Une action du vivant se glisse entre les s\u00e9quences, non pas comme un luxe, mais comme un sas. Elle r\u00e9introduit de la respiration avant que la fatigue ne durcisse tout.<\/p>\n<p>Sur une semaine de travail, cette logique change beaucoup de choses. Le lundi peut servir \u00e0 vider les urgences et \u00e0 poser les blocs utiles. Le milieu de semaine permet d\u2019avancer les t\u00e2ches de fond. Le vendredi, ou le dernier jour utile, devient un moment de r\u00e9\u00e9valuation : qu\u2019est-ce qui reste en cours, qu\u2019est-ce qui doit \u00eatre reclass\u00e9, qu\u2019est-ce qui peut attendre la semaine suivante ? Cette circulation \u00e9vite l\u2019effet \u201ctout pour aujourd\u2019hui\u201d qui fabrique de la panique.<\/p>\n<p>Le bon r\u00e9flexe, quand une nouvelle demande arrive, est tr\u00e8s simple : &#8211; si elle bloque imm\u00e9diatement la suite, elle rejoint l\u2019urgent ; &#8211; si elle compte mais peut attendre, elle rejoint l\u2019utile ; &#8211; si elle vous aide \u00e0 repartir sans vous crisper, elle peut \u00eatre suivie d\u2019un geste du vivant avant de reprendre.<\/p>\n<p>Cela change aussi la mani\u00e8re d\u2019interrompre un bloc utile. Au lieu de culpabiliser d\u00e8s qu\u2019un impr\u00e9vu surgit, vous vous posez une seule question : est-ce un vrai changement de priorit\u00e9, ou une sollicitation qui cherche juste \u00e0 prendre la place ? Si la demande est r\u00e9elle, vous basculez. Si elle ne l\u2019est pas, vous gardez votre bloc et vous prot\u00e9gez votre progression.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode est particuli\u00e8rement pr\u00e9cieuse dans les m\u00e9tiers o\u00f9 l\u2019on est sans cesse interrompu : accueil, soin, commerce, logistique, secr\u00e9tariat, coordination. Dans ces contextes, il ne s\u2019agit pas d\u2019avoir de longues plages parfaites. Il s\u2019agit de savoir reprendre la main sans repartir de z\u00e9ro \u00e0 chaque fois. Les trois piles donnent pr\u00e9cis\u00e9ment cette capacit\u00e9-l\u00e0.<\/p>\n<h3>Quand l\u2019esprit s\u2019emballe : retrouver de la clart\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un tri int\u00e9rieur plus qu\u2019\u00e0 une to-do list<\/h3>\n<p>Quand l\u2019esprit s\u2019emballe, beaucoup de personnes ajoutent une liste. Pourtant, une to-do list seule peut aggraver la sensation d\u2019encombrement. Elle grossit vite, m\u00e9lange les niveaux d\u2019urgence et laisse souvent intacte la charge mentale.<\/p>\n<p>Le tri des trois piles agit autrement. Il vous oblige \u00e0 d\u00e9cider, non seulement \u00e0 noter. C\u2019est l\u00e0 que le b\u00e9n\u00e9fice psychologique devient net : moins de saturation, moins d\u2019auto-culpabilisation, plus de sensation de contr\u00f4le. Vous ne gardez pas tout dans la t\u00eate. Vous ne tra\u00eenez pas tout en m\u00eame temps. Vous savez ce qui demande votre pr\u00e9sence maintenant, ce qui peut attendre, et ce qui vous aide \u00e0 rester disponible.<\/p>\n<p>Ce changement est discret mais puissant. Il \u00e9vite la sensation de devoir penser \u00e0 tout en permanence. Il r\u00e9duit la culpabilit\u00e9 de ne pas \u201cavoir assez avanc\u00e9\u201d. Il remplace le brouillard par une hi\u00e9rarchie utilisable. Et plus cette hi\u00e9rarchie devient claire, plus l\u2019esprit se calme.<\/p>\n<p>Pour une aide-soignante, cela peut signifier distinguer une urgence r\u00e9elle d\u2019un ajustement de tourn\u00e9e, puis s\u2019accorder trente secondes pour rel\u00e2cher les \u00e9paules avant d\u2019entrer dans la chambre suivante. Pour une employ\u00e9e de rayon, cela peut vouloir dire traiter une demande client tout de suite, garder la mise en rayon pour le cr\u00e9neau pr\u00e9vu, puis reprendre son souffle avant de retourner en r\u00e9serve. Pour une coordinatrice, cela peut consister \u00e0 noter une consigne floue dans l\u2019utile, puis \u00e0 demander une clarification au lieu de rester coinc\u00e9e dans l\u2019attente.<\/p>\n<p>Le point commun est le m\u00eame : vous cessez d\u2019\u00eatre seulement r\u00e9active. Vous redevenez d\u00e9cisionnaire. Et cette reprise de d\u00e9cision nourrit directement la confiance en soi au travail, parce qu\u2019elle montre que vous savez trier, poser un cadre et ne pas vous laisser aspirer par toutes les demandes.<\/p>\n<h3>Installer une routine qui tient dans la dur\u00e9e et qui redonne confiance en sa propre mani\u00e8re de travailler<\/h3>\n<p>Pour que la m\u00e9thode fonctionne vraiment, elle doit devenir une routine simple, pas un id\u00e9al de plus. Le but n\u2019est pas de tenir un syst\u00e8me impeccable. Le but est d\u2019avoir un cadre assez l\u00e9ger pour \u00eatre repris chaque jour.<\/p>\n<p>Le plus efficace est souvent de ritualiser trois moments. Le matin, vous faites votre tri. En milieu de journ\u00e9e, vous v\u00e9rifiez si quelque chose a chang\u00e9 de cat\u00e9gorie. Le soir, vous regardez ce qui a tenu, ce qui a d\u00e9bord\u00e9, et ce qui vous a soutenue. Ce retour rapide vaut mieux qu\u2019un grand bilan abstrait. Il vous apprend \u00e0 lire votre propre fonctionnement.<\/p>\n<p>\u00c0 mi-semaine, prenez deux minutes de plus pour r\u00e9ajuster l\u2019ensemble : qu\u2019est-ce qui doit passer dans l\u2019urgent, qu\u2019est-ce qui m\u00e9rite un bloc utile avant la fin de semaine, qu\u2019est-ce qui n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre sauv\u00e9 tout de suite ? Cette petite planification hebdomadaire \u00e9vite que les piles se figent.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi vous poser trois questions en fin de journ\u00e9e : &#8211; Qu\u2019est-ce qui a vraiment r\u00e9clam\u00e9 ma pr\u00e9sence ? &#8211; Qu\u2019est-ce qui a fait avancer mon travail ? &#8211; Qu\u2019est-ce qui m\u2019a permis de ne pas m\u2019\u00e9teindre en route ?<\/p>\n<p>Ces questions installent une forme de lucidit\u00e9 calme. Elles donnent de la valeur \u00e0 ce que vous faites, y compris dans les petites choses. Elles nourrissent une confiance plus solide qu\u2019un simple sentiment de performance, parce qu\u2019elles vous reconnectent \u00e0 votre mani\u00e8re r\u00e9elle de travailler.<\/p>\n<p>C\u2019est souvent l\u00e0 que le d\u00e9clic se produit. Vous comprenez que votre difficult\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas un manque de rigueur, mais un exc\u00e8s de m\u00e9lange. Vous cessez de vous reprocher de ne pas tout porter au m\u00eame niveau. Vous voyez qu\u2019une bonne organisation commence par une bonne distinction.<\/p>\n<h3>Quand la m\u00e9thode aide, et quand elle ne suffit plus<\/h3>\n<p>La m\u00e9thode des trois piles aide beaucoup quand le probl\u00e8me vient d\u2019un trop-plein de sollicitations, d\u2019une priorit\u00e9 mal lue ou d\u2019une semaine mal cadr\u00e9e. En revanche, elle ne r\u00e8gle pas tout. Si l\u2019environnement de travail est durablement flou, si les priorit\u00e9s changent sans cesse sans arbitrage, si les urgences sont impos\u00e9es par d\u2019autres sans discussion, la m\u00e9thode devient un soutien, pas une solution compl\u00e8te.<\/p>\n<p>Les interruptions li\u00e9es aux relations difficiles au travail sont un bon exemple. Une demande vague d\u2019un manager, un coll\u00e8gue envahissant, une pression de derni\u00e8re minute, un \u201cil faut le faire tout de suite\u201d sans contexte : dans ces cas-l\u00e0, le tri sert \u00e0 reprendre de la clart\u00e9, mais il faut aussi poser une limite. Parfois, le bon geste n\u2019est pas de mieux organiser, mais de demander une clarification, de reformuler le besoin ou de signaler qu\u2019une t\u00e2che devra attendre.<\/p>\n<p>Si votre poste vous pousse en permanence \u00e0 l\u2019\u00e9clatement, ou si le stress au travail devient chronique malgr\u00e9 vos ajustements, il faut aussi regarder le cadre lui-m\u00eame. Une m\u00e9thode d\u2019organisation ne remplace pas un environnement sain. Et si tout vous oblige \u00e0 courir en permanence, il peut devenir n\u00e9cessaire d\u2019envisager un changement plus profond, voire de changer de travail.<\/p>\n<h3>Mini FAQ pratique sur la m\u00e9thode des trois piles<\/h3>\n<p><strong>Combien de temps \u00e7a prend ?<\/strong> Cinq \u00e0 dix minutes le matin suffisent souvent pour trier la journ\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Que faire si tout semble urgent ?<\/strong> Posez une seule question : qu\u2019est-ce qui bloque vraiment la suite aujourd\u2019hui ? Le reste passe souvent dans l\u2019utile.<\/p>\n<p><strong>Est-ce compatible avec un m\u00e9tier tr\u00e8s interrompu ?<\/strong> Oui, \u00e0 condition de faire des tri courts et de pr\u00e9voir de petits blocs, pas une organisation trop rigide.<\/p>\n<p><strong>Peut-on l\u2019utiliser seul ou en \u00e9quipe ?<\/strong> Les deux. En \u00e9quipe, elle aide m\u00eame \u00e0 expliciter ce qui est vraiment prioritaire.<\/p>\n<p><strong>Comment l\u2019adapter \u00e0 une semaine enti\u00e8re ?<\/strong> En r\u00e9partissant les urgences au d\u00e9but, les blocs utiles au milieu, puis en r\u00e9\u00e9valuant \u00e0 mi-semaine et en fin de semaine.<\/p>\n<p><strong>Quand faut-il l\u2019abandonner ?<\/strong> Quand le probl\u00e8me n\u2019est plus l\u2019organisation mais un cadre de travail structurellement instable ou toxique.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Si vous arrivez souvent au soir avec l\u2019impression d\u2019avoir couru dans tous les sens, ce ressenti a du sens : votre travail a simplement pris trop de directions en m\u00eame temps. La m\u00e9thode des trois piles vous redonne un cap lisible en s\u00e9parant ce qui presse, ce qui fait avancer, et ce qui vous remet d\u2019aplomb. En quelques minutes, vous transformez le flou en rep\u00e8res concrets, et votre journ\u00e9e retrouve une forme de tenue.<\/p>\n<p>Le vrai b\u00e9n\u00e9fice tient l\u00e0 : vous reprenez la main sur votre \u00e9nergie, votre attention et vos priorit\u00e9s, tout en gardant de la place pour tenir dans la dur\u00e9e. Quand vous triez mieux, vous avancez mieux, vous respirez mieux et vous travaillez avec davantage de confiance.<\/p>\n<p>D\u00e8s demain, testez ce tri au d\u00e9but de votre journ\u00e9e, puis ajustez-le en milieu de semaine pour voir ce qu\u2019il change vraiment dans votre fa\u00e7on de travailler. Gardez ce qui vous aide \u00e0 d\u00e9cider plus vite et \u00e0 rester solide, puis faites-en votre point d\u2019appui quotidien.<\/p>\n<p>Quand votre travail retrouve une hi\u00e9rarchie claire, vous cessez de courir apr\u00e8s lui : vous lui donnez le rythme, et c\u2019est l\u00e0 que votre mani\u00e8re de travailler prend toute sa force.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Votre journ\u00e9e de travail ressemble parfois \u00e0 un bureau retourn\u00e9 par le vent : tout arrive en m\u00eame temps, tout para\u00eet important, et vous finissez par courir derri\u00e8re vos propres dossiers. J\u2019utilise ici une m\u00e9thode tr\u00e8s simple, la m\u00e9thode des trois piles, pour remettre un peu d\u2019ordre dans ce joyeux d\u00e9sordre. 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