{"id":417,"date":"2026-07-18T00:34:36","date_gmt":"2026-07-17T22:34:36","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=417"},"modified":"2026-07-18T00:34:36","modified_gmt":"2026-07-17T22:34:36","slug":"comment-se-motiver-quand-on-naime-plus-son-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/comment-se-motiver-quand-on-naime-plus-son-travail\/","title":{"rendered":"Comment se motiver quand on n&rsquo;aime plus son travail"},"content":{"rendered":"<p>Quand le travail cesse de vous porter, la motivation fond comme une glace oubli\u00e9e au soleil : au d\u00e9but, on r\u00e9siste, puis tout devient lourd \u00e0 porter.<\/p>\n<p>Vous vous demandez peut-\u00eatre pourquoi l\u2019\u00e9lan s\u2019efface, pourquoi les matin\u00e9es tirent en longueur, pourquoi l\u2019envie de bien faire cohabite avec une lassitude tenace, et comment retrouver un <strong>niveau de motivation au travail<\/strong> qui vous ressemble vraiment. Est-ce la fatigue, l\u2019ambiance, la routine, le sens qui manque, ou simplement un poste qui vous use plus qu\u2019il ne vous nourrit ?<\/p>\n<p>Je vous propose de d\u00e9coder ce qui \u00e9puise votre \u00e9nergie, de remettre du <strong>sens au travail<\/strong>, de retrouver des appuis simples dans vos journ\u00e9es et d\u2019identifier les leviers concrets qui relancent l\u2019\u00e9lan sans vous demander de jouer les super-h\u00e9ros du lundi matin.<\/p>\n<p>Dans les lignes qui suivent, vous verrez comment lire les signaux d\u2019usure, m\u00e9nager votre \u00e9nergie comme un bien pr\u00e9cieux, recr\u00e9er des points d\u2019appui concrets et reconna\u00eetre le moment o\u00f9 un ajustement plus large m\u00e9rite d\u2019entrer en sc\u00e8ne.<\/p>\n<h2>Comprendre pourquoi la motivation s\u2019\u00e9teint quand le travail ne vous nourrit plus assez<\/h2>\n<p>Quand l\u2019\u00e9lan baisse, on cherche souvent une cause simple : la fatigue, l\u2019ambiance, la routine, la charge. Tout cela compte. Mais la racine est souvent plus profonde. La motivation au travail s\u2019affaiblit quand le quotidien demande beaucoup d\u2019\u00e9nergie et rend peu en retour : peu de sens, peu de marge, peu de reconnaissance, peu de respiration.<\/p>\n<p>Le signe se voit vite dans le v\u00e9cu de tous les jours : irritabilit\u00e9, dimanche soir lourd, pilote automatique, baisse de concentration, envie de fuir ou de \u201cjuste tenir jusqu\u2019\u00e0 la fin de la journ\u00e9e\u201d. Ce n\u2019est pas un manque de volont\u00e9. C\u2019est souvent un signal d\u2019usure.<\/p>\n<p>Votre syst\u00e8me int\u00e9rieur avance comme un jardin. Il a besoin d\u2019eau, de lumi\u00e8re, de terre vivante. \u00c0 force d\u2019arrosages \u00e0 sens unique, il se dess\u00e8che. Vous continuez \u00e0 remplir vos t\u00e2ches, \u00e0 tenir vos horaires, \u00e0 assurer le service. Pourtant, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, quelque chose se retire.<\/p>\n<p>Un autre signe est tr\u00e8s parlant : vous accomplissez vos missions, mais l\u2019envie dispara\u00eet. Le travail devient une suite de gestes utiles, parfois pr\u00e9cis, parfois automatiques, et l\u2019\u00e9nergie n\u2019y trouve plus d\u2019accroche. Le probl\u00e8me ne vient pas forc\u00e9ment de votre valeur ou de votre s\u00e9rieux. Il vient souvent d\u2019un d\u00e9calage entre ce que vous donnez et ce que votre poste vous rend en vitalit\u00e9, en utilit\u00e9 visible ou en stimulation.<\/p>\n<p>Prenons un exemple concret. Une employ\u00e9e de rayon peut aimer le contact avec la client\u00e8le, le rythme, le sens du service. Si les journ\u00e9es deviennent trop r\u00e9p\u00e9titives, si les demandes se multiplient, si les consignes changent sans explication, l\u2019enthousiasme se r\u00e9tracte. Elle reste efficace, mais son feu int\u00e9rieur baisse. Ce n\u2019est pas une faiblesse. C\u2019est un signal d\u2019ajustement.<\/p>\n<p>La bonne question devient alors : qu\u2019est-ce qui vous nourrit encore dans ce travail, et qu\u2019est-ce qui vous vide trop vite ? Cette lecture plus fine \u00e9vite de confondre baisse d\u2019envie, fatigue passag\u00e8re et usure r\u00e9elle.<\/p>\n<h2>Retrouver un sens vivable dans ce que vous faites au quotidien<\/h2>\n<p>Quand le grand sens s\u2019effrite, il reste souvent un sens plus proche, plus modeste, plus concret. C\u2019est lui qu\u2019il faut remettre au centre. Vous n\u2019avez pas besoin de transformer chaque journ\u00e9e en mission h\u00e9ro\u00efque. Vous avez besoin de retrouver un fil vivant.<\/p>\n<p>Commencez par formuler votre utilit\u00e9 en une phrase simple. Pas un slogan, pas une formule institutionnelle : une phrase que vous croyez vraiment. Par exemple : \u201cJe facilite l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un soin\u201d, \u201cJ\u2019aide les clients \u00e0 repartir avec la bonne information\u201d, \u201cJe s\u00e9curise une organisation qui \u00e9vite des erreurs\u201d, \u201cJe mets de l\u2019ordre pour que les autres puissent avancer\u201d. Cette phrase sert de boussole quand tout semble m\u00e9canique.<\/p>\n<p>Ensuite, distinguez le sens r\u00e9el du discours creux. Le sens r\u00e9el se reconna\u00eet \u00e0 des effets visibles : une personne soulag\u00e9e, un dossier qui avance, une \u00e9quipe qui respire mieux, un probl\u00e8me concret r\u00e9solu. Le discours creux, lui, parle de valeurs abstraites mais ne vous donne ni prise ni retour. Si votre travail est entour\u00e9 de grandes phrases, demandez-vous simplement : qu\u2019est-ce que j\u2019am\u00e9liore, tr\u00e8s concr\u00e8tement, aujourd\u2019hui ?<\/p>\n<p>Ce sens vivable n\u2019a pas la m\u00eame forme selon les m\u00e9tiers. Dans un m\u00e9tier de service, il passe souvent par la qualit\u00e9 de la relation et la fluidit\u00e9 apport\u00e9e \u00e0 l\u2019autre. Dans un m\u00e9tier technique, il peut venir de la pr\u00e9cision, de la fiabilit\u00e9, du probl\u00e8me r\u00e9solu. Dans un m\u00e9tier administratif, il tient souvent \u00e0 la clart\u00e9, \u00e0 la transmission, \u00e0 la s\u00e9curisation. Dans un m\u00e9tier de terrain, il peut se loger dans l\u2019utilit\u00e9 imm\u00e9diate, le geste juste, la continuit\u00e9 assur\u00e9e.<\/p>\n<p>Voici un point contre-intuitif : redonner du sens commence souvent par r\u00e9duire l\u2019ampleur du sens. Plut\u00f4t que de chercher une vocation grandiose, vous gagnez \u00e0 nommer ce que votre poste permet, ici et maintenant. Cela rend le quotidien plus habitable.<\/p>\n<p>Vous pouvez vous poser trois questions simples : \u00e0 qui mon travail rend-il service, quel probl\u00e8me concret je contribue \u00e0 r\u00e9soudre, et quel d\u00e9tail de mon m\u00e9tier m\u00e9rite d\u2019\u00eatre mieux regard\u00e9 ? R\u00e9pondre \u00e0 ces questions aide \u00e0 relancer la motivation quand on n\u2019aime plus son travail autant qu\u2019avant. Et si les r\u00e9ponses deviennent tr\u00e8s pauvres ou tr\u00e8s floues, ce n\u2019est pas un \u00e9chec personnel : c\u2019est une information utile pour la suite.<\/p>\n<h2>R\u00e9apprendre \u00e0 m\u00e9nager votre \u00e9nergie comme un \u00e9cosyst\u00e8me fragile et pr\u00e9cieux<\/h2>\n<p>Votre \u00e9nergie ne fonctionne pas comme un robinet qu\u2019on ouvre \u00e0 volont\u00e9. Elle ressemble davantage \u00e0 un \u00e9cosyst\u00e8me. Elle circule, se recharge, se prot\u00e8ge, se r\u00e9partit. Quand tout votre environnement la sollicite sans pause, elle se rar\u00e9fie. Quand vous l\u2019organisez avec soin, elle retrouve des chemins plus stables.<\/p>\n<p>M\u00e9nager son \u00e9nergie au travail commence par rep\u00e9rer ce qui la siphonne le plus. Les principaux voleurs d\u2019\u00e9nergie sont souvent tr\u00e8s ordinaires : les interruptions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, le bruit, la charge mentale, la tension relationnelle, la fatigue physique. Le probl\u00e8me n\u2019est pas seulement la quantit\u00e9 de travail ; c\u2019est la somme des petites prises qui vous emp\u00eachent de r\u00e9cup\u00e9rer.<\/p>\n<p>Pour chaque cat\u00e9gorie, quelques gestes simples changent la donne :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Interruptions<\/strong> : regrouper les demandes quand c\u2019est possible, fermer les notifications non urgentes, se donner deux cr\u00e9neaux de traitement plut\u00f4t qu\u2019un flux continu.<\/li>\n<li><strong>Bruit et agitation<\/strong> : choisir un moment plus calme pour les t\u00e2ches qui demandent de la concentration, s\u2019isoler quelques minutes si le m\u00e9tier le permet.<\/li>\n<li><strong>Charge mentale<\/strong> : \u00e9crire les points en attente, clarifier la priorit\u00e9 du jour, ne garder en t\u00eate que ce qui doit vraiment y rester.<\/li>\n<li><strong>Tension relationnelle<\/strong> : \u00e9viter les \u00e9changes \u00e0 chaud, pr\u00e9parer une phrase courte, prendre un temps de recul avant de r\u00e9pondre quand c\u2019est sensible.<\/li>\n<li><strong>Fatigue physique<\/strong> : bouger un peu entre deux s\u00e9quences, rel\u00e2cher les \u00e9paules, boire, varier la posture, ne pas repousser syst\u00e9matiquement les micro-pauses.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Imaginez une aide-soignante qui encha\u00eene les gestes, les sollicitations et les urgences de couloir. Si elle garde la m\u00eame intensit\u00e9 toute la matin\u00e9e, son corps encaisse, puis son attention se brouille. \u00c0 l\u2019inverse, si elle rep\u00e8re les micro-moments de r\u00e9cup\u00e9ration, m\u00eame brefs, elle prot\u00e8ge mieux sa ressource. Une respiration plus lente entre deux patients, un appui des deux pieds au sol, quelques secondes pour rel\u00e2cher les \u00e9paules : l\u2019ensemble tient mieux.<\/p>\n<p>M\u00e9nager son \u00e9nergie, c\u2019est aussi renoncer au r\u00e9flexe de disponibilit\u00e9 totale. Votre force gagne \u00e0 \u00eatre distribu\u00e9e avec discernement. Tout m\u00e9rite votre s\u00e9rieux. Tout ne m\u00e9rite pas votre surchauffe. Cette nuance change la fa\u00e7on d\u2019affronter les journ\u00e9es difficiles et soutient une performance durable.<\/p>\n<h2>Recr\u00e9er des appuis concrets dans votre journ\u00e9e pour relancer l\u2019\u00e9lan sans vous surinvestir<\/h2>\n<p>Quand la motivation se fragilise, les grands discours aident peu. Les appuis concrets, eux, changent la journ\u00e9e. Un appui est un rep\u00e8re simple qui remet du mouvement l\u00e0 o\u00f9 tout semble plat. Il peut \u00eatre temporel, corporel, relationnel ou organisationnel.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre utile, un appui doit \u00eatre facile \u00e0 refaire. Voici quelques formats pr\u00eats \u00e0 l\u2019emploi :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Rituel de d\u00e9marrage<\/strong> : ranger le poste, regarder la priorit\u00e9 du jour, respirer une fois plus lentement avant de commencer.<\/li>\n<li><strong>Pause de reset<\/strong> : boire un verre d\u2019eau, desserrer la m\u00e2choire, \u00e9tirer les \u00e9paules, regarder loin quelques secondes.<\/li>\n<li><strong>Phrase d\u2019auto-cadrage<\/strong> : \u201cJe ne traite pas tout, je traite l\u2019essentiel\u201d, ou \u201cJe fais ce que je peux avec la marge que j\u2019ai\u201d.<\/li>\n<li><strong>Point de cl\u00f4ture<\/strong> : noter ce qui est fait, ce qui reste, et la premi\u00e8re action de reprise pour ne pas repartir en vrac.<\/li>\n<li><strong>Signal pour demander de l\u2019aide<\/strong> : \u201cJ\u2019ai besoin de vingt minutes de soutien sur ce point\u201d, ou \u201cPeux-tu prendre ce relais pendant que je r\u00e8gle ceci ?\u201d<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces micro-appuis tient \u00e0 leur simplicit\u00e9. Ils ne demandent pas une r\u00e9volution. Ils cr\u00e9ent un l\u00e9ger red\u00e9marrage. Et ce l\u00e9ger red\u00e9marrage change beaucoup, parce qu\u2019il \u00e9vite la spirale o\u00f9 l\u2019on se sent vid\u00e9 et o\u00f9 l\u2019on tente de compenser par plus d\u2019effort encore.<\/p>\n<p>Une salari\u00e9e en caisse, par exemple, peut retrouver de l\u2019\u00e9lan en pr\u00e9parant un d\u00e9roul\u00e9 tr\u00e8s concret : installation du poste, v\u00e9rification de deux rep\u00e8res visuels, mini-pause d\u2019\u00e9tirement entre deux flux, puis recentrage avant la tranche suivante. Cette structure aide \u00e0 tenir une journ\u00e9e charg\u00e9e sans se surinvestir.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas d\u2019\u00eatre parfait, mais d\u2019avoir quelques appuis stables. Dans un quotidien qui vous tire de tous c\u00f4t\u00e9s, ce sont eux qui font tenir la coh\u00e9rence int\u00e9rieure.<\/p>\n<h2>Redonner de la place \u00e0 ce qui vous stimule vraiment, m\u00eame dans un poste qui vous p\u00e8se<\/h2>\n<p>Quand tout p\u00e8se, l\u2019erreur classique consiste \u00e0 attendre que l\u2019ensemble du travail redevienne plaisant. La voie la plus juste consiste souvent \u00e0 rouvrir des espaces de stimulation, m\u00eame modestes. Votre motivation a besoin d\u2019oxyg\u00e8ne, pas d\u2019un miracle.<\/p>\n<p>Cette stimulation peut venir d\u2019une comp\u00e9tence que vous aimez mobiliser, d\u2019une petite autonomie retrouv\u00e9e, d\u2019un contact humain plus riche, d\u2019un ordre que vous aimez remettre dans le flux, ou d\u2019un d\u00e9fi \u00e0 taille humaine. Dans un poste qui fatigue, il existe souvent encore des zones d\u2019int\u00e9r\u00eat. Il faut les remettre en lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Cherchez d\u2019abord ce qui vous redonne une prise r\u00e9elle. Pour certaines personnes, c\u2019est apprendre quelque chose de concret : un outil, une m\u00e9thode, une technique, un usage plus fin. Pour d\u2019autres, c\u2019est transmettre : aider un nouveau coll\u00e8gue, expliquer une proc\u00e9dure, rendre un savoir plus clair. D\u2019autres encore retrouvent de l\u2019\u00e9lan en am\u00e9liorant un processus, en simplifiant une \u00e9tape, en supprimant une t\u00e2che inutile. Il y a aussi ceux qui ont besoin de choisir : choisir un projet interne, un dossier, la mani\u00e8re d\u2019organiser une partie de leur travail.<\/p>\n<p>Vous pouvez vous demander : qu\u2019est-ce qui me donne encore un peu de concentration, de fiert\u00e9 ou de curiosit\u00e9 ? Parfois, il s\u2019agit d\u2019un d\u00e9tail technique. Parfois, d\u2019une mani\u00e8re d\u2019organiser votre espace. Parfois, d\u2019un \u00e9change bien men\u00e9 avec une personne accueillie, un coll\u00e8gue ou une cliente. Ces points d\u2019appui recr\u00e9ent un courant vivant.<\/p>\n<p>Une autre piste consiste \u00e0 retrouver un d\u00e9fi mesurable. Pas un d\u00e9fi \u00e9crasant, mais un objectif clair : r\u00e9duire un retard, fiabiliser une \u00e9tape, gagner en rapidit\u00e9 sans perdre en qualit\u00e9, mieux tenir une situation pr\u00e9cise. Le cerveau se remet souvent en mouvement quand il voit un progr\u00e8s tangible.<\/p>\n<p>Quand c\u2019est possible, redonnez-vous un peu de marge d\u2019autonomie. Pouvoir choisir l\u2019ordre de certaines t\u00e2ches, le moment d\u2019un appel, la fa\u00e7on de pr\u00e9senter un dossier ou le format d\u2019un suivi peut suffire \u00e0 faire baisser la sensation d\u2019\u00eatre broy\u00e9 par la journ\u00e9e. La stimulation na\u00eet souvent l\u00e0 : dans un espace minuscule de libert\u00e9 bien utilis\u00e9.<\/p>\n<p>Ce qui stimule vraiment tient souvent \u00e0 une juste dose de nouveaut\u00e9, de ma\u00eetrise et de lien. Trop de nouveaut\u00e9 \u00e9puise. Trop de routine endort. Trop de lien sollicite. L\u2019\u00e9quilibre se trouve dans une combinaison souple, adapt\u00e9e \u00e0 votre r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<h2>Savoir quand ajuster, demander, transmettre ou pr\u00e9parer la suite avec discernement<\/h2>\n<p>\u00c0 un certain moment, l\u2019enjeu d\u00e9passe la simple reprise de motivation. Il devient utile d\u2019\u00e9valuer votre marge r\u00e9elle. Ajuster, demander, transmettre ou pr\u00e9parer la suite font partie d\u2019un pilotage lucide de votre vie professionnelle.<\/p>\n<p>Ajuster peut vouloir dire redistribuer une t\u00e2che, clarifier une priorit\u00e9, s\u00e9curiser une organisation, ou poser un cadre plus net sur ce que vous portez d\u00e9j\u00e0. Demander peut vouloir dire solliciter un soutien, un am\u00e9nagement, un \u00e9change avec votre responsable, ou un temps de clarification sur vos missions. Transmettre peut consister \u00e0 partager votre savoir, vos astuces, ou une alerte utile pour \u00e9viter l\u2019usure. Pr\u00e9parer la suite peut enfin ouvrir une r\u00e9flexion plus large sur l\u2019\u00e9volution souhait\u00e9e, le poste cible, ou un changement \u00e0 construire \u00e9tape par \u00e9tape.<\/p>\n<p>Vous pouvez aussi utiliser un rep\u00e8re simple en trois niveaux pour d\u00e9cider plus clairement.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Ce que je peux ajuster seul<\/strong> : une priorit\u00e9, un rituel de journ\u00e9e, une limite de disponibilit\u00e9, une mani\u00e8re de m\u2019organiser, une micro-t\u00e2che plus stimulante.<\/li>\n<li><strong>Ce que je dois demander<\/strong> : de l\u2019aide ponctuelle, un \u00e9change de clarification, un am\u00e9nagement, une d\u00e9l\u00e9gation, un retour sur la charge r\u00e9elle.<\/li>\n<li><strong>Ce qui indique qu\u2019un changement plus profond devient n\u00e9cessaire<\/strong> : fatigue durable malgr\u00e9 les ajustements, perte de sens qui ne se r\u00e9pare plus, atteinte r\u00e9p\u00e9t\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9, sensation de blocage complet, conflits qui s\u2019aggravent, impression de s\u2019\u00e9teindre au travail.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le discernement se joue ici. Tout quitter sur un coup de fatigue brouille souvent la lecture. Tout serrer encore davantage entretient l\u2019\u00e9puisement. Entre ces deux p\u00f4les, il existe une voie plus fine, plus solide, qui consiste \u00e0 observer ce que votre poste peut encore offrir, ce qu\u2019il demande de trop, et ce que vous voulez pr\u00e9server pour la suite.<\/p>\n<p>C\u2019est souvent dans cette lucidit\u00e9 que la motivation se remet \u00e0 respirer. \u0534\u0578\u0582\u0584 retrouvez une direction. Vous voyez mieux o\u00f9 votre \u00e9nergie s\u2019\u00e9chappe. Vous sentez aussi plus nettement ce qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre cultiv\u00e9, ajust\u00e9 ou pr\u00e9par\u00e9 avec soin.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Si votre travail vous p\u00e8se, ce que vous ressentez a du sens. La fatigue, l\u2019irritation, la lassitude ou la sensation de tourner en rond racontent souvent un besoin plus profond : retrouver de l\u2019air, du sens, de l\u2019utilit\u00e9 visible et une \u00e9nergie mieux prot\u00e9g\u00e9e. En redonnant une place aux gestes concrets, aux appuis simples et aux petites zones de marge, vous reprenez la main sur vos journ\u00e9es avec plus de clart\u00e9 et de douceur.<\/p>\n<p>La motivation revient plus facilement quand vous cessez de chercher un grand d\u00e9clic et que vous reconstruisez, pas \u00e0 pas, un quotidien qui vous nourrit davantage.<\/p>\n<p>Commencez d\u00e8s aujourd\u2019hui par un seul ajustement utile : nommez ce qui vous \u00e9puise, identifiez ce qui vous stimule encore, puis choisissez un appui concret pour la prochaine journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Votre \u00e9nergie m\u00e9rite mieux qu\u2019une simple r\u00e9sistance ; elle m\u00e9rite un cadre qui la respecte, la soutient et lui redonne envie d\u2019avancer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand le travail cesse de vous porter, la motivation fond comme une glace oubli\u00e9e au soleil : au d\u00e9but, on r\u00e9siste, puis tout devient lourd \u00e0 porter. Vous vous demandez peut-\u00eatre pourquoi l\u2019\u00e9lan s\u2019efface, pourquoi les matin\u00e9es tirent en longueur, pourquoi l\u2019envie de bien faire cohabite avec une lassitude tenace, et comment retrouver un niveau &#8230; <a href=\"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/comment-se-motiver-quand-on-naime-plus-son-travail\/\" title=\"Comment se motiver quand on n&rsquo;aime plus son travail\" class=\"read-more\"  aria-label=\"En savoir plus sur Comment se motiver quand on n&rsquo;aime plus son travail\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1625,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-417","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-equilibre-pro"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=417"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/417\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1624,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/417\/revisions\/1624"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1625"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}