{"id":416,"date":"2026-06-27T00:08:06","date_gmt":"2026-06-26T22:08:06","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=416"},"modified":"2026-06-27T00:08:06","modified_gmt":"2026-06-26T22:08:06","slug":"le-secret-des-gens-qui-semblent-toujours-partants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/le-secret-des-gens-qui-semblent-toujours-partants\/","title":{"rendered":"Le secret des gens qui semblent toujours partants"},"content":{"rendered":"<p>Il existe des personnes qui disent oui avec une facilit\u00e9 d\u00e9concertante, tout en gardant une \u00e9nergie \u00e9tonnamment stable, comme si elles avaient trouv\u00e9 le mode d\u2019emploi que le reste du bureau cherche encore.<\/p>\n<p>Je me suis souvent demand\u00e9 pourquoi certaines personnes restent <strong>disponibles<\/strong>, <strong>fiables<\/strong> et <strong>efficaces<\/strong> alors que d\u2019autres finissent rinc\u00e9es d\u00e8s le milieu de journ\u00e9e. Comment tiennent-elles la cadence ? Quelles habitudes leur permettent de pr\u00e9server leur <strong>\u00e9nergie au travail<\/strong> ? Comment posent-elles des <strong>limites claires<\/strong> sans froisser tout le monde ? Quels r\u00e9flexes adoptent-elles pour garder une <strong>charge mentale l\u00e9g\u00e8re<\/strong> ? Et surtout, comment font-elles pour rester partantes quand l\u2019agenda ressemble \u00e0 une course de haies ?<\/p>\n<p>Dans cet article, je vous montre les leviers concrets qui transforment une <strong>disponibilit\u00e9 durable<\/strong> en v\u00e9ritable atout : les habitudes discr\u00e8tes qui rechargent, les <strong>priorit\u00e9s bien choisies<\/strong>, les <strong>limites souples<\/strong> qui prot\u00e8gent l\u2019\u00e9lan, et un rituel simple pour retrouver votre rythme sans vous disperser.<\/p>\n<p>Vous allez voir que le secret tient moins \u00e0 une \u00e9nergie magique qu\u2019\u00e0 un r\u00e9glage fin, presque malin, qui change la fa\u00e7on de traverser la journ\u00e9e et de rester pr\u00e9sent avec constance.<\/p>\n<h2>Pourquoi certaines personnes restent disponibles sans s\u2019\u00e9puiser<\/h2>\n<p>Il existe une disponibilit\u00e9 qui dure, et une autre qui s\u2019effondre au premier trop-plein. De l\u2019ext\u00e9rieur, elles se ressemblent : on r\u00e9pond, on aide, on avance. Mais la diff\u00e9rence est nette. Les unes tiennent parce qu\u2019elles g\u00e8rent leur \u00e9nergie avec finesse ; les autres s\u2019essoufflent parce qu\u2019elles donnent sans r\u00e9glage.<\/p>\n<p>Le secret n\u2019a rien de spectaculaire. Ce n\u2019est ni une force de caract\u00e8re hors norme, ni une volont\u00e9 de fer. C\u2019est une strat\u00e9gie d\u2019\u00e9nergie. Elles savent quand acc\u00e9l\u00e9rer, quand ralentir, et surtout quand ne pas confondre disponibilit\u00e9 et absorption totale. Elles restent fiables parce qu\u2019elles ne se vident pas en continu.<\/p>\n<p>La disponibilit\u00e9 soutenable ressemble \u00e0 une pr\u00e9sence souple, utile, stable. La suradaptation, elle, donne souvent l\u2019illusion de l\u2019efficacit\u00e9, mais au prix d\u2019une tension constante. On dit oui trop vite, on r\u00e9pond \u00e0 tout, on absorbe les urgences des autres, puis on rentre chez soi avec la sensation d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 travers\u00e9 par sa journ\u00e9e. \u00c0 l\u2019inverse, une personne r\u00e9gul\u00e9e peut finir fatigu\u00e9e, mais pas rinc\u00e9e ; elle a encore de la place pour r\u00e9cup\u00e9rer et reprendre le lendemain.<\/p>\n<p>Dans les faits, cela ressemble \u00e0 une vigilance tr\u00e8s concr\u00e8te. Un cadre ne dit pas oui \u00e0 chaque sollicitation de derni\u00e8re minute ; il garde un cr\u00e9neau pour traiter l\u2019essentiel. Une infirmi\u00e8re ne cherche pas \u00e0 tout faire d\u2019un seul \u00e9lan ; elle s\u2019organise pour rester pr\u00e9sente jusqu\u2019au bout du service. Une responsable d\u2019\u00e9quipe ne porte pas chaque alerte comme si elle lui appartenait ; elle trie, elle hi\u00e9rarchise, elle transmet. La journ\u00e9e change d\u00e8s qu\u2019on cesse de fonctionner en mode d\u00e9bordement permanent.<\/p>\n<p>On reconna\u00eet souvent une disponibilit\u00e9 durable \u00e0 quelques signaux simples : la personne sait prioriser, son \u00e9nergie reste \u00e0 peu pr\u00e8s stable en fin de journ\u00e9e, elle r\u00e9cup\u00e8re apr\u00e8s une interruption, et elle pose ses limites au travail sans culpabilit\u00e9 excessive. Ce n\u2019est pas une performance. C\u2019est un r\u00e9glage.<\/p>\n<p>Ce r\u00e9glage repose sur trois leviers : rep\u00e9rer ce qui nourrit l\u2019\u00e9nergie, limiter ce qui la grignote, et r\u00e9server son effort aux priorit\u00e9s qui comptent vraiment. Autrement dit, les personnes qui semblent toujours partantes ne font pas plus. Elles font mieux dos\u00e9.<\/p>\n<h2>Les habitudes discr\u00e8tes qui nourrissent leur \u00e9nergie au quotidien<\/h2>\n<p>Les habitudes vraiment utiles sont rarement brillantes. Elles sont sobres, r\u00e9guli\u00e8res, presque invisibles. C\u2019est justement ce qui les rend puissantes.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re consiste \u00e0 cr\u00e9er un d\u00e9but de journ\u00e9e plus net. Quelques minutes pour s\u2019installer, ouvrir son agenda, regarder les trois points qui comptent, boire un verre d\u2019eau, respirer avant de se lancer. Ce petit sas \u00e9vite d\u2019entrer dans la journ\u00e9e comme on entre dans une pi\u00e8ce d\u00e9j\u00e0 en d\u00e9sordre. Il r\u00e9duit la sensation de subir d\u2019embl\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans une organisation de semaine plus respirable, ce r\u00e9flexe se prolonge : pr\u00e9parer les \u00e9ch\u00e9ances, bloquer deux plages de concentration, laisser une marge pour les impr\u00e9vus. Sans cette pr\u00e9paration, chaque interruption prend plus de place qu\u2019elle ne devrait. Avec elle, on sait o\u00f9 l\u2019on va et ce qu\u2019on prot\u00e8ge.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me habitude est plus discr\u00e8te encore : les micro-pauses. Pas forc\u00e9ment de longues coupures, mais de vrais gestes de r\u00e9cup\u00e9ration. Regarder au loin, rel\u00e2cher la m\u00e2choire, marcher jusqu\u2019\u00e0 une autre pi\u00e8ce sans consulter son t\u00e9l\u00e9phone, prendre trois respirations avant un appel difficile. Ces mini-r\u00e9cup\u00e9rations emp\u00eachent l\u2019usure de s\u2019installer. Elles sont particuli\u00e8rement utiles pour couper la mont\u00e9e de tension avant qu\u2019elle ne s\u2019accumule.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me habitude est celle des boucles ferm\u00e9es. Une information transmise au bon moment, un dossier rang\u00e9, une t\u00e2che termin\u00e9e avant d\u2019en ouvrir une autre. Cela \u00e9vite l\u2019accumulation de petits blocs mentaux qui fatiguent plus qu\u2019on ne le croit. On pense avoir \u201cpresque fini\u201d, mais l\u2019esprit continue \u00e0 porter des t\u00e2ches inachev\u00e9es.<\/p>\n<p>La quatri\u00e8me tient \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne relationnelle. Dire bonjour avec pr\u00e9sence, demander clairement ce qu\u2019il faut, signaler un retard sans d\u00e9tour, remercier pr\u00e9cis\u00e9ment. En \u00e9quipe, ce sont souvent ces d\u00e9tails qui all\u00e8gent la journ\u00e9e. Par exemple : \u201cJe prends ce point apr\u00e8s la r\u00e9union, sinon je risque de b\u00e2cler le reste.\u201d Cette phrase simple \u00e9vite la confusion, et donc une fatigue inutile.<\/p>\n<p>Il y a aussi une habitude de fin de journ\u00e9e souvent n\u00e9glig\u00e9e : fermer mentalement le travail. Dix secondes peuvent suffire : noter ce qui reste \u00e0 faire, ranger ce qui doit l\u2019\u00eatre, et se dire clairement \u201cc\u2019est pour demain\u201d. Ce petit geste \u00e9vite de continuer \u00e0 porter le bureau dans la t\u00eate une fois la journ\u00e9e termin\u00e9e.<\/p>\n<p>Ces habitudes ont un point commun : elles \u00e9conomisent l\u2019\u00e9nergie avant qu\u2019elle ne manque. Elles rendent la journ\u00e9e plus respirable.<\/p>\n<h2>Le r\u00f4le d\u00e9cisif des limites souples et des priorit\u00e9s bien choisies<\/h2>\n<p>Le vrai tournant vient souvent d\u2019une capacit\u00e9 \u00e0 dire non sans se fermer, et oui sans se disperser. C\u2019est ce que l\u2019on peut appeler des limites souples. Elles ne sont ni rigides, ni floues. Elles prot\u00e8gent sans casser la relation.<\/p>\n<p>Une limite souple, en pratique, ressemble \u00e0 une phrase comme : \u201cJe peux m\u2019en occuper, mais pas tout de suite.\u201d Ou : \u201cJe vous aide sur ce point, puis je reviens \u00e0 ma priorit\u00e9.\u201d Ou encore : \u201cJe peux prendre ce dossier, mais il faudra qu\u2019on d\u00e9cale autre chose.\u201d On reste ouvert, mais on garde une forme. On ne se laisse pas aspirer.<\/p>\n<p>C\u2019est particuli\u00e8rement utile dans les relations difficiles au travail. Quand un coll\u00e8gue interrompt sans cesse, qu\u2019une demande urgente revient toutes les heures, ou qu\u2019une personne envahissante transforme votre disponibilit\u00e9 en \u00e9vidence, le silence finit souvent par co\u00fbter plus cher qu\u2019un cadre pos\u00e9 t\u00f4t. R\u00e9pondre vite et clairement prot\u00e8ge la relation autant que votre concentration.<\/p>\n<p>Quelques formulations peuvent aider : &#8211; \u201cJe termine ce que j\u2019ai en cours, puis je reviens vers toi.\u201d &#8211; \u201cJe ne peux pas le traiter maintenant, mais je peux le prendre \u00e0 15 h.\u201d &#8211; \u201cSi c\u2019est urgent, dis-moi ce qu\u2019on doit d\u00e9caler pour que je le prenne.\u201d<\/p>\n<p>Ce type de r\u00e9ponse \u00e9vite l\u2019escalade sans vous effacer. Il rappelle qu\u2019une limite claire n\u2019est pas un manque de coop\u00e9ration. C\u2019est une preuve de professionnalisme. Poser un cadre prot\u00e8ge la qualit\u00e9 du travail et nourrit aussi la confiance en soi au travail : je ne refuse pas par d\u00e9faut, je r\u00e8gle mon engagement pour rester fiable.<\/p>\n<p>Les priorit\u00e9s bien choisies jouent le m\u00eame r\u00f4le. Quand tout semble urgent, la charge mentale grimpe d\u2019un coup. Quand trois priorit\u00e9s claires structurent la journ\u00e9e, l\u2019esprit se calme. Il n\u2019a plus \u00e0 ren\u00e9gocier chaque minute. Il sait ce qui vient d\u2019abord, ce qui suit, et ce qui peut attendre.<\/p>\n<p>Une matrice urgence\/importance peut aider \u00e0 trancher plus vite. Ce qui est urgent et important passe en premier. Ce qui est important mais non urgent m\u00e9rite un cr\u00e9neau prot\u00e9g\u00e9. Ce qui est urgent mais peu important peut parfois \u00eatre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9, simplifi\u00e9 ou report\u00e9. Ce qui n\u2019est ni urgent ni important ne devrait pas voler votre \u00e9nergie. Ce tri \u00e9vite de confondre agitation et utilit\u00e9.<\/p>\n<p>Il faut parfois accepter une id\u00e9e contre-intuitive : plus vos limites sont claires, plus votre disponibilit\u00e9 r\u00e9elle augmente. Parce que vous ne la dilapidez pas. Parce que vous \u00e9vitez l\u2019\u00e9puisement par suradaptation. Parce que vous gardez de la place pour ce qui m\u00e9rite vraiment votre pr\u00e9sence.<\/p>\n<h2>Comment ajuster son engagement pour rester fiable sans se vider<\/h2>\n<p>Ajuster son engagement, ce n\u2019est pas travailler moins en se justifiant. C\u2019est apprendre \u00e0 doser son intensit\u00e9 selon les situations. La personne fiable n\u2019est pas celle qui r\u00e9pond \u00e0 tout avec la m\u00eame \u00e9nergie. C\u2019est celle qui sait mobiliser son attention au bon endroit.<\/p>\n<p>Le premier rep\u00e8re, ce sont les signaux pr\u00e9coces de saturation. Chez certains, ils prennent la forme d\u2019une tension dans le corps. Chez d\u2019autres, d\u2019une impatience inhabituelle, d\u2019un oubli b\u00eate, d\u2019une difficult\u00e9 \u00e0 finir ce qui est simple, ou d\u2019un sentiment de ne plus vraiment r\u00e9cup\u00e9rer. Le probl\u00e8me n\u2019est pas la fatigue elle-m\u00eame ; c\u2019est de ne pas la lire assez t\u00f4t. Plus vous rep\u00e9rez vite ces signes, plus vous pouvez r\u00e9ajuster avant la rupture.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me rep\u00e8re, c\u2019est de distinguer trois niveaux d\u2019effort. L\u2019essentiel : ce qui exige votre vigilance compl\u00e8te. L\u2019utile : ce qui m\u00e9rite une attention correcte, sans surinvestissement. Le secondaire : ce qui peut avancer de fa\u00e7on plus simple, plus tard, ou avec moins de perfection. Cette hi\u00e9rarchie \u00e9vite un pi\u00e8ge courant : traiter tout comme si tout avait la m\u00eame urgence.<\/p>\n<p>Prenons un cas concret. Une assistante m\u00e9dicale re\u00e7oit plusieurs demandes \u00e0 la suite : une urgence de rendez-vous, un dossier incomplet, une question d\u2019organisation, puis un message qui attend une r\u00e9ponse de confort. Si elle essaie de tout traiter imm\u00e9diatement, elle se disperse. Si elle classe : urgence d\u2019abord, traitement group\u00e9 ensuite, r\u00e9ponse diff\u00e9r\u00e9e pour le reste, elle reste fiable sans s\u2019\u00e9puiser. La diff\u00e9rence se voit tout de suite dans la charge mentale.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me rep\u00e8re est plus fin : se demander o\u00f9 votre \u00e9nergie produit un vrai effet, et o\u00f9 elle se dissout en micro-concessions. Beaucoup de personnes tr\u00e8s engag\u00e9es ont du mal \u00e0 voir ce qui les vide parce que cela ressemble \u00e0 de la bonne volont\u00e9. Or une bonne volont\u00e9 mal r\u00e9gl\u00e9e peut devenir co\u00fbteuse. Ajuster son engagement, c\u2019est accepter de ne pas tout porter pour prouver sa valeur.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi l\u00e0 qu\u2019il devient utile de regarder l\u2019effet des interruptions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. Une journ\u00e9e hach\u00e9e par les sollicitations laisse une impression d\u2019\u00e9parpillement, m\u00eame quand le travail a avanc\u00e9. Si l\u2019on ne cr\u00e9e pas de plages de concentration, le cerveau reste en mode alerte et le stress monte. Bloquer deux temps ferm\u00e9s, regrouper les r\u00e9ponses, pr\u00e9venir quand on est indisponible pour un moment : ces gestes modestes changent beaucoup.<\/p>\n<p>Enfin, si malgr\u00e9 des ajustements raisonnables la fatigue reste lourde, persistante, et qu\u2019elle s\u2019accompagne d\u2019un effondrement de l\u2019envie ou d\u2019une impression de vide durable, il faut commencer \u00e0 se demander si le probl\u00e8me n\u2019est pas seulement individuel. Quand l\u2019environnement impose des urgences permanentes, des relations ab\u00eemantes ou une charge mentale impossible \u00e0 absorber, changer de poste ou de travail peut devenir une option \u00e0 envisager s\u00e9rieusement.<\/p>\n<h2>Un rituel simple pour retrouver son rythme et prot\u00e9ger sa r\u00e9serve int\u00e9rieure<\/h2>\n<p>Quand la journ\u00e9e acc\u00e9l\u00e8re trop, il faut un point d\u2019appui tr\u00e8s simple. Pas un grand protocole. Un rituel court, facile \u00e0 refaire, qui remet de l\u2019ordre dans le flux.<\/p>\n<p>Voici une s\u00e9quence en trois temps, \u00e0 tenir en trois minutes.<\/p>\n<p><strong>1. Stop.<\/strong> Posez-vous, m\u00eame debout. Rel\u00e2chez les \u00e9paules. D\u00e9faites la m\u00e2choire. Coupez une seconde avec l\u2019urgence.<\/p>\n<p><strong>2. Tri.<\/strong> Nommez trois choses : ce que je fais maintenant, ce que je d\u00e9cale, ce que je prot\u00e8ge. Cette phrase suffit souvent \u00e0 r\u00e9duire le bruit int\u00e9rieur.<\/p>\n<p><strong>3. Reprise.<\/strong> Faites une seule action claire, sans repartir dans tous les sens. Un appel. Un mail. Une transmission. Un dossier. Une chose, pas cinq.<\/p>\n<p>Ce rituel est utile au d\u00e9but de service, apr\u00e8s une interruption, avant une r\u00e9union difficile ou au moment o\u00f9 vous sentez que tout se m\u00e9lange. Il remet du rythme l\u00e0 o\u00f9 la journ\u00e9e devient floue. Il \u00e9vite surtout le r\u00e9flexe \u00e9puisant du \u201cje r\u00e9ponds \u00e0 tout, tout de suite\u201d.<\/p>\n<p>On peut aussi y ajouter un rep\u00e8re de fin de journ\u00e9e : \u201cQu\u2019est-ce qui a vraiment demand\u00e9 de moi aujourd\u2019hui, et qu\u2019est-ce qui m\u2019a seulement happ\u00e9 ?\u201d Cette question change la perception. Elle aide \u00e0 distinguer l\u2019engagement juste de la dispersion. Avec le temps, elle affine votre mani\u00e8re de travailler et prot\u00e8ge ce qui compte le plus : votre capacit\u00e9 \u00e0 rester disponible sans vous perdre.<\/p>\n<p>Pour compl\u00e9ter ce mouvement, la r\u00e9cup\u00e9ration courte compte autant que l\u2019organisation. Une marche de deux minutes, un verre d\u2019eau, quelques respirations lentes, une pause sans \u00e9cran, ou un moment pour bouger apr\u00e8s une s\u00e9quence tendue permettent au corps de redescendre. La r\u00e9cup\u00e9ration mentale et physique n\u2019est pas un luxe ; c\u2019est ce qui \u00e9vite que le stress s\u2019installe en fond.<\/p>\n<p>La bonne formule n\u2019est pas la disponibilit\u00e9 totale. C\u2019est une pr\u00e9sence r\u00e9gl\u00e9e, stable et respirable.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Vous l\u2019avez vu : les personnes qui semblent toujours partantes avancent avec une \u00e9nergie r\u00e9gl\u00e9e, des habitudes simples et des priorit\u00e9s nettes. Elles savent ouvrir leur journ\u00e9e, prot\u00e9ger leur attention, poser un cadre souple et refermer le travail pour garder de la place \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration. C\u2019est ce dosage qui leur permet de rester pr\u00e9sentes, utiles et solides, m\u00eame quand le rythme acc\u00e9l\u00e8re.<\/p>\n<p>Votre vraie force tient dans une disponibilit\u00e9 qui s\u2019organise, se prot\u00e8ge et se renouvelle. Quand vous ajustez votre engagement avec finesse, vous gagnez en fiabilit\u00e9, en clart\u00e9 et en s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, tout en gardant cette pr\u00e9sence qui inspire confiance autour de vous.<\/p>\n<p>D\u00e8s demain, testez un seul r\u00e9glage concret : un sas d\u2019entr\u00e9e pour commencer plus calmement, une limite formul\u00e9e clairement, ou un rituel de fin de journ\u00e9e pour lib\u00e9rer votre t\u00eate. Choisissez-en un, tenez-le, puis observez tout ce qu\u2019il change dans votre \u00e9nergie.<\/p>\n<p>Restez cette personne sur qui l\u2019on peut compter, avec du souffle, du discernement et de l\u2019\u00e9lan : une pr\u00e9sence r\u00e9gl\u00e9e vaut mille efforts dispers\u00e9s et transforme chaque journ\u00e9e en vraie preuve de solidit\u00e9 int\u00e9rieure.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il existe des personnes qui disent oui avec une facilit\u00e9 d\u00e9concertante, tout en gardant une \u00e9nergie \u00e9tonnamment stable, comme si elles avaient trouv\u00e9 le mode d\u2019emploi que le reste du bureau cherche encore. 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