{"id":724,"date":"2026-03-04T18:26:45","date_gmt":"2026-03-04T17:26:45","guid":{"rendered":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/?p=724"},"modified":"2026-05-17T01:53:54","modified_gmt":"2026-05-16T23:53:54","slug":"caissiere-le-rituel-de-fermeture-mentale-pour-ne-plus-ramener-les-clients-desagreables-a-la-maison","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tranquillezenauboulot.fr\/blog\/caissiere-le-rituel-de-fermeture-mentale-pour-ne-plus-ramener-les-clients-desagreables-a-la-maison\/","title":{"rendered":"Caissi\u00e8re : Le rituel de fermeture mentale pour ne plus ramener les clients d\u00e9sagr\u00e9ables \u00e0 la maison"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 la fin du service, il reste souvent plus qu\u2019une caisse \u00e0 fermer : il reste une remarque s\u00e8che, un regard impatient et cette petite sc\u00e8ne qui tourne encore dans votre t\u00eate pendant le trajet du retour.<\/p>\n<p>Pourquoi un simple client d\u00e9sagr\u00e9able peut-il vous suivre jusque chez vous, alors que la journ\u00e9e est d\u00e9j\u00e0 finie ? Comment <strong>g\u00e9rer le stress au travail<\/strong>, <strong>couper avec la rumination apr\u00e8s le travail<\/strong> et retrouver une vraie <strong>confiance en soi au travail<\/strong> quand on sort de caisse avec les \u00e9paules lourdes et l\u2019esprit encore en alerte ?<\/p>\n<p>Je vous montre un <strong>rituel de fermeture mentale<\/strong> simple, rapide et concret pour refermer la journ\u00e9e, rel\u00e2cher la tension et laisser les clients \u00e0 leur place, au magasin.<\/p>\n<p>Vous allez voir comment reconna\u00eetre ce qui vous \u00e9puise vraiment, installer un petit sas de sortie et utiliser quelques gestes de <strong>gestion des relations difficiles au travail<\/strong> pour reprendre la main sur vos soir\u00e9es.<\/p>\n<h3>Pourquoi les clients restent dans votre t\u00eate apr\u00e8s la fermeture du magasin<\/h3>\n<p>La journ\u00e9e se termine, le rideau descend, le scanner se tait. Pourtant, une sc\u00e8ne reste accroch\u00e9e : un client vous a parl\u00e9 sec, une remarque vous a piqu\u00e9e, une file enti\u00e8re vous a press\u00e9e jusqu\u2019au dernier bip. En caisse, vous n\u2019avez pas seulement encaiss\u00e9 des articles. Vous avez absorb\u00e9 des humeurs, des tensions, des regards impatients, parfois du m\u00e9pris.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi \u00e7a, la rumination apr\u00e8s le travail : le cerveau rejoue la sc\u00e8ne en boucle, comme s\u2019il cherchait encore la bonne r\u00e9ponse. Vous rentrez, mais l\u2019\u00e9change reste ouvert dans la t\u00eate. Vous revoyez le client d\u00e9sagr\u00e9able, vous r\u00e9entendez la phrase, vous imaginez ce que vous auriez pu dire autrement. C\u2019est une fa\u00e7on de g\u00e9rer le stress au travail\u2026 qui d\u00e9borde sur la maison.<\/p>\n<p>Le vrai pi\u00e8ge, ce n\u2019est pas seulement la fatigue. C\u2019est l\u2019impression de ne jamais vraiment sortir du poste. La caisse ferme, mais la t\u00eate reste ouverte.<\/p>\n<h3>Le vrai probl\u00e8me du m\u00e9tier de caissi\u00e8re : rester en caisse quand la journ\u00e9e est finie<\/h3>\n<p>Ce qui \u00e9puise, ce n\u2019est pas seulement l\u2019incident. C\u2019est la fatigue \u00e0 plusieurs \u00e9tages qui l\u2019accompagne.<\/p>\n<p>Il y a d\u2019abord la fatigue physique : rester debout, scanner, tendre le bras, encaisser le rythme, sentir les \u00e9paules se durcir et la m\u00e2choire se bloquer.<\/p>\n<p>Il y a ensuite la charge \u00e9motionnelle : sourire, contenir, absorber l\u2019agacement, g\u00e9rer la pression sans laisser para\u00eetre la lassitude.<\/p>\n<p>Il y a aussi la fatigue mentale : celle qui continue apr\u00e8s coup, quand la sc\u00e8ne tourne encore en boucle alors que tout est fini.<\/p>\n<p>Et il y a enfin la fatigue relationnelle : devoir g\u00e9rer les relations difficiles au travail, garder son calme face \u00e0 des clients press\u00e9s, agressifs ou m\u00e9prisants, tout en pr\u00e9servant sa confiance en soi au travail.<\/p>\n<p>Les signes sont souvent tr\u00e8s concrets : m\u00e2choire serr\u00e9e, poitrine haute, respiration courte, irritabilit\u00e9 en rentrant, difficult\u00e9 \u00e0 profiter de la soir\u00e9e, impossibilit\u00e9 de d\u00e9crocher m\u00eame apr\u00e8s le d\u00eener. Vous \u00eates physiquement sortie de caisse, mais votre cerveau, lui, continue de faire la garde.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que le m\u00e9tier mord le plus. Vous pouvez \u00eatre \u00e0 table, dans le bus ou d\u00e9j\u00e0 chez vous, et continuer \u00e0 rejouer la m\u00eame interaction. Vous r\u00e9entendez la phrase, vous cherchez une meilleure r\u00e9ponse, vous remettez le ton du client dans le bon ordre. C\u2019est humain. Et fr\u00e9quent dans les m\u00e9tiers de contact.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019\u00e0 force de rester vigilante toute la journ\u00e9e, votre cerveau ne sait plus tr\u00e8s bien quand il peut se rel\u00e2cher. Le corps a quitt\u00e9 la caisse, mais l\u2019esprit continue de surveiller la file, la demande suivante, le prochain ton qui monte.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 cette sensation tr\u00e8s p\u00e9nible : rentrer chez soi sans \u00eatre vraiment rentr\u00e9e. On d\u00eene, on parle, on s\u2019assoit\u2026 mais une partie de vous reste debout derri\u00e8re le tapis roulant.<\/p>\n<h3>Le rituel de fermeture mentale : trois gestes simples pour rendre la place au vestiaire<\/h3>\n<p>Le rituel tient en trois gestes. Il est court, discret et r\u00e9aliste, m\u00eame apr\u00e8s une journ\u00e9e charg\u00e9e. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas d\u2019ajouter une performance. L\u2019id\u00e9e est de cr\u00e9er un sas pour fermer mentalement la journ\u00e9e sans nier l\u2019\u00e9motion.<\/p>\n<p><strong>1. Nommer la journ\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Dans le vestiaire, en sortant de caisse ou m\u00eame en marchant vers la sortie, prenez quinze secondes pour nommer mentalement trois faits de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Pas toute l\u2019histoire. Trois faits.<\/p>\n<ul>\n<li>une cliente difficile<\/li>\n<li>une erreur rattrap\u00e9e<\/li>\n<li>une heure de pointe pass\u00e9e<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce tri simple remplace le brouillard par quelque chose de net. Votre esprit cesse de tout m\u00e9langer. Il range.<\/p>\n<p><strong>2. Rel\u00e2cher le corps<\/strong><\/p>\n<p>Ensuite, faites redescendre la tension. Baissez les \u00e9paules. Desserrez la m\u00e2choire. Ouvrez les mains. Expirez un peu plus longtemps que vous n\u2019inspirez.<\/p>\n<p>En caisse, on serre souvent sans s\u2019en rendre compte. Le dos se verrouille. Le visage se tend. La respiration se raccourcit. Ce rel\u00e2chement dit au syst\u00e8me nerveux : c\u2019est termin\u00e9, tu peux l\u00e2cher.<\/p>\n<p><strong>3. Changer de signe<\/strong><\/p>\n<p>Enfin, choisissez un marqueur de sortie. Enfiler votre veste. Ranger votre badge. Fermer votre sac. Mettre vos chaussures de ville. Toucher un objet pr\u00e9cis, toujours le m\u00eame.<\/p>\n<p>Ce petit geste compte \u00e9norm\u00e9ment. Il agit comme un tampon. La journ\u00e9e re\u00e7oit sa signature, puis elle bascule de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<h4>La version 30 secondes<\/h4>\n<p>Si vous n\u2019avez presque pas de temps, faites seulement ceci :<\/p>\n<ul>\n<li>une expiration longue<\/li>\n<li>les \u00e9paules qui retombent<\/li>\n<li>un geste de fermeture : badge, sac, veste<\/li>\n<li>une phrase mentale courte : \u00ab C\u2019est fini pour aujourd\u2019hui \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<h4>La version 3 minutes<\/h4>\n<p>Si vous avez un peu plus d\u2019espace, ajoutez :<\/p>\n<ul>\n<li>trois faits de la journ\u00e9e nomm\u00e9s clairement<\/li>\n<li>trois souffles lents<\/li>\n<li>un vrai changement de tenue ou d\u2019objet<\/li>\n<li>quelques pas en marchant sans ruminer<\/li>\n<\/ul>\n<h4>Selon l\u2019endroit o\u00f9 vous \u00eates<\/h4>\n<ul>\n<li><strong>Au vestiaire<\/strong> : ancrez le rituel avec le badge, le sac, la veste.<\/li>\n<li><strong>Au parking<\/strong> : marchez lentement et laissez le corps redescendre avant de penser \u00e0 la suite.<\/li>\n<li><strong>Dans le bus<\/strong> : regardez un point fixe, expirez plus longuement et \u00e9vitez de relancer la sc\u00e8ne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Discret ne veut pas dire faible. Cela veut dire faisable partout.<\/p>\n<h3>Pr\u00e9parer le retour \u00e0 soi d\u00e8s la derni\u00e8re cliente<\/h3>\n<p>Le rituel fonctionne encore mieux si vous commencez \u00e0 sortir mentalement de la caisse avant m\u00eame la fermeture.<\/p>\n<p>La derni\u00e8re cliente passe. Le tapis avance. Vous scannez les derniers articles. Elle paie. Elle range ses sacs. Et l\u00e0, au lieu de rester coll\u00e9e \u00e0 la sc\u00e8ne jusqu\u2019au bout, vous amorcez d\u00e9j\u00e0 le d\u00e9part.<\/p>\n<p>C\u2019est souvent ce moment-l\u00e0 qui change tout.<\/p>\n<p>Imaginez une cliente tendue, press\u00e9e, un peu s\u00e8che sur le prix d\u2019un article. Vous gardez votre calme, vous v\u00e9rifiez, vous r\u00e9pondez simplement, l\u2019encaissement se termine sans incident. Au moment final, vous ne vous dites pas seulement \u201cj\u2019ai subi\u201d. Vous pouvez vous dire : \u201cj\u2019ai tenu ma place\u201d.<\/p>\n<p>Cette auto-validation nourrit la confiance en soi au travail. Elle rappelle que vous n\u2019\u00eates pas responsable de l\u2019humeur du client, seulement de votre mani\u00e8re de tenir le poste.<\/p>\n<p>Deux phrases de transition peuvent aider :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab La journ\u00e9e se termine. \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab J\u2019ai fait ma part, je ferme le poste. \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ajoutez ensuite un geste discret de cl\u00f4ture : fermer le tiroir, ranger le badge, fermer la caisse avec un mouvement volontaire. Le corps suit. L\u2019esprit comprend.<\/p>\n<p>Ce passage a une vraie utilit\u00e9 : il redonne du pouvoir \u00e0 un moment de la journ\u00e9e o\u00f9 vous en avez souvent peu. Dans un m\u00e9tier o\u00f9 beaucoup de choses s\u2019imposent \u00e0 vous, ce petit instant redevient le v\u00f4tre.<\/p>\n<h3>Couper le fil avec la journ\u00e9e sans emporter la file \u00e0 la maison<\/h3>\n<p>Le fil le plus difficile \u00e0 couper, c\u2019est souvent celui des clients d\u00e9sagr\u00e9ables. Une phrase humiliante, un ton agressif, un regard de travers, et la sc\u00e8ne revient en boucle. Le cerveau adore rejouer ce qui a bless\u00e9. Il essaie de comprendre, de corriger, de reprendre la main.<\/p>\n<p>Pour \u00e9viter d\u2019emporter la file \u00e0 la maison, il faut d\u2019abord marquer une vraie s\u00e9paration.<\/p>\n<p>Un geste simple suffit. \u00c0 la sortie, touchez la poign\u00e9e de la porte ou le montant du portique et dites-vous int\u00e9rieurement : \u00ab Le magasin reste derri\u00e8re moi. \u00bb Puis marchez quelques minutes en respirant plus lentement. Ce lien entre un lieu, un mouvement et une phrase aide beaucoup \u00e0 cl\u00f4turer la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Si la sc\u00e8ne revient quand m\u00eame, ne cherchez pas \u00e0 l\u2019\u00e9craser. Faites juste une action courte.<\/p>\n<p><strong>Trois r\u00e9ponses simples :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9crire<\/strong> une ligne : ce qui s\u2019est pass\u00e9, sans commentaire<\/li>\n<li><strong>Marcher<\/strong> quelques minutes pour d\u00e9charger la pression<\/li>\n<li><strong>Respirer<\/strong> plus longuement pour faire retomber la tension<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il y a une diff\u00e9rence entre noter un incident et le ressasser. Noter, c\u2019est sortir l\u2019\u00e9v\u00e9nement de la t\u00eate pour qu\u2019il n\u2019occupe plus toute la place. Ressasser, c\u2019est le rejouer sans fin en esp\u00e9rant qu\u2019il change. Le premier aide \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer apr\u00e8s le service. Le second entretient la charge mentale.<\/p>\n<p>Et si vous sentez que l\u2019incident vous a vraiment bless\u00e9e, autorisez-vous \u00e0 le prendre au s\u00e9rieux. Un client agressif, une humiliation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, une pression constante ne sont pas \u201cjuste dans votre t\u00eate\u201d. Dans ce cas, parler \u00e0 un manager peut \u00eatre n\u00e9cessaire, surtout si l\u2019\u00e9change d\u00e9passe ce que vous pouvez porter seule.<\/p>\n<p>Quand l\u2019usure devient chronique et que la r\u00e9cup\u00e9ration ne revient plus malgr\u00e9 les pauses, les rituels et le soutien, la question de changer de travail peut finir par se poser. Pas sur un coup de t\u00eate. Mais parce qu\u2019un m\u00e9tier ne devrait pas vous voler toutes vos soir\u00e9es.<\/p>\n<h3>Un petit protocole de fin de poste pour repartir l\u00e9g\u00e8re et reprendre la main sur vos soir\u00e9es<\/h3>\n<p>Voici une version simple, \u00e0 tester d\u00e8s la prochaine fermeture.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tape 1 \u2014 Dernier passage<\/strong> &#8211; rep\u00e9rer que la fin approche &#8211; se dire : \u00ab Je vais sortir de la journ\u00e9e \u00bb &#8211; ralentir int\u00e9rieurement d\u2019un cran<\/p>\n<p><strong>\u00c9tape 2 \u2014 Fermeture de caisse<\/strong> &#8211; nommer trois faits de la journ\u00e9e &#8211; rel\u00e2cher la m\u00e2choire et les \u00e9paules &#8211; faire deux longues expirations<\/p>\n<p><strong>\u00c9tape 3 \u2014 Sortie du magasin<\/strong> &#8211; ranger le badge ou fermer le sac &#8211; prononcer une phrase de cl\u00f4ture : \u00ab Ma journ\u00e9e de caisse est rang\u00e9e \u00bb &#8211; marcher quelques minutes sans relancer mentalement les clients<\/p>\n<p><strong>\u00c9tape 4 \u2014 Si un client a \u00e9t\u00e9 difficile<\/strong> &#8211; \u00e9crire une ligne tr\u00e8s courte &#8211; ne pas d\u00e9velopper &#8211; garder la note dehors, pas dans la t\u00eate<\/p>\n<p><strong>\u00c9tape 5 \u2014 Retour \u00e0 soi<\/strong> &#8211; boire de l\u2019eau, changer d\u2019ambiance, \u00e9couter le silence ou de la musique &#8211; laisser le corps comprendre que le service est fini<\/p>\n<p>Ce protocole de fin de poste pour caissi\u00e8re fonctionne parce qu\u2019il est r\u00e9p\u00e9table. Le cerveau aime les rep\u00e8res simples. Plus le rituel est concret, plus il devient fiable. Vous n\u2019avez pas besoin d\u2019un grand sc\u00e9nario. Vous avez besoin d\u2019un signal stable.<\/p>\n<h4>\u00c0 \u00e9viter<\/h4>\n<ul>\n<li>vouloir tout oublier d\u2019un coup<\/li>\n<li>refaire la sc\u00e8ne dix fois en rentrant<\/li>\n<li>confondre d\u00e9compression et rumination<\/li>\n<li>garder la tension dans les \u00e9paules \u201cpar habitude\u201d<\/li>\n<li>continuer \u00e0 surveiller mentalement les clients alors que le poste est ferm\u00e9<\/li>\n<\/ul>\n<h4>Si vous n\u2019avez que 10 secondes<\/h4>\n<p>Faites le minimum utile :<\/p>\n<ul>\n<li>expirez longuement<\/li>\n<li>baissez les \u00e9paules<\/li>\n<li>dites : \u00ab C\u2019est fini \u00bb<\/li>\n<li>prenez votre sac et passez \u00e0 autre chose<\/li>\n<\/ul>\n<h4>Si vous \u00eates d\u00e9j\u00e0 en voiture<\/h4>\n<p>Ne roulez pas en rejouant la sc\u00e8ne. Regardez la route, desserrez la m\u00e2choire, soufflez plus lentement et laissez le trajet faire la transition.<\/p>\n<h4>Si un client vous a vraiment bless\u00e9e<\/h4>\n<p>Ne minimisez pas. Notez les faits, parlez-en si besoin, demandez du soutien. Un rituel de fermeture mentale aide \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer, mais il ne remplace pas une protection quand la situation d\u00e9passe ce que vous pouvez absorber seule.<\/p>\n<h4>Une phrase de cl\u00f4ture possible<\/h4>\n<p>Si vous aimez les formules courtes, choisissez-en une seule et gardez-la :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab C\u2019est fini, je rentre chez moi \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab Le poste est ferm\u00e9 \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab Ma soir\u00e9e commence maintenant \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab J\u2019ai fait ma part, le reste s\u2019arr\u00eate ici \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019important n\u2019est pas la phrase parfaite. L\u2019important, c\u2019est qu\u2019elle vous appartienne.<\/p>\n<p>Le m\u00e9tier prend d\u00e9j\u00e0 beaucoup. Il n\u2019a pas \u00e0 vous suivre jusque dans le salon. Une caisse bien ferm\u00e9e, c\u2019est une fin de service. Un poste mental bien ferm\u00e9, c\u2019est une soir\u00e9e qui vous revient.<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Vous avez le droit de rentrer chez vous avec vos \u00e9paules qui retombent enfin, votre souffle qui s\u2019allonge et votre esprit qui reprend sa place. Le rituel de fermeture mentale vous aide \u00e0 donner un vrai contour \u00e0 la fin de service, \u00e0 d\u00e9poser la tension dans le vestiaire et \u00e0 laisser \u00e0 la journ\u00e9e ce qui appartient \u00e0 la journ\u00e9e. En quelques gestes simples, vous transformez la derni\u00e8re heure en passage, puis le passage en retour \u00e0 vous.<\/p>\n<p>Le vrai soulagement, c\u2019est de reprendre la main sur la sortie de poste : nommer ce qui a compt\u00e9, rel\u00e2cher le corps, marquer une fermeture claire et offrir \u00e0 votre soir\u00e9e un d\u00e9part net. Ce petit cadre prot\u00e8ge votre \u00e9nergie, soutient votre confiance et rend \u00e0 votre maison sa tranquillit\u00e9.<\/p>\n<p>D\u00e8s la prochaine fermeture, choisissez votre phrase de cl\u00f4ture, votre geste de sortie et votre minute de transition. Faites-en votre rep\u00e8re, \u00e0 votre fa\u00e7on, et laissez votre fin de service devenir un vrai retour \u00e0 vous.<\/p>\n<p>Vous avez tenu la caisse, tenu le rythme, tenu votre place : maintenant, tenez aussi votre soir\u00e9e, votre souffle et votre paix int\u00e9rieure.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la fin du service, il reste souvent plus qu\u2019une caisse \u00e0 fermer : il reste une remarque s\u00e8che, un regard impatient et cette petite sc\u00e8ne qui tourne encore dans votre t\u00eate pendant le trajet du retour. 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